15 November 2020

Vincent Bernat

Mise Ă  jour et configuration automatique pour Juniper

La documentation de Juniper sur ZTP explique comment configurer le serveur ISC DHCP pour mettre à niveau et configurer automatiquement au premier démarrage un équipement Juniper. Toutefois, la configuration proposée pourrait être un brin plus élégante. Cette note explique comment.

En bref

Ne redéfinissez pas l’option 43. Utilisez plutôt la directive vendor-option-space.


Lors du premier démarrage, un équipement Juniper demande son adresse IP via un message DHCP discovery, puis demande des paramètres supplémentaires pour l’autoconfiguration via un message DHCP request :

Dynamic Host Configuration Protocol (Request)
    Message type: Boot Request (1)
    Hardware type: Ethernet (0x01)
    Hardware address length: 6
    Hops: 0
    Transaction ID: 0x44e3a7c9
    Seconds elapsed: 0
    Bootp flags: 0x8000, Broadcast flag (Broadcast)
    Client IP address: 0.0.0.0
    Your (client) IP address: 0.0.0.0
    Next server IP address: 0.0.0.0
    Relay agent IP address: 0.0.0.0
    Client MAC address: 02:00:00:00:00:01 (02:00:00:00:00:01)
    Client hardware address padding: 00000000000000000000
    Server host name not given
    Boot file name not given
    Magic cookie: DHCP
    Option: (54) DHCP Server Identifier (10.0.2.2)
    Option: (55) Parameter Request List
        Length: 14
        Parameter Request List Item: (3) Router
        Parameter Request List Item: (51) IP Address Lease Time
        Parameter Request List Item: (1) Subnet Mask
        Parameter Request List Item: (15) Domain Name
        Parameter Request List Item: (6) Domain Name Server
        Parameter Request List Item: (66) TFTP Server Name
        Parameter Request List Item: (67) Bootfile name
        Parameter Request List Item: (120) SIP Servers
        Parameter Request List Item: (44) NetBIOS over TCP/IP Name Server
        Parameter Request List Item: (43) Vendor-Specific Information
        Parameter Request List Item: (150) TFTP Server Address
        Parameter Request List Item: (12) Host Name
        Parameter Request List Item: (7) Log Server
        Parameter Request List Item: (42) Network Time Protocol Servers
    Option: (50) Requested IP Address (10.0.2.15)
    Option: (53) DHCP Message Type (Request)
    Option: (60) Vendor class identifier
        Length: 15
        Vendor class identifier: Juniper-mx10003
    Option: (51) IP Address Lease Time
    Option: (12) Host Name
    Option: (255) End
    Padding: 00

Il demande plusieurs options, notamment l’option 150 pour l’adresse du serveur TFTP et l’option 43 « VSIO » pour les informations spécifiques au fournisseur. Le serveur DHCP peut s’aider de l’option 60 pour déterminer les VSIO à envoyer. Pour les équipements Juniper, l’option 43 permet de coder le nom de l’image et le nom du fichier de configuration. Ils sont alors téléchargés à partir de l’adresse IP fournie dans l’option 150.

La documentation de Juniper sur ZTP fournit une configuration valide pour répondre à une telle requête. Toutefois, elle ne tire pas parti de la capacité du serveur ISC DHCP à prendre en charge plusieurs fournisseurs et redéfinit l’option 43 pour qu’elle soit spécifique à Juniper :

option NEW_OP-encapsulation code 43 = encapsulate NEW_OP;

Au lieu de cela, il est possible de définir un espace d’options pour Juniper, en utilisant un nom moins alambiqué, sans surcharger l’option 43 :

# Juniper vendor option space
option space juniper;
option juniper.image-file-name     code 0 = text;
option juniper.config-file-name    code 1 = text;
option juniper.image-file-type     code 2 = text;
option juniper.transfer-mode       code 3 = text;
option juniper.alt-image-file-name code 4 = text;
option juniper.http-port           code 5 = text;

Ensuite, lorsque vous devez définir ces sous-options, indiquez l’espace d’options à utiliser :

class "juniper-mx10003" {
  match if (option vendor-class-identifier = "Juniper-mx10003") {
  vendor-option-space juniper;
  option juniper.transfer-mode    "http";
  option juniper.image-file-name  "/images/junos-vmhost-install-mx-x86-64-19.3R2-S4.5.tgz";
  option juniper.config-file-name "/cfg/juniper-mx10003.txt";
}

