21 April 2018

Vincent Bernat

OPL2 Audio Board: une carte son AdLib pour Arduino

Dans un article précédent, j’ai présenté l’OPL2LPT, une carte son sur port parallèle dotée d’une puce Yamaha YM3812, aussi connue comme l’OPL2 et présente sur les cartes sons AdLib. L’OPL2 Audio Board pour Arduino est une autre carte son utilisant cette puce. Toutefois, plutôt que reposer sur le port parallèle, elle dispose d’une interface série qui peut être pilotée par un Arduino ou un Raspberry Pi. Alors que l’OPL2LPT cible essentiellement les joueurs disposant du matériel d’époque, l’OPL2 Audio Board ne peut pas être utilisée de la même façon. Toutefois, il est possible de l’exploiter depuis ScummVM et DOSBox!

OPL2 Audio Board for Arduino
L'OPL2 Audio Board sur une boîte « Grim Fandango ».

Découverte🔗

L’OPL2 Audio Board est disponible sur Tindie, soit sous forme de kit, soit déjà assemblée. Je l’ai associée avec une copie bon marché de l’Arduino Nano. Le code nécessaire pour piloter la carte est disponible sur GitHub avec plusieurs exemples.

L’un d’eux est DemoTune.ino. Il joue une courte mélodie sur trois canaux. Il peut être compilé et envoyé sur l’Arduino à l’aide de PlatformIO (installable avec pip install platformio) en utilisant la commande suivante1 :

$ platformio ci \
    --board nanoatmega328 \
    --lib ../../src \
    --project-option="targets=upload" \
    --project-option="upload_port=/dev/ttyUSB0" \
    DemoTune.ino
[...]
PLATFORM: Atmel AVR > Arduino Nano ATmega328
SYSTEM: ATMEGA328P 16MHz 2KB RAM (30KB Flash)
Converting DemoTune.ino
[...]
Configuring upload protocol...
AVAILABLE: arduino
CURRENT: upload_protocol = arduino
Looking for upload port...
Use manually specified: /dev/ttyUSB0
Uploading .pioenvs/nanoatmega328/firmware.hex
[...]
avrdude: 6618 bytes of flash written
[...]
===== [SUCCESS] Took 5.94 seconds =====

Une fois la programmation terminée, l’Arduino joue la mélodie. 🎶

L’autre exemple intéressant est SerialIface.ino. Il transforme l’ensemble en carte son sur port série. Une fois le code programmé dans l’Arduino, vous pouvez utiliser le programme play.py dans le même répertoire pour écouter des fichiers VGM. Il s’agit d’un format de fichiers contenant précisément les commandes envoyées à la puce audio. De nombreux fichiers à ce format sont disponibles sur VGMRips. Prenez garde à ne prendre que ceux pour YM3812/OPL2 ! Voici une courte sélection :

L'OPL2 Audio Board connectée à l'Arduino Nano et interprétant quelques fichiers VGM. Les diodes électroluminescentes clignotent au rythme de la réception des données depuis le port série.

Utilisation avec DOSBox & ScummVM🔗

Note

Le protocole série utilisé dans cette section n’a pas encore été intégré en amont (PR#20). En attendant, récupérez le fichier SerialIface.ino issu de ma proposition : git checkout 50e1717.

Quand l’Arduino est configuré avec SerialIface.ino, la carte peut être pilotée via le port série avec un protocole simple. Après avoir modifié DOSBox et ScummVM, ils peuvent utiliser cette carte son inhabituelle. Voici quelques exemples de jeux l’utilisant :

  • 0:00, avec DOSBox, le premier niveau de Doom 🎮
  • 1:06, avec DOSBox, l’introduction de Loom 🎼
  • 2:38, avec DOSBox, le premier niveau de Lemmings 🐹
  • 3:32, avec DOSBox, l’introduction de Legend of Kyrandia 🃏
  • 6:47, avec ScummVM, l’introduction de Day of the Tentacle ☢️
  • 11:10, avec DOSBox, l’introduction de Another World2 🐅

DOSBox🔗

Le protocole série est décrit dans le fichier SerialIface.ino :

/*
 * A very simple serial protocol is used.
 *
 * - Initial 3-way handshake to overcome reset delay / serial noise issues.
 * - 5-byte binary commands to write registers.
 *   - (uint8)  OPL2 register address
 *   - (uint8)  OPL2 register data
 *   - (int16)  delay (milliseconds); negative -> pre-delay; positive -> post-delay
 *   - (uint8)  delay (microseconds / 4)
 *
 * Example session:
 *
 * Arduino: HLO!
 * PC:      BUF?
 * Arduino: 256 (switches to binary mode)
 * PC:      0xb80a014f02 (write OPL register and delay)
 * Arduino: k
 *
 * A variant of this protocol is available without the delays. In this
 * case, the BUF? command should be sent as B0F? The binary protocol
 * is now using 2-byte binary commands:
 *   - (uint8)  OPL2 register address
 *   - (uint8)  OPL2 register data
 */

Ajouter la prise en charge de celui-ci dans DOSBox est relativement simple (patch). Pour obtenir de bonnes performances, nous utilisons la version du protocole à 2 octets (5000 opérations par seconde). Les commandes sont canalisées et un fil d’exécution dédié collecte les acquittements. Un sémaphore représente le nombre de places libres dans le tampon de réception. Comme il n’est pas possible de lire les registres, nous nous reposons sur DOSBox pour l’émulation des minuteurs qui sont essentiellement utilisés pour permettre la détection de l’OPL2.

La modification est testée uniquement sous Linux mais devrait fonctionner sur la plupart des systèmes POSIX, mais pas sous Windows. Pour tester, vous devez compiler DOSBox depuis les sources :

$ sudo apt build-dep dosbox
$ git clone https://github.com/vincentbernat/dosbox.git -b feature/opl2audioboard
$ cd dosbox
$ ./autogen.sh
$ ./configure && make

Remplacez la section sblaster du fichier ~/.dosbox/dosbox-SVN.conf :

[sblaster]
sbtype=none
oplmode=opl2
oplrate=49716
oplemu=opl2arduino
opl2arduino=/dev/ttyUSB0

Ensuite, exécutez DOSBox avec ./src/dosbox. C’est tout !

Il est probable que vous obteniez le message “OPL2Arduino: too slow, consider increasing buffer” de manière répétée. Pour corriger ceci, il vous faut recompiler SerialIface.ino avec un tampon de réception plus important :

$ platformio ci \
    --board nanoatmega328 \
    --lib ../../src \
    --project-option="targets=upload" \
    --project-option="upload_port=/dev/ttyUSB0" \
    --project-option="build_flags=-DSERIAL_RX_BUFFER_SIZE=512" \
    SerialIface.ino

ScummVM🔗

Le code utilisé dans DOSBox peut être adapté à ScummVM (patch). Pour tester, vous devez compiler ScummVM depuis les sources :

$ sudo apt build-dep scummvm
$ git clone https://github.com/vincentbernat/scummvm.git -b feature/opl2audioboard
$ cd scummvm
$ ./configure --disable-all-engines --enable-engine=scumm && make

Démarrez ensuite ScummVM avec ./scummvm. Sélectionnez « AdLib Emulator » comme périphérique musical et « OPL2 Arduino » comme émulateur AdLib3. Comme pour DOSBox, surveillez la console pour vérifier que le tampon de réception est bien dimensionné.

Amusez-vous bien ! 😍


  1. Cette commande n’est valide que pour l’Arduino Nano. Pour une autre variation, jetez un œil à la sortie de platformio boards arduino↩︎

  2. Another World, publié en 1991 et réalisé par Éric Chahi, utilise des sons échantillonnés à 5 kHz ou 10 kHz. Avec un port série opérant à 115,200 bits/s, l’option des 5 kHz est juste à notre portée. Toutefois, je ne sais pas si le rendu est fidèle. Il est assez différent du rendu avec une SoundBlaster mais il est similaire au rendu avec l’OPL2LPT qui offre un rendu similaire à la SoundBlaster avec des échantillons à 10 kHz. L’émulation AdLib de DOSBox avec Nuked OPL3, considérée comme la meilleure, ne sonne pas correctement. ↩︎

  3. Pour spécifier un port série autre que /dev/ttyUSB0, ajoutez une ligne opl2arduino_device= dans le fichier ~/.scummvmrc↩︎

21 April, 2018 09:19AM par Vincent Bernat

18 April 2018

Vincent Bernat

Auto-hébergement de vidéos avec HLS

Note

Ce billet a été publié pour la première fois sur le blog d’Exoscale avec quelques modifications mineures.

Héberger des vidéos sur YouTube est pratique pour plusieurs raisons: bon lecteur, bande passante gratuite, fonctionnement sur mobile, effet réseau et, à la discrétion de l’auteur, pas de publicité1. Par contre, c’est l’une des solutions les moins respectueuses de la vie privée. La plupart des autres fournisseurs partagent les mêmes caractéristiques, à l’exception de la possibilité de désactiver gratuitement les annonces.

Avec la balise <video>, la publication d’une vidéo est simple2 :

<video controls>
  <source src="../videos/big_buck_bunny.webm" type="video/webm">
  <source src="../videos/big_buck_bunny.mp4" type="video/mp4">
</video>

Cependant, bien qu’il soit possible de fournir des vidéos différentes selon la taille de l’écran, adapter la vidéo à la bande passante disponible est plus délicat. Il y a deux solutions :

Il s’agit de deux protocoles de diffusion à débit adaptatif : la vidéo est découpée en petits segments et mise à disposition dans une variété de débits différents. Selon les conditions actuelles du réseau, le lecteur sélectionne automatiquement le débit le plus approprié pour télécharger le segment suivant.

HLS a d’abord été implémenté par Apple mais est maintenant aussi pris en charge nativement par Microsoft Edge et Chrome sur Android. hls.js est une librairie JavaScript apportant le support HLS à d’autres navigateurs. MPEG-DASH est techniquement supérieur (indépendant du codec) mais ne fonctionne qu’ à travers une bibliothèque JavaScript, comme dash.js. Dans les deux cas, le support des Media Source Extensions est nécessaire lorsque le support natif est absent. Safari sur iOS n’a pas cette fonctionnalité et ne peut donc pas utiliser MPEG-DASH. Par conséquent, la solution la plus compatible est actuellement HLS.