Cette configuration renvoie la réponse suivante1 :

Dynamic Host Configuration Protocol (ACK)
    Message type: Boot Reply (2)
    Hardware type: Ethernet (0x01)
    Hardware address length: 6
    Hops: 0
    Transaction ID: 0x44e3a7c9
    Seconds elapsed: 0
    Bootp flags: 0x8000, Broadcast flag (Broadcast)
    Client IP address: 0.0.0.0
    Your (client) IP address: 10.0.2.15
    Next server IP address: 0.0.0.0
    Relay agent IP address: 0.0.0.0
    Client MAC address: 02:00:00:00:00:01 (02:00:00:00:00:01)
    Client hardware address padding: 00000000000000000000
    Server host name not given
    Boot file name not given
    Magic cookie: DHCP
    Option: (53) DHCP Message Type (ACK)
    Option: (54) DHCP Server Identifier (10.0.2.2)
    Option: (51) IP Address Lease Time
    Option: (1) Subnet Mask (255.255.255.0)
    Option: (3) Router
    Option: (6) Domain Name Server
    Option: (43) Vendor-Specific Information
        Length: 89
        Value: 00362f696d616765732f6a756e6f732d766d686f73742d69…
    Option: (150) TFTP Server Address
    Option: (255) End

L’utilisation de la directive vendor-option-space permet de faire coexister différentes implémentations de ZTP. Par exemple, vous pouvez définir l’espace d’option pour PXE :

option space PXE;
option PXE.mtftp-ip    code 1 = ip-address;
option PXE.mtftp-cport code 2 = unsigned integer 16;
option PXE.mtftp-sport code 3 = unsigned integer 16;
option PXE.mtftp-tmout code 4 = unsigned integer 8;
option PXE.mtftp-delay code 5 = unsigned integer 8;
option PXE.discovery-control    code 6  = unsigned integer 8;
option PXE.discovery-mcast-addr code 7  = ip-address;
option PXE.boot-server code 8  = { unsigned integer 16, unsigned integer 8, ip-address };
option PXE.boot-menu   code 9  = { unsigned integer 16, unsigned integer 8, text };
option PXE.menu-prompt code 10 = { unsigned integer 8, text };
option PXE.boot-item   code 71 = unsigned integer 32;

class "pxeclients" {
  match if substring (option vendor-class-identifier, 0, 9) = "PXEClient";
  vendor-option-space PXE;
  option PXE.mtftp-ip 10.0.2.2;
  # […]
}

Sur le même thème, ne surchargez pas non plus l’option 125 « VIVSO ». Consultez la note « Mise à jour et configuration automatique pour Cisco IOS » sur le sujet.


  1. Wireshark sait comment décoder l’option 43 pour certains fournisseurs, grâce à l’option 60, mais pas pour Juniper. ↩︎

15 November, 2020 10:20AM par Vincent Bernat

02 November 2020

Vincent Bernat

Ma collection d'anciennes cartes PC

Récemment, j’ai récupéré du vieux matériel chez mes parents, notamment des cartes d’extension pour PC. Elles ne prennent pas beaucoup de place et peuvent être converties en objet décoratif. Malheureusement, je n’étais pas très sensible à la conservation de ce genre de choses. Par rapport à tout le matériel que j’ai acquis au fil des ans, il ne subsiste que quelques pièces.

Tseng Labs ET4000AX (1989)

Cette carte graphique SVGA était installée dans un PC doté d’un processeur 386SX fonctionnant à 16 MHz. C’était une bonne carte à l’époque car elle était assez rapide. Elle ne disposait pas d’une accélération 2D, contrairement à la ET4000/W32 qui lui a succédé. Cette version ne dispose que de 512 Ko de RAM. Elle peut afficher des images 1024×768 avec 16 couleurs ou 800×600 avec 256 couleurs. Elle était également compatible avec les modes CGA, EGA, VGA, MDA et Hercules. Aucun jeu contemporain n’utilisait les modes SVGA, mais les résolutions plus élevées étaient utiles avec Windows 3. Cette carte a été fabriquée directement par Tseng Labs.

Tseng Labs ET4000AX ISA card on top of "Planet Adventure" box
Carte ISA Tseng Labs ET4000 AX

Clone de l’AdLib (1992)

Ma première carte son était une AdLib. Mes parents l’ont achetée au Canada pendant les vacances d’été en 1992. Elle utilise une puce Yamaha OPL2 pour produire du son par synthèse FM. Le premier jeu que j’ai essayé est Indiana Jones et la dernière croisade.

Je crois que j’ai donné cette AdLib à un ami après avoir mis à niveau mon PC avec une Sound Blaster Pro 2. Récemment, j’en avais besoin pour un projet personnel, mais elles sont rares et chères sur eBay. Quelqu’un a parlé d’un clone bon marché sur Vogons, alors je l’ai acheté. Il a été vendu par Sun Moon Star en 1992 et était livré avec un CD-ROM du shareware Doom.

Clone de l'AdLib au-dessus de la boîte "Alone in the Dark"
Clone d'une carte AdLib sur port ISA par Sun Moon Star

Sur le sujet, jetez un œil sur « OPL2LPT : une carte son AdLib sur port parallèle » et « OPL2 Audio Board : une carte son AdLib pour Arduino ».

Sound Blaster Pro 2 (1992)

Plus tard, j’ai remplacé la carte son AdLib par une Sound Blaster Pro 2. Elle est équipée d’une puce OPL3 et est également capable de produire du son via des échantillons numériques. À l’époque, c’était un ajout bienvenu, mais pas aussi important que la synthèse FM introduite précédemment par l’AdLib.

Sound Blaster Pro 2 au-dessus d'une boîte "Day of the Tentacle"
Carte ISA Sound Blaster Pro 2

Promise EIDE 2300 Plus (1995)

J’ai acheté cette carte principalement pour le port série. J’utilisais un 486DX2 fonctionnant à 66 MHz avec un modem externe Creatix LC 288 FC. Le port série était piloté par un UART 8250 sans tampon interne. Grâce à Terminate, j’ai pu me connecter aux BBS sous DOS, mais ce n’était pas possible avec Windows 3 ou OS/2. J’avais besoin d’une de ces nouvelles cartes sophistiquées dotées d’un UART 16550, avec un tampon de 16 octets. À l’époque, c’était assez difficile à trouver en France. Lors d’un voyage de vacances, j’ai convaincu mon parent de faire un petit détour de Los Angeles à San Diego pour acheter cette carte contrôleur Promise EIDE 2300 Plus dans un magasin que j’ai repéré grâce à une publicité dans un magazine local !

La carte comporte également un contrôleur EIDE avec prise en charge du mode DMA 2. Par rapport aux anciens mode PIO, le CPU n’avait pas besoin de copier les données entre le disque et la mémoire.

Promise EIDE 2300 Plus à côté d'un CD d'OS/2 Warp
Carte VLB Promise EIDE 2300 Plus

3dfx Voodoo2 Magic 3D II (1998)

La 3dfx Voodoo2 a été l’une des premières cartes graphiques complémentaires à mettre en œuvre l’accélération matérielle 3D. Je l’ai achetée à un ami avec son Pentium II en 1999. Ce fut une grande étape de l’évolution sur PC, car les jeux sont devenus plus beaux et plus fluides. Une carte graphique traditionnelle était encore nécessaire pour la 2D. Un câble VGA reliait celle-ci à la carte 3dfx, qui était elle-même connectée au moniteur.

3dfx Voodoo 2 Magic 3D II au-dessus d'une boîte "Jedi Knight: Dark Forces II"
Carte PCI 3dfx Voodoo2 Magic 3D II

3Com 3C905C-TX-M “Tornado” (1999)

Au début des années 2000, en école, la connexion Internet sur le campus était assurée par une association d’étudiants au moyen d’un câble Ethernet 100 Mb/s1. Si vous vouliez atteindre la vitesse maximale, la carte réseau PCI 3Com 3C905C-TX-M, surnommée “Tornado”, était ce qu’il fallait. Nous l’achetions d’occasion par douzaines et la revendions à d’autres étudiants pour environ 30 €.

3COM 3C905C-TX-M au-dessus d'une boîte "Alerte Route"
Carte PCI 3Com 3C905C-TX-M

  1. À l’époque, l’ADSL commençait à peine à se démocratiser et de nombreuses personnes utilisaient toujours un modem 56k pour se connecter à Internet. Une connexion 100 Mb/s était 2000 fois plus rapide ! ↩︎

02 November, 2020 07:29PM par Vincent Bernat

27 September 2020

Stéphane Blondon

Effet boomerang pour les contributions à du logiciel libre

Lorsqu’on corrige une anomalie ou qu’on a ajoute une fonctionnalité à un logiciel ou une bibliothèque, on peut la garder pour soi ou la partager. La deuxième solution demande un peu plus d’efforts à court terme mais est préférable à long terme.