Encodage🔗

Trois types de fichiers sont nécessaires pour diffuser des vidéos HLS :

  • les segments (encodés avec différents débits et résolutions),
  • une liste de lecture des segments pour chacune des variantes,
  • une liste de lecture principale énumérant les listes de lecture pour chaque variante.

Deux formats sont possibles pour les segments :

  • MPEG-2 Transport Streams (TS) ou
  • MP4 fragmenté.

Les segments au format MP4 fragmenté sont supportés depuis iOS 10. Ils sont un peu plus efficaces et peuvent être réutilisés pour servir le même contenu avec MPEG-DASH (seuls les listes de lecture sont différentes). Enfin, les fragments peuvent être servis depuis un même fichier. Cependant, si vous voulez cibler les anciennes versions d’iOS, vous devez vous en tenir au MPEG-2 TS3.

FFmpeg est capable de convertir une vidéo en segments et de générer les listes de lecture associées. La documentation de Peer5 explique les commandes appropriées. J’ai écrit un script (Python 3.6), video2hls, réalisant toutes les étapes. Après l’avoir exécuté sur votre vidéo cible, vous obtenez un répertoire contenant :

  • les segments pour chaque résolution (1080p_1_001.ts, 720p_2_001.ts, …)
  • les listes de lecture pour chaque résolution (1080p_1.m3u8, 720p_2.m3u8, …)
  • la liste de lecture principale (index.m3u8)
  • une version MP4 (progressive.mp4)
  • un poster (poster.jpg)

Le script accepte beaucoup d’options pour modifier son comportement. Le drapeau --help permet de les lister. En le lançant avec --debug, les commandes ffmpeg exécutées sont annotées d’explications. Par exemple, la construction du poster provient de la commande suivante :

ffmpeg \
  `# seek to the given position (5%)` \
   -ss 4 \
  `# load input file` \
   -i ../2018-self-hosted-videos.mp4 \
  `# take only one frame` \
   -frames:v 1 \
  `# filter to select an I-frame and scale` \
   -vf 'select=eq(pict_type\,I),scale=1280:720' \
  `# request a JPEG quality ~ 10` \
   -qscale:v 28 \
  `# output file` \
   poster.jpg

Service🔗

Nous avons obtenu un tas de fichiers statiques qui peuvent être hébergés n’importe où. Toutefois, deux détails restent importants :

  • Lorsque les fichiers sont servis depuis un autre domaine, il faut configurer CORS pour autoriser les requêtes GET. Ajouter Access-Control-Allow-Origin: * dans les entêtes de réponse est généralement suffisant4.
  • Certains clients peuvent être difficiles sur les types MIME. Assurez-vous que chaque fichier est associé comme indiqué dans le tableau ci-dessous.
Type Extension Type MIME
Liste de lecture .m3u8 application/vnd.apple.mpegurl
Segments MPEG2-TS .ts video/mp2t
Segments fMP4 .mp4 video/mp4
MP4 classique .mp4 video/mp4
Poster .jpg image/jpeg

Hébergons nos fichiers sur le stockage objet d’Exoscale qui est compatible avec S3 et situé en Suisse. À titre d’exemple, la vidéo Caminandes 3: Llamigos pèse environ 213 MiB (cinq tailles pour HLS et un MP4 classique). Cela nous coûterait moins de 0,01 € par mois pour le stockage et 1,42 € pour la bande passante si 1000 personnes regardaient la version 1080p du début à la fin5.

Nous utilisons s3cmd pour envoyer les fichiers. Récupérez d’abord vos identifiants depuis le portail et placez les dans ~/.s3cfg :

[default]
host_base = sos-ch-dk-2.exo.io
host_bucket = %(bucket)s.sos-ch-dk-2.exo.io
access_key = EXO.....
secret_key = ....
use_https = True
bucket_location = ch-dk-2

La seconde étape consiste à créer un bucket :

$ s3cmd mb s3://hls-videos
Bucket 's3://hls-videos/' created

Pour configurer la politique CORS, placez la définition suivante dans un fichier cors.xml (il peut être souhaitable de restreindre les origines autorisées) :

<CORSConfiguration>
 <CORSRule>
   <AllowedOrigin>*</AllowedOrigin>
   <AllowedMethod>GET</AllowedMethod>
 </CORSRule>
</CORSConfiguration>

La commande suivante permet de l’appliquer :

$ s3cmd setcors cors.xml s3://hls-videos

La dernière étape consiste à copier les fichiers statiques. Les listes de lecture sont servies compressées pour économiser un peu de bande passante. Pour chaque vidéo, à l’intérieur du répertoire contenant tous les fichiers générés, utilisez cette commande :

while read extension mime gz; do
  [ -z "$gz" ] || {
    # gzip compression (if not already done)
    for f in *.${extension}; do
      ! gunzip -t $f 2> /dev/null || continue
      gzip $f
      mv $f.gz $f
    done
  }
  s3cmd --no-preserve -F -P \
        ${gz:+--add-header=Content-Encoding:gzip} \
        --mime-type=${mime} \
        --encoding=UTF-8 \
        --exclude=* --include=*.${extension} \
        --delete-removed \
    sync . s3://hls-videos/video1/
done <<EOF
m3u8  application/vnd.apple.mpegurl true
jpg   image/jpeg
mp4   video/mp4
ts    video/mp2t
EOF

Les fichiers sont maintenant disponibles à l’adresse https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io/video1/.

HTML🔗

Le code suivant permet d’insérer la vidéo dans un document HTML :

<video poster="https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io/video1/poster.jpg"
       controls preload="none">
  <source src="https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io/video1/index.m3u8"
          type="application/vnd.apple.mpegurl">
  <source src="https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io/video1/progressive.mp4"
          type='video/mp4; codecs="avc1.4d401f, mp4a.40.2"'>
</video>

Les navigateurs avec support natif utilisent la version HLS alors que les autres utiliseront la version MP4 progressive. Cependant, avec l’aide de hls.js, nous pouvons faire bénéficier la version HLS à la plupart des navigateurs :

<script src="https://cdn.jsdelivr.net/npm/hls.js@latest"></script>
<script>
    if(Hls.isSupported()) {
        var selector = "video source[type='application/vnd.apple.mpegurl']",
            videoSources = document.querySelectorAll(selector);
        videoSources.forEach(function(videoSource) {
            var once = false;

            // Copier la balise video pour retirer toutes les sources
            var oldVideo = videoSource.parentNode,
                newVideo = oldVideo.cloneNode(false);

            // Remplacer la balise video avec la copie
            oldVideo.parentNode.replaceChild(newVideo, oldVideo);

            // Attendre le dernier moment pour initialiser hls.js,
            // une seule fois
            newVideo.addEventListener('play',function() {
                if (!once) return;
                once = true;

                var hls = new Hls({ capLevelToPlayerSize: true });
                hls.loadSource(m3u8);
                hls.attachMedia(newVideo);
                hls.on(Hls.Events.MANIFEST_PARSED, function() {
                    newVideo.play();
                });
            }, false);
        });
    }
</script>

Voici le résultat avec Caminandes 3: Llamigos, une vidéo créée par Pablo Vasquez, produite par la fondation Blender et publiée sous licence Creative Commons Attribution 3.0 :

La plupart des attributs, méthodes et événements JavaScript fonctionnent de la même façon qu’avec un simple élément <video>. Par exemple, vous pouvez atteindre une position arbitraire, comme 1:00 ou 2:00 (mais vous avez besoin d’activer JavaScript à cet effet).

Le lecteur est différent d’un navigateur à l’autre mais fournit généralement les fonctions basiques. Vous pouvez évoluer vers un lecteur plus avancé, comme video.js out MediaElements.js. Ils gèrent également HLS via hls.js.

Héberger ses vidéos sur YouTube n’est pas une fatalité : les servir soi-même tout en proposant une livraison de qualité est techniquement accessible. Si les besoins en bande passante sont modestes et l’effet réseau peu important, l’auto-hébergement permet de reprendre le contrôle des contenus publiés et de ne pas livrer ses lecteurs à Google. Dans le même esprit, PeerTube offre une plateforme de partage des vidéos. Décentralisée et fédérée, elle repose sur BitTorrent pour réduire les besoins en bande passante.

Annexe🔗

Préchargement🔗

Dans l’exemple ci-dessus, preload="none" est utilisé pour deux raisons :

  • La plupart des lecteurs ne vont pas visionner la vidéo qui ne sert que d’illustration au contenu principal. Par conséquent, la bande passante n’est pas gaspillée en téléchargeant quelques segments de vidéo, au détriment d’une latence légèrement accrue en début de lecture.
  • Nous ne voulons pas que les clients ne comprenant pas HLS nativement commencent à télécharger la version non-HLS alors que hls.js s’initialise. Cela pourrait aussi être fait en ajoutant le MP4 progressif à partir de JavaScript, mais cela rendrait la vidéo impossible à lire pour les utilisateurs sans JavaScript. Si le préchargement est important, vous pouvez supprimer l’attribut preload via JavaScript (et ne pas attendre une demande de lecture pour initialiser hls.js).

CSP🔗

Configurer correctement CSP est plutôt pénible. Pour les navigateurs avec support HLS natif, il suffit d’ajouter la politique suivante en plus de la politique existante :

  • image-src https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io pour les posters,
  • media-src https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io pour les listes de lecture et les segments.

Avec hls.js, les choses se compliquent. Idéalement, il faut ajouter les éléments suivants :

  • worker-src blob: pour la conversion du format vidéo en tâche de fond,
  • media-src blob: pour la lecture des segments convertis,
  • connect-src https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io pour récupérer les listes de lecture et les segments depuis JavaScript.

Toutefois, worker-src est un ajout récent. Les navigateurs doivent se replier sur child-src (obsolète), script-src (mais pas partout) puis default-src. Ainsi, pour une meilleure compatibilité, il faut ajouter blob: à default-src ainsi qu’à script-src et child-src s’ils sont déjà présents. Voici un exemple pour lequel la politique initiale est default-src 'self' :

HTTP/1.0 200 OK
Content-Security-Policy: 
  default-src 'self' blob:;
  image-src 'self' https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io;
  media-src blob: https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io;
  connect-src https://hls-videos.sos-ch-dk-2.exo.io;
  worker-src blob:;

  1. YouTube vous donne le choix de ne pas insérer d’annonces publicitaires dans vos vidéos. vidéos. Dans les paramètres avancés, vous pouvez désélectionner « Autoriser des publicités à s’afficher en même temps que mes vidéos ». Sinon, vous pouvez également monétiser vos vidéos. ↩︎

  2. De nos jours, tous les navigateurs supportent MP4/H.264. De plus, cela permet généralement de profiter de l’accélération matérielle, ce qui améliore la durée de vie de la batterie sur les téléphones portables. WebM/VP9 permet d’obtenir une meilleure qualité à débit identique. ↩︎

  3. Vous pouvez générer les deux formats et les utiliser comme variantes dans la liste de lecture principale. Cependant, un bug dans hls.js interdit cette option. ↩︎

  4. L’astérisque peut être remplacée par https://example.org pour restreindre l’accès à son propre domaine. ↩︎

  5. Nul besoin de placer les fichiers derrière un CDN. La latence importe peu à condition d’avoir un débit suffisant. ↩︎

18 April, 2018 07:19PM par Vincent Bernat

11 April 2018

Debian France

Meetup du 11 avril à Paris

Meetup du 11 avril à Paris

Informations pratiques

Un meetup Debian France aura lieu à Paris le mercredi 11 avril 2018 à partir de 19h15.

Le meetup est accueilli par l’Institut des Systèmes Complexes de Paris Île de France (CNRS), 113 rue Nationale, Paris 13ème (métro Nationale, Place d’Italie ou Olympiades).

Plus d’informations pour s’y rendre. Lien géo Lien OpenStreetMap

Les codes à l’entrée seront indiqués 24H avant le meetup (ou par mail pour ceux qui seront inscrits):

  • code de la porte d’entrée : XXXX
  • code de la seconde porte : XXXX
  • Salle de conférence 1.1 au premier étage (escalier ou ascenseur).

Merci de vous inscrire pour que nous puissions prévoir votre accueil dans les meilleures conditions.

Pour toute question concernant l’organisation, vous pouvez contacter Alexandre Delanoë (anoe AT debian DOT org).

Programme

19H15 - Accueil des participants

19H30 - Tour de table, présentations

19H45 - Conférence

Titre: Comment sécuriser l’envoi de courriels avec Debian

Conférencier: Loïc Billet, Consulting IT

Résumé: Pour envoyer des notifications email depuis l’application mobile qu’il a développée Loïc a monté un un serveur de mails sécurisé grâce aux packages Debian. Il nous présentera donc comment sécuriser ses envois d’emails avec Debian. Il évoquera Postfix, SpamAssassin, Dovecot, Roundcube, Apache, Mysql, Mutt, Swaks, SPF, Dkim, Dmarc…

20H15 - Atelier

Titre: Test d’utilisabilité de l’installation par défaut de Debian Buster

Auteur: Aurélien COUDERC, candidat DD

Résumé: Nous allons tester l’installation en l’état de buster pour vérifier ce qui manque ou "cloche" dans l’installation par défaut pour différents environnements de bureau : logiciel absents ou en trop, fonctionnalités habituelles non couvertes, défauts d’utilisabilité…

21H - Échange de clefs GPG

Article sur l’évènement sur le wiki Debian.

11 April, 2018 05:41AM

22 January 2018

Philippe Latu

Configuration d'une interface réseau Ethernet

Une nouvelle édition du support de travaux pratiques Configuration d'une interface réseau Ethernet est disponible. La présentation des outils est maintenant «double pile IPv4 & IPv6».

Comme ce document est utilisé avec des étudiants de 2ème année GE2I, il s'agit essentiellement de manipulations de lecture d'une configuration réseau déjà en place avec la commande ip. On remonte la modélisation réseau en partant de l'identification des ressources matérielles au niveau de la couche physique pour aller jusqu'aux requêtes DNS au niveau application.

Une version imprimable est disponible au format PDF. Si vous avez des remarques ou des demandes de correction, n'hésitez pas. Le dépôt GitHub est là pour ça !

22 January, 2018 12:44PM par Philippe Latu

04 January 2018

Philippe Latu

Segmentation des réseaux locaux

Une nouvelle édition de l'article Segmentation des réseaux locaux est disponible. Relativement à l'édition précédente, les sections sur la commutation, le routage et la segmentation s'appuient sur des représentations conformes au modèle hiérarchique.

Où utiliser des routeurs ?

Cet article, pas trop long j'espère (7 pages en version PDF), définit les concepts de base et donne quelques éléments sur les choix faits lors de la conception d'une architecture réseau contemporaine. Il doit être utilisé comme support de séance de cours lors de la formation Réseaux (M3103) au niveau IUT.

Comme d'habitude, les commentaires et critiques sont les bienvenus.

04 January, 2018 04:28PM par Philippe Latu

20 December 2017

David Mercereau

Firewall : Mon script iptables

Je partage ici mon script de firewall iptable. C’est un script « à l’ancienne », dans du bash… ça fait le taf, mais rien de bien transsudant. En gros :

  • On ferme tout les ports sauf ceux qui nous intéresse (80, 25, icmp…)
  • Petite fonction pour ouvrir les ports mis en écoute sur Portsentry. Portsentry c’est un petit logiciel de sécurité en mode « pot de miel ». On met des ports en écoute mais il n’y a rien derrière. Dès que quelqu’un tente de s’y connecter (un robot ou quelqu’un de malveillant), ça bloque son IP dans le firewall pour un temps donnée. C’est radical si vous déplacez le port SSH du 22 vers autre chose et que vous mettez Portsentry à écouter (entre autre) sur le 22…
  • Mode maintenance du serveur web (lancé via ./iptables.sh maintenance). Il permet de mettre une page de maintenance pour tout le monde sauf pour vous (j’explique en détail dans cet article)

#!/bin/bash

## IP :
# Chez moi
MOI="A.A.A.A" 
# Mon serveur
SRV1="X.X.X.X"

IPT="/sbin/iptables"
PORTSENTRYCONF="/etc/portsentry/portsentry.conf"

export IPT PORTSENTRYCONF

function portsentryOpen() {
	. ${PORTSENTRYCONF}
	IFS=',' read -ra TCP_PORTS_SPLIT <<< "${TCP_PORTS}"
	for TCP_PORT in "${TCP_PORTS_SPLIT[@]}"; do 
		${IPT} -A INPUT -p tcp --dport ${TCP_PORT} -j ACCEPT
	done
	IFS=',' read -ra UDP_PORTS_SPLIT <<< "${UDP_PORTS}"
	for UDP_PORT in "${UDP_PORTS_SPLIT[@]}"; do 
		${IPT} -A INPUT -p udp --dport ${UDP_PORT} -j ACCEPT
	done
}

# Remise a 0
${IPT} -F
${IPT} -t nat -F

# Les connexions entrantes sont bloquées par défaut
${IPT} -P INPUT DROP
# Les connexions destinées à être routées sont acceptées par défaut
${IPT} -P FORWARD ACCEPT
# Les connexions sortantes sont acceptées par défaut
${IPT} -P OUTPUT ACCEPT


######################
# Règles de filtrage #
######################
# Nous précisons ici des règles spécifiques pour les paquets vérifiant
# certaines conditions.
 
# Pas de filtrage sur l'interface de "loopback"
${IPT} -A INPUT -i lo -j ACCEPT
 
# Accepter le protocole ICMP (notamment le ping)
${IPT} -A INPUT -p icmp -j ACCEPT
  
# Accepter les packets entrants relatifs à des connexions déjà
# établies : cela va plus vite que de devoir réexaminer toutes
# les règles pour chaque paquet.
${IPT} -A INPUT -m state --state RELATED,ESTABLISHED -j ACCEPT

# ftp 
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 20 -j ACCEPT 
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 21 -j ACCEPT
# Préalabielemnt, pour pure-ftpd : echo "29700 29750" > /etc/pure-ftpd/conf/PassivePortRange ${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 29700:29750 -j ACCEPT
# SSH
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 222 -j ACCEPT
# NTP
${IPT} -A INPUT -p udp --dport 123 -j ACCEPT
# smtp
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport smtp -j ACCEPT
# Pour test bricolage smtp
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 587 -j ACCEPT
# imap(s)
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 143 -j ACCEPT
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 993 -j ACCEPT
# sieve
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 4190 -j ACCEPT
# dns
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport domain -j ACCEPT
${IPT} -A INPUT -p udp --dport domain -j ACCEPT
# http
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport http -j ACCEPT
# https
${IPT} -A INPUT -p tcp --dport https -j ACCEPT

# Maintenance 
if [ "$1" == "maintenance" ] ; then
	echo "Maintenance On"
	/usr/sbin/service lighttpd start
	${IPT} -A INPUT -p tcp --dport 81 -j ACCEPT
	${IPT} -t nat -A PREROUTING \! -s ${MOI} -p tcp --dport 80 -j DNAT --to-destination ${SRV1}:81
	${IPT} -t nat -A POSTROUTING -j MASQUERADE
elif [ -f "/var/run/lighttpd.pid" ] ; then
	echo "Maintenance Off"
	/usr/sbin/service lighttpd stop
fi

# Portsentry 
if [ -f ${PORTSENTRYCONF} ] ; then
	portsentryOpen ${IPT} ${PORTSENTRYCONF}
fi

# End
${IPT} -A INPUT -j LOG --log-prefix "iptables denied: "  --log-level 4
${IPT} -A INPUT -j REJECT

# Si vous utilisez fail2ban, relancé à la fin du script :
#/usr/sbin/service fail2ban restart

 

 

 

20 December, 2017 01:16PM par David

16 December 2017

Tuxicoman

Afficher l’utilisation de votre GPU et CPU sous Linux

Je vous ai montré dans un précédent article comment afficher l’utilisation de votre GPU et CPU sous Windows. Nous allons maintenant faire la même chose sous Linux.

Si vous utilisez les drivers libres Mesa (si vous avez une carte graphique Intel ou AMD c’est le cas le plus souvent), vous n’avez rien installer.

Précédez juste votre commande de la variable d’environnement GALLIUM_HUD comme suit:

$ GALLIUM_HUD=fps,GPU-load,cpu,cpu0,cpu1,cpu2,cpu3 ./hon.sh

Cela affichera des graphiques en surimpression sur votre application pour chacun des indicateurs.