Le délai de retour d’un correctif ou d’une amélioration dépend de l’endroit où il est proposé : plus il est poussé loin et plus il va mettre de temps à revenir mais le nombre de personnes/machines bénéficiant du correctif sera plus grand.

Les différentes possibilités

Effet boomerang d'une contribution

Gardé pour soi

Cette méthode est absente du schéma puisqu’elle consiste à ne pas envoyer la modification à l’extérieur. C’est le plus rapide à mettre en œuvre, d’autant plus que la qualité du correctif n’est validée qu’en interne (juste soi-même ou par l’équipe intégrant la modification). Diverses façons d’arriver à ses fins sont possibles comme surcharger la signature de la méthode qui pose problème, attraper l’erreur non traitée correctement, intégrer la bibliothèque dans le code et la modifier directement (vendoring), etc.

Par contre, personne d’autre ne bénéficie du correctif et personne d’extérieur ne fera une revue de code.

Publication solitaire

La vitesse de mise au point est équivalente à la méthode précédente. Le déploiement prend un peu de temps. Elle permet de rendre la modification disponible pour les autres utilisateurs s’ils la trouvent. Ce phénomène est visible avec l’incitation au fork proposée par les forges comme Github, Gitlab, Bitbucket, etc, sans pousser la modification vers le développeur amont (via une pull request). Cette technique est utilisée lorsque des développeurs :

  1. forkent un dépôt,
  2. créent un commit modifiant le nouveau dépôt,
  3. font dépendre leur application de ce commit (npm install git+https://alice@forge...).

Cependant, ce comportement n’est pas limité aux forges publiques : il existait déjà avant en publiant le correctif dans un article de blog, une liste de diffusion (liste non exhaustive).

Envoyé vers la distribution

La correction est envoyée dans la distribution Linux utilisée ; c’est souvent fait en incluant la modification dans un fichier, attaché à un rapport de bogue sur la distribution.

Une fois que la modification sera intégrée et qu’un nouveau paquet sera publié, l’ensemble des utilisateurs, y compris l’auteur, en bénéficieront. Cela évite de maintenir la modification de son côté lorsque de nouvelles versions du paquet seront publiées. La durée d’intégration est plus longue selon la réactivité du mainteneur du paquet et le mode de publication (version espacée ou rolling release). Bien évidemment, le bénéfice de la modification sera perdu en cas de changement de distribution.

Cette solution est nécessaire pour corriger/améliorer un élément spécifique d’un paquet de la distribution. Cela peut arriver dans deux cas :

  • soit parce que c’est un paquet spécifique à la distribution (le paquet apt pour debian par exemple)
  • soit parce qu’une modification du logiciel spécifique à la distribution a une influence sur la modification soumise

Envoyé vers le développeur amont

Plutôt que d’envoyer le correctif vers la distribution utilisée, il est alors envoyé directement vers le développeur du logiciel. Si le développement est hébergé sur une forge publique, cela suppose le faire un fork (comme dans le cas d’une publication solitaire), puis de faire une pull request (terme Github), merge request (terme Gitlab). Sinon, il faut regarder quelle est la forme attendue : en postant sur une liste de diffusion, ou directement vers le mainteneur, etc. Il sera nécessaire de répondre aux remarques et demandes de corrections pour que la modification soit intégrée dans le logiciel amont.

Comme dans le cas d’une intégration dans la distribution, une fois intégrée, la modification sera disponible pour tous :

  • soit en réutilisant le logiciel directement via le paquet issus du langage (par exemple gem pour ruby, wheel pour python, crate pour Rust, etc.)
  • soit parce que la version du logiciel sera elle aussi intégrée dans la distribution et donc obtenue dans un paquet de la distribution

Ce type de contributions sont les plus longues à revenir au contributeur mais elles permettent le déploiement le plus large (et donc la plus grande disponibilité pour soi et pour les autres).

Autres considérations

S’il n’est pas possible d’attendre le retour de la modification, la solution optimale est de faire un correctif local et un envoi vers la distribution ou vers le développeur amont (pour qu’une solution long terme soit aussi disponible automatiquement).