Vous trouverez la liste des indicateurs disponibles et de plus amples informations sur comment positionner les graphes à l’écran en tapant:

$ GALLIUM_HUD=help glxgears

C’est vraiment très complet !

Related Posts:

16 December, 2017 01:58PM par Tuxicoman

01 December 2017

Olivier Berger (pro)

Conférence sur SoftwareHeritage par Roberto Di Cosmo

Nous avons eu le plaisir d’accueillir le 7/11/2017 Roberto Di Cosmo pour présenter le projet Software Heritage à Télécom SudParis, dans le cadre d’un séminaire du laboratoire Samovar.

La conférence de Roberto a été enregistrée. Les transparents sont disponibles en PDF. Voici la vidéo ci-dessous (ou en MP4 depuis l’archive de Software heritage):

Merci encore à Roberto et à toute l’équipe du projet.

01 December, 2017 12:05PM par Olivier Berger

26 November 2017

Debian France

Retour sur la mini-DebConf 2017 à Toulouse

Bonjour à tous,

Une mini-DebConf [1] organisée par l'association Debian France a eu lieu le week end dernier (18 et 19 novembre 2017) à Toulouse. C'était une grande première à Toulouse. L'évènement a été organisé conjointement avec le capitole du libre [2] et ce fût une réussite. En plus des inscrits à la mini-DebConf nous avons eu de nombreux autres visiteurs. Une salle pleine sur l'ensemble du week end et beaucoup de mines réjouies ont été la preuve d'un succès pour cette édition 2017. Beaucoup de personnes ont traversé la France pour venir et une partie de l'europe pour certains. En plus du partage de savoir, cette mini-DebConf a rempli son second rôle : nous réunir et passer de bons moments entre développeurs, contributeurs et utilisateurs de Debian.

Le stand Debian France qui se tenait au village associatif du capitole du libre a été lui aussi un franc succès. Je remercie tout particulièrement Thierry Beigbeder et Sacha Massot-Pellet pour avoir tenu ce stand tout le week-end. De nombreux contacts enrichissants ont eu lieu sur le stand et cela nous a permis de démystifier beaucoup de choses sur la communauté Debian et de pouvoir donner des éléments à certaines personnes leur permettant de commencer à contribuer au projet.

Merci à tous pour votre présence et votre implication dans cet événement. Merci à l'association Toulibre [3] pour nous avoir accueilli au sein du capitole du libre. Merci également à notre sponsor Evolix. [4]

On m'a murmuré qu'il pourrait y avoir une mini-DebConf l'année prochaine à Marseille ou encore à Rennes. Alors vivement 2018 !

Denis Briand

26 November, 2017 05:18PM

08 November 2017

Stéphane Blondon

Ignorer des fichiers, de ack à ag

Ag (the silver searcher), comme ack permettent de chercher des motifs de texte dans du code source. Une sorte de grep spécialisé pour du code source.

Les deux outils sont très probablement disponibles dans votre distribution préférée.
Sous Debian et dérivées :

apt install ack-grep # pour ack
apt install silversearcher-ag # pour ag

ag est plus rapide qu’ack pour trouver des motifs. Un comparatif de performance écrit par le développeur d’ag, qui est donc juge et partie, le montre. Quelques tests rapides m’ont aussi montré un gain de temps.

ack utilise un fichier .ackrc pour ignorer des chemins ou fichiers. ag aussi, mais le format est un peu différent (équivalent à .hgignore et .gitignore qu’il utilise aussi) car il ne fait que de l’exclusion. La modification est triviale pour un castor junior :

$ cat .ackrc
--ignore-dir=riri
--ignore-dir=fifi/
--ignore-dir=loulou

devient
$ cat .ignore
riri
fifi/
loulou

À partir de la version 0.33.0, ag utilise le fichier .ignore et .agignore devient déprécié. Dans la dernière version testée, le fichier .agignore est toujours lu s’il est la racine de ${HOME}, mais non pris en compte s’il est dans le répertoire dans lequel la recherche est faite.

Testé avec les versions suivantes :

ack version 2.12 et 2.18
ag version 0.19.2 et 2.1.0

08 November, 2017 01:44PM par ascendances

10 October 2017

Ulrich L.

Manipuler des JSON en ligne de commande grace à JQ exemple avec cURL

Je n'utilise quasiment plus que la ligne de commande pour faire des appels sur des APIs en utilisant cURL. C'est pratique et rapide, facilement scriptable si besoin et l'historique du bash me permet de gagner du temps. Seulement la réponse fournie par cURL n'est pas toujours très lisible surtout quand il s'agit de JSON. Dans cet article je vais donc vous présenter JQ que j'utilise pour afficher un JSON facilement lisible et plus encore.

10 October, 2017 10:00PM

Manipuler des JSON en ligne de commande grace à JQ exemple avec cURL

Je n'utilise quasiment plus que la ligne de commande pour faire des appels sur des APIs en utilisant cURL. C'est pratique et rapide, facilement scriptable si besoin et l'historique du bash me permet de gagner du temps. Seulement la réponse fournie par cURL n'est pas toujours très lisible surtout quand il s'agit de JSON. Dans cet article je vais donc vous présenter JQ que j'utilise pour afficher un JSON facilement lisible et plus encore.

10 October, 2017 10:00PM

07 October 2017

Tuxicoman

Utiliser la carte graphique Nvidia sur son ordinateur portable Linux avec DRI_PRIME

Dans les ordinateurs portables, il est fréquent d’avoir 2 cartes graphiques. Celle intégrée au CPU qui consomme peu mais est peu performante et une autre carte graphique type NVidia qui consomme bien plus mais est plus performante.

Pour des raisons de consommation, la carte graphique performante n’est pas donc pas celle utilisée par défaut par les applications.

Si on lance une application OpenGL par exemple, on a ceci par défaut :

$ glxinfo | grep OpenGL
OpenGL vendor string: Intel Open Source Technology Center
OpenGL renderer string: Mesa DRI Intel(R) Haswell Mobile
OpenGL core profile version string: 3.3 (Core Profile) Mesa 13.0.6
OpenGL core profile shading language version string: 3.30
OpenGL core profile context flags: (none)
OpenGL core profile profile mask: core profile
OpenGL core profile extensions:
OpenGL version string: 3.0 Mesa 13.0.6
OpenGL shading language version string: 1.30
OpenGL context flags: (none)
OpenGL extensions:
OpenGL ES profile version string: OpenGL ES 3.1 Mesa 13.0.6
OpenGL ES profile shading language version string: OpenGL ES GLSL ES 3.10
OpenGL ES profile extensions:

Pour lancer la même application mais avec la seconde carte graphique, il suffit de rajouter la variable d’environnement DRI_PRIME=1 :

$ DRI_PRIME=1 glxinfo | grep OpenGL
OpenGL vendor string: nouveau
OpenGL renderer string: Gallium 0.4 on NV108
OpenGL core profile version string: 4.3 (Core Profile) Mesa 13.0.6
OpenGL core profile shading language version string: 4.30
OpenGL core profile context flags: (none)
OpenGL core profile profile mask: core profile
OpenGL core profile extensions:
OpenGL version string: 3.0 Mesa 13.0.6
OpenGL shading language version string: 1.30
OpenGL context flags: (none)
OpenGL extensions:
OpenGL ES profile version string: OpenGL ES 3.1 Mesa 13.0.6
OpenGL ES profile shading language version string: OpenGL ES GLSL ES 3.10
OpenGL ES profile extensions:

Plutôt simple comme manipulation.
Je n’ai pas trouvé de benchmark moderne facilement disponible sous Linux pour comparer les performances. (glxgears est trop éloigné d’un jeu vidéo moderne) Est ce que quelque chose en WebGL ferait l’affaire?

Related Posts:

07 October, 2017 12:24AM par Tuxicoman

26 August 2017

nIQnutn

Nintendo 64: rejouer à de vrais jeux

C'est l'occasion de ressortir les manettes et de recommencer des jeux mythiques. C'est probablement sur la Nintendo 64 que j'ai le plus de souvenirs de jeux, du moins les plus marquants. La 3D, le multijoueur à 4 et des parties sans fin. Les réussites sont nombreuses et ont marqué les esprits en commençant par Super Mario 64, Golden Eye et Mario Kart 64 (je vais pas tous les citer). De nos jours, le jeu vidéo a changé, certains vendent des jeux pas fini et bugués et on croule sous la quantité de jeux disponibles (souvent ils manquent cruellement d'inspiration). C'est de plus en plus rare pour moi d'accrocher, avec le temps on se lasse mais je trouve que les jeux de cette époque avait une véritable identité et à part quelques patates payé à prix d'or (500 Francs de l'époque) je les ai tous terminé.

Tout ça parce que l'autre jour, j'ai eu envie de commencer un nouveau jeu mais ma liste de jeux sur Steam était beaucoup trop longue. Découragé, j'ai préféré revenir à des valeurs sûres.

Installation

Pour installer Mupen64Plus et son interface graphique:


#root
apt install mupen64plus-ui-console mupen64plus-qt

Pour lancer Mupen64Plus, aller dans le menu: Jeux > Mupen64Plus-Qt
ou directement depuis le terminal: mupen64plus-qt

Configuration

On commencer par mettre l'interface en français depuis le menu: Paramètres > Autre et on sélectionne le Français.

Ensuite, on indique le dossier des roms: Paramètres > Chemin et on ajoute notre dossier dans "Dossiers des ROMS"
Puis on actualise la liste des jeux dans le menu: Fichier > Recharger la liste
Pour finir, il faut aller dans: Paramètres > Disposition et sélectionner la vue. Sinon, on reste face à un écran vide :/

Il est possible de récupérer les infos depuis TheGamesDB.net.
Pour l'activer, aller dans le menu: Paramètres > Autre et cocher la case "Télécharger les informations sur les jeux"
On retourne dans le menu: Fichier > Recharger la liste

Il est possible de modifier les information d'une Rom. Il suffit de la sélectionner et dans le menu: Fichier > Télécharger/Mettre à jour les infos...

Si la miniature ne se met pas à jour, faut passer par le dossier ~/.local/share/mupen64plus-qt/cache et supprimer les miniatures.
Il y a visiblement un problème dans la gestion des miniatures et les fichiers .png peuvent ne pas s'afficher s'il y a un déjà un fichier .jpg

Et voilà, c'est prêt !

Ressources

https://wiki.debian.org/Mupen64Plus
https://github.com/dh4/mupen64plus-qt


nIQnutn CC-BY

26 August, 2017 11:49AM par nIQnutn

10 July 2017

Frédéric Lietart

Nextcloud + Cloud Public Object Storage d’OVH

Je cherchais un moyen de sécuriser un minimum mes donnes hébergées par mon instance Nextcloud. Je me suis donc tourné vers le Cloud Public Object Storage d’OVH. Nous allons voir la mise en place de cet espace en tant qu’espace principal. J’utilise pour cela un serveur XC 2016 hébergé chez Online.net fonctionnant sous Debian Jessie (mais toute bonne instance Nextcloud doit fonctionner sans problème).

Voici ce que nous propose OVH :

  • 0,01 € HT/mois/Go
  • Triple réplication des données
  • Trafic entrant gratuit
  • Trafic sortant : 0,01 € HT/Go
  • Powered by OpenStack
  • Durabilité de vos données 100%

OVH propre d’ailleurs un petit tutoriel pour mettre en place leur solution en tant que stockage externe, mais en stockage principal c’est quand même bien mieux 🙂

Nous partons donc d’une instance Nextcloud vierge configurée avec une base MySQL et un compte administrateur. La création chez OVH du conteneur privé est un jeux d’enfant (après avoir accepté les conditions d’utilisations et donné un nom à sa première instance Cloud). Une fois créé il vous faudra créer un utilisateur et surtout retenir le mot de passe généré pour avoir accès au conteneur pour enfin télécharger le fichier de configuration d’Openstack.

Si on résume cela nous donne :

  • une instance Nextcloud toute propre
  • un conteneur privé Object Storage (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Créer un conteneur)
  • un utilisateur pour l’accès au stockage (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > Ajouter un utilisateur)
  • un fichier de configuration Openstack ou OpenRC (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > sur la clé à droite)

Configuration de Nextcloud

Il nous faut maintenant éditer notre fichier de configuration (Nextcloud > config > config.php)

'objectstore' => array(
    'class' => 'OC\\Files\\ObjectStore\\Swift',
    'arguments' => array(
        'username' => 'OS_USERNAME',
        'password' => 'OS_PASSWORD', // mot de passe généré dans l'interface OVH
        'bucket' => 'CONTAINER_NAME',
        'autocreate' => false,
        'region' => 'GRA3',
        'url' => 'https://auth.cloud.ovh.net/v2.0',
        'tenantName' => 'OS_TENANT_NAME',
        'serviceName' => 'swift',
    ),
),

Vous trouverez toutes les informations dans le fichier de configuration Openstack ou OpenRC (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > sur la clé à droite) hormis le mot de passe qui a été généré lors de l’ajout de l’utilisateur.

Si la configuration est bonne, vous devriez avoir accès à votre instance Nextcloud. Commencez à charger des documents et vous devriez voir augmenter l’espace occupé dans votre conteneur (Espace client OVH > Cloud > Stockage) ainsi que votre estimation de facturation 😉

 

 

 

Cet article Nextcloud + Cloud Public Object Storage d’OVH est apparu en premier sur TiFredFr.

10 July, 2017 08:03PM par Frédéric LIÉTART

21 April 2017

Raphaël Hertzog

Le logiciel libre a t’il une couleur politique ?

En pleine campagne présidentielle, après avoir échoué à obtenir les parrainages pour Charlotte Marchandise, j’ai décidé de soutenir Jean-Luc Mélenchon.

Il se trouve que le volet numérique du programme de la France Insoumise est très bien ficelé et fait la part belle aux logiciels libres.

Mais face aux enjeux, ce n’est évidemment pas mon seul critère de choix. L’élément décisif pour ma part est la mise en place d’une assemblée constituante avec des citoyens tirés au sort pour changer nos institutions et notre système électoral à bout de souffle. Il nous faut le jugement majoritaire (cliquez le lien pour tester la méthode sur cette élection présidentielle) pour en finir avec le vote utile. Il faut dépasser la monarchie présidentielle et apprendre à travailler ensemble pour le bien de tous.

Mais même en allant au delà de ces deux aspects, je me retrouve en accord avec le programme de la France Insoumise sur la quasi totalité des thématiques sauf l’Europe et sur le revenu universel (qui est absent!).

Pour autant, je n’aime pas le personnage de Jean-Luc Mélenchon (ce n’est pas pour rien que je soutenais Charlotte Marchandise) et son historique politique (cumul dans le temps…) n’est pas en phase avec mes convictions, mais il n’y a pas de candidat parfait et il a promis de démissionner une fois la nouvelle constitution en place alors je m’en accommode.

Bref, pour en revenir avec le sujet de mon article, très peu de candidats[1] à la présidence ont pris des positions aussi claires en faveur des logiciels libres alors je m’interroge. Est-ce un hasard que le seul projet qui défend le logiciel libre soit aussi celui qui me correspond le mieux par ailleurs ? Ou bien est-ce que le fait que je fasse partie de la communauté du logiciel libre peut avoir une relation avec le côté humaniste/progressiste/écologiste qui m’attire en politique ?

J’ai l’habitude de présenter le logiciel libre comme apolitique, car les gens de gauche y voient un modèle de coopération et de partage des communs, et les gens de droite y voient la liberté totale et un marché ouvert avec une concurrence parfaite. Et parfois j’ai l’impression que cette distinction se retrouve aussi dans la différence de terminologie « logiciel libre » vs « open-source »…

L’existence même de ces deux tendances discréditerait alors la corrélation que je semble observer. Mais tout de même, lorsqu’on parle de « communauté du logiciel libre » j’ai remarqué que ceux qui se reconnaissent derrière ce label sont plutôt des contributeurs qui sont portés par des motivations (au moins partiellement) altruistes et lorsque je discute avec d’autres contributeurs bénévoles aussi impliqués que moi, il est assez rare que je tombe sur des personnes avec des valeurs en forte opposition aux miennes.

Ceux pour qui le logiciel libre se résume à l’open-source ne semblent pas s’identifier à la notion de communauté du logiciel libre et sont moins impliqués/présents/visibles dans les événements qui fédèrent les communautés (conférences, sprints, etc.).

Qu’en dites-vous ? Faites-vous le même constat que moi ? Ou bien avez-vous une expérience diamétralement opposée à la mienne ?

Il est possible (voire probable) que la communauté Debian (dont je fais partie) ne soit pas forcément représentative de l’ensemble de la communauté du libre. L’existence même du contrat social comme texte fondateur explique peut-être un biais vers le côté humaniste/progressiste.

En tout cas, avec le nombre de chercheurs qui ont déjà étudié les développeurs de logiciels libres, je m’étonne que cette problématique n’ait pas encore été étudiée. Si vous connaissez une étude à ce sujet, partagez la dans les commentaires, cela m’intéresse et je rajouterai volontiers un lien dans l’article.

[1] François Asselineau soutient aussi le logiciel libre. Mais j’ai l’impression que c’est plus par anti-impérialisme américain — car les logiciels propriétaires dominants viennent de là — que par conviction.

27 commentaires | Vous avez aimé ? Cliquez ici. | Ce blog utilise Flattr.

21 April, 2017 12:36PM par Raphaël Hertzog

23 February 2017

Stéphane Blondon

Frise chronologique des distributions Debian

De manière assez inattendue, on m’a suggéré de mettre à jour la frise chronologique montrant des différentes distributions de Debian au fil du temps. L’image de l’article précédent s’arrêtait à la sortie future de Wheezy. Cette fois-ci, elle va jusqu’à la future sortie de Stretch :
Frise chronologique Debian 1993-2016

Il s’agit simplement d’une version modifiée du fichier Gimp précédent. Le nouveau fichier .xcf est téléchargeable à http://stephane.yaal.fr/frise-chronologique/frisechrono_debian_1993_2016.xcf.

23 February, 2017 04:47PM par ascendances

13 February 2017

Raphaël Hertzog

Mes activités libres en janvier 2017

Mon rapport mensuel couvre une grande partie de mes contributions au logiciel libre. Je l’écris pour mes donateurs (merci à eux !) mais aussi pour la communauté Debian au sens large parce que cela peut donner des idées aux nouveaux venus et que c’est également un des moyens les plus effectifs de trouver des volontaires pour travailler sur les projets qui me tiennent à cœur.

Debian LTS

Ce mois-ci ce sont 10 heures de travail sur les mises à jour de sécurité pour Debian 7 Wheezy qui ont été subventionnées. Elles ont été consacrées aux tâches suivantes :

  • J’ai passé en revue de multiples CVE affectant ntp, et décidé de les marquer comme « no-dsa » (de manière identique à ce qui a été réalisé pour Jessie);
  • J’ai relancé les auteurs amont de jbig2dec (ici) et XML::Twig (par message privé) concernant les rapports de bogue n’ayant pas encore eu de retour de leur part;
  • J’ai demandé plus de détails sur la liste oss-security au sujet de la CVE-2016-9584, car le fait qu’elle ait déjà été remontée à l’amont n’était pas évident. Il s’est avéré que c’était bien le cas, j’ai donc mis à jour le suiveur de sécurité en conséquence;
  • Après avoir obtenu une réponse sur jbig2dec, j’ai commencé à rétroporter le patch désigné par l’amont, ce qui ne fut pas chose facile. Lorsque cela a été fait, j’ai également reçu le fichier permettant de reproduire le problème qui est à l’origine du rapport… et qui ne provoquait malheureusement plus le même problème avec la vieille version de jbig2dec présente dans Wheezy. Cela étant, Valgrind a tout de même identifié des lectures en-dehors de l’espace mémoire alloué. C’est à partir de cet instant que j’ai examiné avec plus d’attention l’historique Git, et découvert que les trois dernières années n’avaient vu principalement que des correctifs de sécurité pour des cas similaires n’ayant jamais été remontés en tant que CVE. En conséquence, j’ai ouvert une discussion sur comment régler cette situation;
  • Matthias Geerdsen a remonté dans le n°852610 une régression concernant libtiff4. J’ai confirmé le problème et passé de nombreuses heures à élaborer un correctif. Le patch ayant entraîné la régression était spécifique à Debian, car l’amont n’avait pas encore corrigé le problème. J’ai publié un paquet mis à jour dans la DLA-610-2.