Pour bénéficier de l’envoi amont, il faut que le temps de retour soit inférieur au temps de changement de techno/bibliothèque. Dans un écosystème où les outils et bibliothèques sont abandonnés très rapidement, l’effort d’intégration peut être perçu comme vain puisque la personne ayant fait le développement aura peu le temps d’en profiter. D’un point de vue général, avec une majorité de personnes faisant ce calcul, cela ne fait qu’empirer le problème, avec des multitudes de fork s’ignorant mutuellement, chacun avec une fonctionnalité ou une correction différente. Javascript me semble être dans cette situation.

À propos du schéma

Le schéma a été réalisé avec Dia, installable par le paquet du même nom pour Debian et dérivées.
Fichier source .dia

27 September, 2020 07:09PM par ascendances

08 July 2020

David Mercereau

Migration Plesk 18 > ISPconfig 3

Pour l’association le Retzien.fr (dont je fais parti) j’ai effectué une migration de Plesk 18 vers ISPconfig 3. Plesk avait été mis en œuvre avant mon arrivé car l’administrateur en place connaissait le produit. Mais c’est un produit payant, de plus en plus cher, et pour une association qui a du mal à avoir un … Continuer la lecture de Migration Plesk 18 > ISPconfig 3

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08 July, 2020 05:23PM par David

28 June 2020

David Mercereau

Sauvegarde de serveur écologiquement soutenable (à froid)

Pour les besoins de mes activités pro et associatives, j’ai besoin de faire de la sauvegarde quotidienne de serveur. Les serveurs c’est déjà plutôt énergivore en électricité/climatisation (quoi que pas tant que ça si on s’auto-héberge – pas de climatisation par exemple). Je cherche à faire diminuer le coup énergétique tant que je peux, et … Continuer la lecture de Sauvegarde de serveur écologiquement soutenable (à froid)

L’article Sauvegarde de serveur écologiquement soutenable (à froid) est apparu en premier sur David Mercereau.

28 June, 2020 05:44PM par David

28 May 2020

Olivier Berger (pro)

Expérimentations autour de TPs en distanciel, TPs sur le Cloud

J’ai participĂŠ au colloque IMT4ET de l’IMT, pour faire une courte prĂŠsentation sur le thème des Travaux Pratiques Ă  distance et des expĂŠrimentations sur les TP “virtuels” sur le Cloud sur lesquelles je travaille en ce moment.

Update: a version in english is also available.

J’y parle de Guacamole et MeshCentral, d’Antidote, de Eclipse Che et de Labtainers, les diffĂŠrents trucs excitants du moment, mais aussi de kubernetes, docker et de trucs louches comme du DevOps acadĂŠmique đŸ˜‰

Les slides sont disponibles en ligne, et voici une vidĂŠo ou j’expose mes idĂŠes sur la question :

Update : une version rĂŠdigĂŠe de mon propos est parue sur le site “Innovation pĂŠdagogique”, si vous prĂŠfĂŠrez une version textuelle.

N’hĂŠsitez pas Ă  me contacter si vous voulez creuser les sujets prĂŠsentĂŠs, pour collaborer sur tous ces outils en logiciel libre.

28 May, 2020 07:54PM par Olivier Berger

29 March 2020

Carl Chenet

Le micromanagement

Aujourd’hui on va parler de micromanagement et surtout du manager qui pratique le micromanagement. On va l’appeler le micromanager. Tu l’as sûrement déjà croisé dans ta vie professionnelle, celui qui passe ses journées sur ton dos et ceux de tes collègues, à dire comment chacun doit faire son boulot – alors que t’as 10 ans d’ancienneté dans ta spécialité – et qui s’étonne au final que les projets avancent pas et que les gens ne prennent pas d’initiative.

Je préfère qu’on fasse comme ça

Dans une approche top-bottom classique, le micromanager a raison. Il a la vision. Ok, pourquoi pas ? Chaque boîte a ses spécificités, il faut avant tout répondre aux besoins de la boîte. Fair enough, je pense que n’importe quel informaticien avec quelques expériences en a conscience.

L’expérience de chacun

Maintenant, on est des professionnels. On a déjà mené à bien des tonnes de projets. Donc à priori on va faire en gros comme d’habitude et mener à bien le projet, en autonomie sur les points qu’on gère et en équipe pour se synchroniser et construire un système qui marche. On a de la bouteille, on en a vu passer des projets.