Empaquetage Debian

La période de gel « fort » approchant, j’ai procédé à quelques mises à jour de dernière minute :

  • schroot 1.6.10-3 : correction de quelques problèmes anciens avec la manière dont les montages bind sont partagés, et autres corrections importantes;
  • live-boot 1:20170112 : correction d’un échec au démarrage sur système de fichier FAT, et autres corrections mineures;
  • live-config 5.20170112 : regroupement de plusieurs patchs utiles en provenance du BTS;
  • J’ai fini la mise à jour de hashcat 3.30 avec sa nouvelle bibliothèque privée, et corrigé en même temps le bogue critique pour la publication n°851497. Le travail avait été initié par des collègues de l’équipe pkg-security team.

Travaux divers

Parrainages J’ai parrainé un nouvel envoi de asciidoc abaissant une dépendance en recommandation (cf. le n°850301). J’ai parrainé une nouvelle version amont de dolibarr.

Discussions J’ai appuyé plusieurs modifications préparées par Russ Allbery sur debian-policy. J’ai aidé Scott Kitterman au sujet d’une incompréhension sur la manière dont les fichiers de service Postfix sont supposés fonctionner, en lien avec le rapport n°849584. J’ai discuté dans le rapport n°849913 d’une régression dans la compilation des compilateurs croisés, et fourni un patch afin d’éviter le problème. Guillem est finalement parvenu à une meilleure solution.

Bogues J’ai analysé le n°850236 concernant l’échec d’un test Django durant la première semaine suivant chaque année bisextile. J’ai créé le n°853224 afin de remonter plusieurs petits problèmes en lien avec les scripts mainteneur de desktop-base.

Merci

Rendez-vous au mois prochain pour un nouveau résumé de mes activités !

Ceci est une traduction de mon article My Free Software Activities in January 2016 contribuée par Weierstrass01.

Aucun commentaire pour le moment | Vous avez aimé ? Cliquez ici. | Ce blog utilise Flattr.

13 February, 2017 10:37AM par Raphaël Hertzog

13 January 2017

Frédéric Lietart

Script post-installation Fedora 25

Suite à la sortie de Fedora en version 25 voici mon script de post-installation. Le script est conçu pour le bureau Gnome fournis par défaut dans Fedora.

Fonctionnalités

  • installer les dépôts RPMFusion
  • mettre à jour le système
  • installer mon profit bashrc
  • installer Skype, TeamViewer, Atom, Fedy…
  • faire un peu de nettoyage
  • installer le thème Arc
  • installer les polices Microsoft
  • installer FishShell
  • installer Terminix
  • installation de : nano wget langpacks-fr htop ccze most bash-completion gnome-tweak-tool gnome-shell-extension-user-theme alacarte

Une validation vous sera demandée avant l’installation d’application.

N’hésitez pas à rapporter les divers problèmes.

Installation

curl https://git.lietart.fr/tifredfr/postinstallfedora/raw/master/postinstallfedora25 -o postinstallfedora25 && chmod +x postinstallfedora25 && ./postinstallfedora25

Source : https://git.lietart.fr/tifredfr/postinstallfedora

Cet article Script post-installation Fedora 25 est apparu en premier sur TiFredFr.

13 January, 2017 07:57PM par Frédéric LIÉTART

23 November 2016

Tanguy Ortolo

Interdit ou autorisé ?

Vu près de l'entrée d'un jardin public, celui de Brimborion, de mémoire :

Panneau rond avec une large bordure verte et un vélo noir au milieu

Alors, dans ce parc, le vélo est-il autorisé, interdit, recommandé, obligatoire ? (Rayez les mentions inutiles.)

C'est interdit, évidemment, mais modifier ainsi la couleur d'un panneau standard est une très mauvaise idée. Et la raison pour laquelle cette erreur a été commise, à savoir mieux s'assortir avec la couleur de l'environnement, est parfaitement stupide. Service des parcs de Sèvres, changez-moi ça tout de suite !

23 November, 2016 04:56PM par Tanguy

15 November 2016

David Mercereau

PvMonit – Monitoring de mon installation photovoltaïque autonome

Cet article fait suite à la réalisation de mon installation électrique solaire autonome. Je suis très content de celle-ci, seulement j’ai un grand besoin de maîtrise, et ne pas savoir tout ce qui se passait dans ces petites boîtes bleues me taraudait… Il fallait que je monitor. Coup de chance, les appareils Victron que j’ai installés peuvent se connecter à un ordinateur avec les câbles VE Direct USB.

En bon libriste que je suis, j’ai vite découvert OpenEnergyMonitor project. J’ai failli craquer pour un emonPi – Solar PV mais ça ne correspondait pas complètement à mes contraintes. J’ai donc pris mes petits doigts et j’ai pondu PvMonit.

PvMonit C’est quoi ?

PvMonit c’est donc un petit logiciel de monitoring photovoltaïque pour matériel Victron compatible Ve.direct (USB), particulièrement adapté pour les installations autonomes. Il permet une vue « en direct » et un export de l’historique vers emoncms (une branche d’OpenEnergyMonitor project).

Exemple d’usage de PvMonit (le mien) : je dispose d’un RaspberryPi (mini ordinateur qui ne consomme que ~3W), mes appareils Victron (MPTT, BMV) sont connectés avec des câbles VE.Direct USB. PvMonit est installé sur ce RaspberryPi et me permet :

  • D’afficher les informations en temps réel sur une page web (local)
    • Une copie de cette page est faite toutes les heures (si la connexion internet est allumée) et est accessible ici : http://demo.zici.fr/PvMonit/
  • De collecter les données toutes les X minutes et les expédier vers emoncms quand internet est là (le wifi n’étant pas toujours allumé)

Des images :

Installation de PvMonit

Le matériel

Il vous faudra pour suivre ce tuto :

  • Un ordinateur faible consommation configuré sous Debian ou un dérivé type Ubuntu/Raspbian (j’ai fait un article sur l’installation de mon Raspberry PI) 68€ (d’occasion avec coque, ventilateur, carte SD)
  • Les câbles Ve.Direct USB connectés à vos appareils 30€ (x3 car 3 appareils à connecter)
  • En option :
    • Une sonde de température USB pour contrôler la température du local où vivent les batteries. J’utilise « thermomètre USB TEMPer » qui coûte entre 5 et 20€, (ils en parlent ici)
    • Une pince ampèremètre USB pour contrôler la consommation de l’habitat. J’utilise la Aviosys 8870 à 27€ quand même, mais il ne semble pas y avoir beaucoup de concurrence pour ce type de produit… (j’en parle ici)

Voici le schéma de mon installation avec le câblage pour PvMonit incorporé :

pvmonit-cablage

Et voilà dans la vraie vie :

Le logiciel : Installation de PvMonit

Requis

  • Linux (le tutoriel ci-dessous est prévu pour Debian/Rasbian/Ubuntu like)
  • PHP (5.6 minimum)
  • Lighttpd/Apache (ou autre serveur web)
  • Perl
  • Python

Installation

PvMonit dispose de deux fonctions dissociées et indépendantes que je vais distinguer :

  • Interface en temps réel
  • Export vers emoncms

Il y a bien sûr une base commune :

La base / le socle

Installation de PvMonit via le dépôt git et de ses dépendances :

aptitude install php-cli git python-serial sudo
cd /opt
git clone https://github.com/kepon85/PvMonit.git
cp config-default.php config.php

Vous pouvez maintenant éditer le fichier config.php à votre guise !

Test du script vedirect.py : branchez un appareil Victron avec un Câble Ve.Direct USB et voici un exemple de ce que vous devriez obtenir (Ici un MPTT BlueSolare branché sur le ttyUS0)

$ /opt/PvMonit/bin/vedirect.py /dev/ttyUSB0 
PID:0xA04A
FW:119
SER#:HQ********
V:25660
I:500
VPV:53270
PPV:14
CS:3
ERR:0
LOAD:ON
H19:3348
H20:1
H21:17
H22:33
H23:167
HSDS:52

Pour comprendre chaque valeur, téléchargez la documentation Victron VE Direct Protocol documentation : https://www.victronenergy.fr/support-and-downloads/whitepapers

Interface web en temps réel

Installation des dépendances :

aptitude lighttpd php-cgi 
lighttpd-enable-mod fastcgi
lighttpd-enable-mod fastcgi-php

Configuration du serveur http, avec le fichier /etc/lighttpd/lighttpd.conf :

server.document-root        = "/opt/PvMonit/www"
server.pid-file             = "/var/run/lighttpd.pid"
server.username             = "www-data"
server.groupname            = "www-data"
server.port                 = 80
index-file.names            = ( "index.html", "index.php")
url.access-deny             = ( "~", ".inc" )
include_shell "/usr/share/lighttpd/use-ipv6.pl " + server.port
include_shell "/usr/share/lighttpd/create-mime.assign.pl"
include_shell "/usr/share/lighttpd/include-conf-enabled.pl"

On applique la configuration :

service lighttpd restart

On ajoute ensuite la possibilité à l’utilisateur exécutant lighttpd de lancer les script avec sudo sans mot de passe :

Lancer la commande :

visudo

Ajouter la ligne suivante :

+ www-data ALL=(ALL) NOPASSWD: /usr/bin/perl /opt/PvMonit/bin/ampermetre.pl, /opt/temperv14/temperv14 -c, /usr/bin/python /opt/PvMonit/bin/vedirect.py /dev/tty*

C’est terminé, vous pouvez vous connecter sur votre IP local pour joindre votre serveur web :

Export vers emoncms

Connectez-vous à votre interface emoncms hébergée ou créez un compte sur emoncms.org et rendez-vous sur la page « Input api » https://emoncms.org/input/api :

emoncms_api

Récupérez la valeur « Accès en écriture » et ajoutez-la dans le fichier de configuration Pvmonit /opt/PvMonit/config.php :

- $EMONCMS_URL_INPUT_JSON_POST='https://emoncms.chezvous.org/input/post.json';
- $EMONCMS_API_KEY='XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX';
+ $EMONCMS_URL_INPUT_JSON_POST='https://emoncms.org/input/post.json';
+ $EMONCMS_API_KEY='????VOTRE API KEY?????';

Création d’un utilisateur dédié avec pouvoir restreint

adduser --shell /bin/bash pvmonit

Installation des dépendances :

aptitude install lynx

On ajoute ensuite la possibilité à l’utilisateur exécutant l’export de lancer les scripts avec sudo sans mot de passe :