Oui mais non. Pas avec le micromanager. Parce que là, tu devrais pas faire ça comme ça, en fait. Parce que ça n’est pas le résultat qui compte, c’est le chemin vers le résultat, même si à la fin ça fait la même chose. Même si ça coûte 1 ou 2 jours en plus de reprendre tout comme il veut à chaque fois, pour quasiment le même résultat. D’ailleurs, tant qu’il n’aura pas relu personnellement ton travail, il ne sera pas validé. L’intégration continue, c’est lui.

Et les ennuis commencent

Le micromanager a toujours raison. D’ailleurs la preuve, en réunion, personne ne le contredit (ou si peu). Il parle souvent des heures, quasiment tout seul.

Le problème, c’est qu’il n’y a que lui qui le sait. Vraiment. Il faudrait lui dire, mais ceux qui l’ont fait bizarrement ne sont pas restés longtemps. Non, il ne les a pas virés, ils sont partis d’eux-mêmes. Pas fous, ils savent que c’est mort pour ce projet.

Le mec en soirée qui a toujours raison

Parce que, habituellement, dans la vie, le mec qui a toujours raison en soirée, tu l’écoutes 2 minutes si t’es poli puis tu t’éloignes vers quelqu’un avec qui tu peux discuter. Et c’est pareil dans la tech, entre professionnels expérimentés. Sauf quand c’est ton boss. Là, c’est chiant.

Quand un mec te dit qu’il faut faire un projet de telle manière, et que toi t’as déjà fait 30 ou 40 projets et que tu sais très bien comment faire, tu piges très vite quelles sont ses priorités et tu vas les appliquer.

Mais avec le micromanager, tu vas jamais pouvoir les appliquer, parce qu’il n’y a que lui qui fait bien et qui sait comment bien faire. Et bien sûr c’est irréalisable. Et pas faire comme lui, c’est s’exposer à “un risque” ou “mal faire” ou c’est “moins performant”.

Perte d’autonomie

Avec le micromanager, ta belle expérience de 10 ans ne sert à rien en fait. Il suffit de penser comme lui. Et comme tu n’y arrives pas, évidemment tu n’as plus envie de rien faire.

Donc on fait le minimum et on se met à attendre le prochain retour du micromanager, et avancer jusqu’au prochain point où on devra de nouveau attendre le micromanager. De toute façon tu sais que tu vas devoir tout reprendre. Il n’y a pas de specs, pas de cahiers de recette. Tout est dans sa tête. Perte d’autonomie complète, perte d’initiative.

Ben alors ? Vous pourriez le faire vous-même !

Bien sûr de temps en temps le micromanager ne va pas comprendre pourquoi sa belle équipe remplie de seniors ne produit pas ce qu’il veut, même approximativement.

Il a déjà pourtant expliqué maintes et maintes fois ce qu’il faut faire. C’est fou que les gens ne comprennent pas ce qu’il veut alors qu’il suffit de l’écouter. Bon ok il n’y a pas de specs, pas de cahiers de recette, pas de documentation, il n’a pas eu le temps de l’écrire. Ça change tout le temps (au gré de ses idées en fait). Ou elle est illisible. Et de toute façon ils ne vont pas comprendre, donc ça sert à rien la doc (ou si peu).

Tous ces “ingénieurs” qui ne comprennent rien, franchement, il manque d’autonomie, de prise d’initiative.

Donc chaque jour le micromanager prend le clavier des mains de ses subordonnés si besoin (en fait à chaque fois). En leur ré-expliquant pour la énième fois que le formatage du code c’est super important (même si le projet a 6 mois de retard), que vraiment c’est mieux de faire ça pour des raisons de sécurité (même si l’infra n’existe pas encore), que c’est pas la bonne pratique de faire comme ça (alors que le programme fait ce qui est attendu).

Puis bon, quelque part pour lui, qu’ils ne comprennent rien, c’est flatteur. C’est lui le meilleur, le plus intelligent, le plus indispensable. On change les petits bras mais le micromanager demeure (enfin pour l’instant).

Bon il y a quand même quelque chose qui le stresse un peu, c’est la deadline qui s’approche et il a encore rien sorti. Ça l’embête un peu. Il sait qu’il est entouré de nuls, mais bon quand même, ils sont beaucoup (parce qu’évidemment il a besoin de plein de bras pour son projet vu que tu en as plein qui sautent du train).