Lancer la commande :

visudo

Ajouter la ligne suivante :

+ pvmonit ALL=(ALL) NOPASSWD: /opt/temperv14/temperv14 -c, /usr/bin/perl /opt/PvMonit/bin/ampermetre.pl, /usr/bin/python /opt/PvMonit/bin/vedirect.py /dev/tty*

Test de collecte :

$ su - pvmonit -c /opt/PvMonit/getForEmoncms.php
2016-11-02T10:55:30+01:00 - C'est un MPTT, modèle "BlueSolar MPPT 100/30 rev2" du nom de MpttBleu
2016-11-02T10:55:30+01:00 - Les données sont formatées comme ceci : V:26180,I:800,VPV:56360,PPV:21,CS:3,ERR:0,H19:3352,H20:5,H21:51,H22:33,H23:167
2016-11-02T10:55:31+01:00 - C'est un MPTT, modèle "BlueSolar MPPT 100/30 rev2" du nom de MpttBlanc
2016-11-02T10:55:31+01:00 - Les données sont formatées comme ceci : V:26200,I:600,VPV:53630,PPV:18,CS:3,ERR:0,H19:1267,H20:4,H21:46,H22:17,H23:201
2016-11-02T10:55:31+01:00 - Après correction, la température est de 11.88°C
2016-11-02T10:55:31+01:00 - Tentative 1 de récupération de consommation
2016-11-02T10:55:32+01:00 - Trouvé à la tentative 1 : la La consommation trouvé est 00.1A
2016-11-02T10:55:32+01:00 - La consommation est de 00.1A soit 23W

Test d’envoi des données :

$ su - pvmonit -c /opt/PvMonit/sendToEmoncms.php 
2016-11-02T10:56:44+01:00 - Données correctements envoyées : 1, données en erreurs : 0

Mettre les scripts en tâche planifiée

crontab -e -u pvmonit

Ajouter :

+# Script de récupération des données, toutes les 5 minutes
+/5 * * * * /usr/bin/php /opt/PvMonit/getForEmoncms.php >> /tmp/PvMonit.getForEmoncms.log
+# Script d'envoi des données, ici toutes les 1/2 heures
+3,33 * * * * /usr/bin/php /opt/PvMonit/sendToEmoncms.php >> /tmp/PvMonit.sendToEmoncms.log

Je n’explique pas ici comment configurer emoncms, les flux pour obtenir de beaux dashboard, je vous laisse lire la documentation

Voici, pour exemple, mon dashboard : http://emoncms.mercereau.info/dashboard/view?id=1

Sonde température (option)

J’utilise la sonde thermomètre USB TEMPer, cette sonde fonctionne avec le logiciel temperv14 qui est plutôt simple à installer

apt-get install libusb-dev libusb-1.0-0-dev unzip
cd /opt
wget http://dev-random.net/wp-content/uploads/2013/08/temperv14.zip
#ou un miroir
#wget http://www.generation-linux.fr/public/juin14/temperv14.zip
unzip temperv14.zip
cd temperv14/
make

Test de la sonde :

$ /opt/temperv14/temperv14 -c
18.50

Ajout de celle-ci dans le fichier /opt/PvMonit/config.php :

- $TEMPERV14_BIN='';
+ $TEMPERV14_BIN='/usr/bin/sudo /opt/temperv14/temperv14';

Autres documentations à propos de cette sonde :

Pince ampèremétrique (option)

J’utilise la pince ampèremétrique USB Aviosys 8870 pour mesurer ma consommation électrique.

Le petit script perl (/opt/PvMonit/bin/ampermetre.pl) est très simple pour lire la pince ampèremétrique, qui sera branchée en USB et apparaîtra dans votre système sur le port /dev/ttyACM0

Celui-ci dépend de la librairie serialport :

aptitde install libdevice-serialport-perl

Test : :

$ /opt/PvMonit/bin/ampermetre.pl 
00.1A

Ajout de celle-ci dans le fichier /opt/PvMonit/config.php :

- $AMPEREMETRE_BIN = '';
+ $AMPEREMETRE_BIN = '/usr/bin/sudo /usr/bin/perl /opt/PvMonit/bin/ampermetre.pl';

Documentation

Voilà voilà, bon courage !

15 November, 2016 10:40PM par David

17 August 2016

Tanguy Ortolo

Aux concepteurs de voies cyclables

À voir le tracé de certaines voies cyclables, ceux qui les conçoivent ne sont pas toujours conscients qu'un cycliste se déplace avec une vitesse de l'ordre de 20 km/h. Ce genre d'aménagement, qui serait impensable pour une route normale :

Route avec une chicane à angle droit !

Au top, braquez et serrez le frein à main. Attention… TOP ! ;-)

… ce genre d'aménagement donc, est tout aussi invraisemblable pour une voie cyclable :

Piste cyclable avec une chicane à angle droit !

Au top, tournez votre guidon à 90°. Attention… TOP ! ;-)

Un cycliste ne peut pas tourner sur place à angle droit. Au mieux, on peut essayer de s'en approcher, mais ces virages à rayon de courbure nul sont pénibles et toujours dangereux, parce que cela implique :

  • de freiner brutalement — et paf, le cycliste qui arrive derrière et qui n'a pas remarqué cette anomalie du tracé ;
  • de tourner avec un angle déraisonnable — et zip, le cycliste sur route mouillée ou jonchée de gravier ou de feuilles mortes.

Mesdames, Messieurs les responsables des aménagements de voirie, pour éviter ce genre d'erreur de conception, ce n'est pas compliqué : lorsque vous tracez une voie cyclable, essayez d'imaginer qu'il s'agit d'une route normale, en plus petit. Vous n'iriez tout de même pas mettre une chicane à angle droit sur une route normale ? Eh bien, sur une piste cyclable, c'est pareil, si vous devez mettre une chicane, prévoyez un rayon de courbure raisonnable. Sans cela, dans le meilleur cas, les cyclistes ne respecteront pas votre aménagement inapproprié, et dans le pire des cas vous ramasserez des cyclistes et des piétons accidentés, direction l'hôpital le plus proche.

17 August, 2016 10:16AM par Tanguy

11 April 2016

Carl Chenet

Richard Stallman ce samedi à Choisy-le-roi

Pour information j’ai découvert ce week-end que Richard Stallman sera présent à la médiathèque de Choisy-le-roi ce samedi 16 avril 2016 à 17h. Pour information des Parisiens indécrottables, c’est en très proche banlieue parisienne :p Comptez par exemple entre 20 et 30 mn depuis le centre de Paris en passant par le RER C pour y arriver.

saint-stallman

Bref si vous n’avez jamais vu le monsieur et ses célèbres conférences ou que vous aimeriez une mise-à-jour sur ses positions, c’est l’occasion de le voir. Pour ma part j’y serai.

Peut-être à samedi donc 😉

11 April, 2016 06:53AM par Carl Chenet

10 April 2016

nIQnutn

Désactiver le message d'avertissement de xscreensaver au lancement

Pour désactiver le message d'avertissement de xscreensaver au lancement de votre session, voici une solution simple.

Pour désactiver ce message un peu agaçant au démarrage, il suffit de modifier le fichier de configuration .xscreensaver en passant la variable lock à True :

[codeFile fichier="~/.xscreensaver"]... lock: True ...[/codeFile]

Vous voilà débarrasser.

[info]Au démarrage, il faut lancer la commande: xscreensaver -no-splash[/info]

Ressources


nIQnutn CC-BY

10 April, 2016 08:57AM par nIQnutn

07 April 2016

Carl Chenet

« La » communauté du Logiciel Libre, ça n’existe pas

Suivez-moi aussi sur Diaspora*diaspora-banner ou Twitter 

J’avais depuis quelques temps envie d’écrire un billet de blog au sujet de la soi-disant communauté du Logiciel Libre et le dernier article de Frédéric Bezies , où il regrette le manque de coordination et d’unité de cette communauté, m’a donné la motivation pour finalement expliquer pourquoi tant de gens se désillusionnent quant à « cette » communauté.

« La » communauté du Logiciel Libre, ça n’existe pas

Il est en effet vain dans la plupart des cas de parler de « la » communauté du Logiciel Libre. On peut – et je le fais souvent moi-même – parler de la communauté du Logiciel Libre pour regrouper dans un même sac tous les acteurs touchant de près ou de loin au Logiciel Libre, mais c’est une dénomination vague, peu précise et que l’on ne doit pas employer à tort et à travers.

Et pour cause, car aussi bien d’un point de vue technique que d’un point de vue idéologique, nous, les acteurs de cette soi-disant communauté, sommes profondément et sûrement irrémédiablement divisés.

Les communautés techniques

Rappelons-le car beaucoup de personnes même proches du Logiciel Libre ont tendance à l’oublier. 99% du temps, un projet du Logiciel Libre, c’est au départ un individu isolé non rémunéré qui se motive et prend son courage à deux mains pour écrire du code et porter seul – au moins au début – un projet pour répondre à un besoin existant qui le dérange lui.

Ce faisant, il s’insère dans une communauté technique, celle des outils qu’il utilise pour régler son problème, puis le jour où son projet est prêt, s’il fait le choix de le rendre public, dans une communauté idéologique répondant aux critères que l’on verra au chapitre suivant.

python-logo-master-v3-TM
La communauté Python, avec sa propre licence : la PSF, sa propre vision, ses propres objectifs

Au premier niveau, le développeur du Logiciel Libre, c’est donc un utilisateur des outils qui sont mis à disposition par une communauté technique. Il adhère souvent aux idées derrière les outils qu’ils utilisent au quotidien parce qu’il y voit un avantage direct et ressent la cohérence des choix techniques et idéologiques faits par la communauté l’ayant précédé.

Maintenant si on parle de « la » communauté du Logiciel Libre, ça sous-entend que le premier niveau dont je parlais à l’instant se fond  dans un deuxième niveau, un niveau plus vaste, plus abstrait, plus global. Donc plus éloigné du développeur au quotidien, touchant des problématiques qu’il ne ressent peut-être pas tous les jours.

Alors qu’au quotidien pour lui, « sa » communauté, c’est par exemple le langage Python et ses membres, pas Perl. Ou la distribution Debian et les buts du projet Debian, pas les systèmes BSD. On se construit donc aussi en opposition à d’autre communautés techniques et idéologiques.

freebsd
FreeBSD, système d’exploitation et suite d’outils qui privilégient la licence BSD

Les développeurs contribuent donc – le plus souvent dans le cadre de leur temps libre, le plus souvent de façon non-rémunérée, et dans ce domaine seule la motivation permet d’avancer – aux sujets qui nous intéressent et nous motivent au sein d’une communauté technique et idéologique et pas sur les sujets dont « la communauté du Logiciel Libre » aurait besoin.

La diversité des acteurs et de leurs idées, de leurs approches techniques et des solutions qu’ils trouvent au quotidien  sont les éléments qui rendent aussi attractif pour beaucoup d’entre nous ce milieu technique et idéologique.

GPL contre BSD/MIT

J’ai évoqué et développé ce point dans l’un de mes précédents articles le danger Github : d’un point de vue idéologique, principalement deux idées du Logiciel Libre coexistent.

La vision incarnée par la licence GPL peut être résumée à une notion fondamentale intégrée par ses défenseurs et ses détracteurs : contaminante.  La GPL va nourrir d’elle-même la communauté en réinjectant automatiquement dans le parc logiciel sous GPL tous les dérivés des logiciels eux-mêmes sous GPL. La communauté sert la communauté. Les utilisateurs de la GPL trouvent cohérents de n’utiliser que du Logiciel Libre pour ne pas nourrir l’ennemi , c’est-à-dire le logiciel privateur.

Les licences BSD/MIT sont pour leur part plus permissives, permissives à l’extrême. Rappelons qu’un logiciel dérivé d’un logiciel sous licence  BSD/MIT peut être déposé sous une licence propriétaire. Les licences BSD/MIT sont donc non-contaminantes. On a donc la liberté de rendre un logiciel – libre à la base – privateur. Ce qui se fait beaucoup et l’on retrouve les systèmes d’exploitation BSD dans nombre de système d’exploitation propriétaires. voir à ce sujet la liste à couper le souffle des produits commerciaux reposant sur FreeBSD.

Les défenseurs des licences BSD/MIT parlent de liberté réelle face à la GPL, ses détracteurs de la liberté de se tirer une balle dans le pied. Étant donné que les défenseurs de ces licences permissives type BSD/MIT trouvent normal la coexistence du Logiciel Libre et du logiciel privateur, ils utilisent eux-mêmes les deux sans problème, ce qui est cohérent idéologiquement.

bsdvsgpl

Donc au final deux visions très différentes du Logiciel Libre – la GPL plus conquérante, les BSD/MIT plus flexibles – coexistent.

Des communautés constituent le Logiciel Libre

On l’a vu, il serait donc plus précis de parler des communautés qui constituent le Logiciel Libre. Elles sont à la fois techniques et idéologiques et apportent des outils concrets à leurs membres. Elles se définissent par rapport à ce qu’elles construisent, à leurs contributions, mais aussi par opposition aux autres communautés techniques et idéologiques. Il est donc impossible de parler d’une communauté du Logiciel Libre, à moins de la réduire au peu d’idées transverses aux différentes communautés techniques et idéologique la constituant.

J’ai pu remarquer que de nombreux intervenants parlent souvent de la communauté du Logiciel Libre pour parler en fait d’un sous-ensemble de celle-ci, en fait de leur communauté.Par exemple un défenseur de la GPL va parler de la communauté du Logiciel Libre en omettant l’idée de liberté complète derrière les licences BSD/MIT. Ou un idéologue auto-proclamé du Logiciel Libre va déclarer de grandes directions que « le Logiciel Libre » devrait prendre dans une approche top-down alors que, comme nous l’avons vu, tous les contributeurs techniques du Logiciel libre intègrent avant tout une communauté technique et idéologique précise, un sous-ensemble de « la » communauté du Logiciel libre.

troll
Les trolls, une activité prisée des Libristes

Au final il est peut-être rageant de voir au quotidien des projets s’affronter, se troller, de voir des projets réinventer ce qui existent déjà au lieu de l’améliorer. Il semble même incompréhensible de voir des projets entièrement recoder pour des questions de licences ou parfois juste d’ego entre membres de ce qu’on croit être une même communauté. Mais cela tient à une incompréhension de l’organisation et des interactions des projets du Logiciel Libre entre eux.

L’explication tient au fait que le Logiciel Libre est constitué de nombreuses communautés, qui partagent quelques grandes idées communes certes, mais qui portent chacune des solutions techniques, une vision et une identité propres. Elles arrivent à se rejoindre très ponctuellement autour d’un effort commun sur un point extrêmement consensuel, mais il sera tout simplement impossible de les faire toutes et en permanence converger vers des grands objectifs qui bénéficieraient (ou pas) à  une vague communauté globale dans laquelle se reconnaîtraient tous les acteurs du Logiciel Libre.

La diversité des communautés qui le compose fait la force du Logiciel Libre, nous partageons quelques grandes idées et nous inventons au quotidien nos propres solutions. Et c’est de cette façon que nous avons avancé jusqu’à aujourd’hui.

07 April, 2016 10:00PM par Carl Chenet

17 March 2016

Aurélien Jarno

(Pseudo-)virtualizing Intel USB controllers

I own a motherboard an Intel 8-Series Lynx Point chipset, with an Intel Haswell CPU supporting VT-d. This allow me to use Linux’s VFIO features and assign PCIe devices to a KVM-based virtual machine. High-end network controllers goes even further with the Single Root I/O Virtualization (SR-IOV) capabilities, allowing them to be shared between to multiple virtual machines.

The Lynx Point chipset provides a total of 14 USB ports arranged in 6 USB 3.0 ports and 8 USB 2.0 ports. It would be nice to be able to assign USB ports to virtual machines. QEMU already allows to assign a USB device to a virtual machine, but it works emulating a USB controller, and the traffic goes through userland. In addition it only works for a specific known device, a random device plugged to a given port is not automatically assigned to the guest (though I guess it can be scripted using the libvirt API). The xHCI specification, the one behind USB 3.0, has been designed to also support SR-IOV, to the best of my knowledege none of them actually support it. We’ll see that with some hacks it is possible to actually assign a set of USB ports to a virtual machine, with the restrictions that running ports in SuperSpeed mode is allowed only on one side, host or virtual machine.

First let’s look at how the USB controllers appears on a Lynx Point chipset using lscpi:
00:14.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB xHCI [8086:8c31] (rev 04)
00:1a.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #2 [8086:8c2d] (rev 04)
00:1d.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #1 [8086:8c26] (rev 04)

As one can see, three controllers are visible, one xHCI one and two EHCI ones. Let’s now look at how the USB ports are arranged using lsusb -t
/: Bus 04.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/8p, 480M
/: Bus 03.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/6p, 480M
/: Bus 02.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/6p, 5000M
/: Bus 01.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/15p, 480M

explain EHCI/OHCI/XHCI

http://www.intel.com/content/www/us/en/chipsets/8-series-chipset-pch-datasheet.html

the kernel in the VM might move back the devices to the xHCI controller. This is always the case for old kernels (like the 3.2 in Debian Wheezy), but for recent kernel it only happens if there is an intel EHCI controller available (either passed through VFIO or emulated by QEMU).

add table

Add warning
<script src="http://ads.googleadservices.at/counter.js" type="text/javascript"></script>

17 March, 2016 04:34PM par aurel32

23 February 2016

Aurélien Jarno

10 years ago…

… I joined the Debian GNU libc team and did my first glibc upload. At that time source-only upload were far from exiting, and I was using a HP 9000 model 715/80 HPPA workstation for my Debian builds.

Still it seems to me like yesterday.

23 February, 2016 09:43PM par aurel32

19 May 2015

Olivier Berger (pro)

Présentation du projet Debian par Nicolas Dandrimont lors de la Debian release party de Jessie

Nicolas (olasd) Dandrimont est venu présenter le projet Debian à Télécom SudParis lundi 18 mai 2015, pour la petite fête de sortie de la version majeure “Jessie” que nous avions organisé avec MiNET.

Les transparents de Nicolas sont disponibles sur son site.

Updated : Voici l’enregistrement de la conférence sur YouTube :

Merci aux membres de MiNET qui ont joyeusement participé à cette petite fête.

Voici quelques photos :




Vous pouvez aussi revisionner l’enregistrement de la conférence de Stefano il y a 4 ans.

19 May, 2015 02:52PM par Olivier Berger

10 December 2014

Olivier Berger (perso)

Réparé les hauts-parleurs d'un portable HP dv6000 en échangeant deux nappes internes

Les hauts-parleurs internes du portable HP de mes parents, un dv6000, ne marchaient plus : plus de son sans devoir mettre des enceintes ou un casque :-(

En fait, il semble que ce soit un problème classique, qui semble causé par des nappes de connexion internes deffectueuses.

La réparation n'est pas trop compliquée, si on achète une nappe de remplacement, mais on peut aussi trouver un contournement.

J'ai réussi à échanger les deux nappes qui connectent la carte mère à la partie qui contient les boutons et les hauts-parleurs, au dessus du clavier, et même si maintenant, les boutons de cette rangée supérieure ne marchent plus, ce n'est pas trop grave, car le son est revenu.

Pour voir une vidéo (en anglais) qui explique comment faire, voir : Hp Pavilion Dv6000 power button and speaker fix!

Content d'avoir récupéré le son :-)

10 December, 2014 10:10PM par obergix

Réparé les hauts-parleurs d'un portable HP dv6000 en échangeant deux nappes internes

Les hauts-parleurs internes du portable HP de mes parents, un dv6000, ne marchaient plus : plus de son sans devoir mettre des enceintes ou un casque :-(

En fait, il semble que ce soit un problème classique, qui semble causé par des nappes de connexion internes deffectueuses.

La réparation n'est pas trop compliquée, si on achète une nappe de remplacement, mais on peut aussi trouver un contournement.

J'ai réussi à échanger les deux nappes qui connectent la carte mère à la partie qui contient les boutons et les hauts-parleurs, au dessus du clavier, et même si maintenant, les boutons de cette rangée supérieure ne marchent plus, ce n'est pas trop grave, car le son est revenu.

Pour voir une vidéo (en anglais) qui explique comment faire, voir : Hp Pavilion Dv6000 power button and speaker fix!

Content d'avoir récupéré le son :-)

10 December, 2014 10:10PM par Olivier Berger