La peur de délivrer

En fait, au fond, le micromanager, il aimerait sortir le projet tout seul, par lui-même. Le “hic” c’est que si on lui a confié une équipe, c’est qu’à priori il y a besoin d’être plusieurs pour aller au bout du projet dans les délais. Mais lui ça le stresse grave. Il supporte pas de sortir un produit qui n’est pas parfait. Ou plutôt il prend comme excuse que ça ne sera jamais parfait pour ne pas sortir son produit. Un cas classique en somme. Mais il le saurait s’il avait lu (et compris) un bouquin de gestion de projet.

Et comme la deadline approche, qu’il l’a déjà reportée trois fois et qu’il ne veut pas se faire virer, il va devoir de toute façon baisser ses prétentions à la qualité au final. Le projet parfait, ça n’existe pas. Et s’il ne délivre pas quelque chose au final, c’est quelqu’un d’autre que lui qui prendra la direction du projet, pour le plus grand soulagement de ses subordonnés.

Sic transit gloria mundi.

Comment gérer le micromanager ?

Vous êtes au-dessus de lui hiérarchiquement ? Non ? Hé bien une seule solution.

Les carrières sont courtes, pas le temps de se faire infantiliser, d’autres missions vous offriront davantage d’autonomie et d’indépendance (en fait, presque toutes). Fuyez.

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N’hésitez pas à me suivre directement sur les différents sociaux pour suivre au jour le jour mes différentes projets dans le Logiciel Libre et/ou pour me contacter :

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29 March, 2020 10:00PM par Carl Chenet

23 March 2020

Debian France

Debian France renouvelle ses instances

L'assemblée générale annuelle de l'association Debian-France vient de se terminer. Pas de confinement ici, puisque tout se passe en ligne et peut donc continuer envers et contre tout. Pour rappel, Debian France est une association qui se propose de représenter Debian en France, voire en Europe puisqu'elle est la seule organisation de confiance (Trusted Organization) active du projet Debian sur ce continent. Ce statut lui permet ainsi de recueillir des dons pour le projet Debian et de gérer le budget du projet qui lui incombe, en parallèle du sien.

L'assemblée générale a renouvelé le tiers de son conseil d'administration, actant ainsi l'entrée de Cyril Brulebois, un développeur Debian de longue date, au sein de son organe directeur. Le CA a reconduit le bureau de 2019, mais a élu un nouveau président: Jean-Philippe MENGUAL.

2019 avait marqué un véritable redécolage de Debian France: présence marquée aux FOSDEM, au Capitole du libre, à Paris, Lyon, organisation d'une minidebconf à Marseille, d'un meet-up à Bordeaux. Elle espère faire pareil en 2020, mais avec une claire volonté de mieux associer la communauté francophone des développeurs et des utilisateurs de Debian. Tout ce que fait l'asso doit avoir un "label" Debian clair, être partagé ici, et avec le projet dans son ensemble quand un budget est nécessaire ou pour les événements d'ampleur internationale (minidebconf). Dès février, Debian France a, via Debian, soutenu la tenue d'un sprint de l'équipe Ruby par exemple.

L'association espère donc mieux communiquer avec toute la communauté et s'articuler avec toutes ses composantes, comme debian-facile.

L'enjeu, outre une promotion plus marquée de Debian (Ubuntu étant moins présent), c'est aussi d'inspirer des gens qui, en entendant parler des actions, peuvent vouloir y contribuer. Ils sont les bienvenus! Tenir les stands, participer aux choix de goodies, adhérer à l'association, candidater au conseil d'administration pour 2021, autant de choses qui aideront à faire vivre l'asso et promouvoir le projet Debian. L'asso est "trusted organization", donc gère une partie du budget de Debian, elle doit donc être composée, au CA et au bureau, de développeurs Debian (pas exclusivement mais bon). Autant dire qu'avec moins de 100 développeurs vivant en France, toute bonne volonté est bienvenue! Et toute candidature à être développeur Debian est une bonne idée si vous vous en sentez capable et en avez envie.

Haut-les-coeurs donc, et merci à tous ceux qui suivent l'association et le projet! L'association remercie tous ses membres qui ont participé à l'assemblée générale et son bureau qui a géré cette année avec enthousiasme et dynamisme. Elle espère que cette année sera riche en synergies et partages, dans l'esprit du logiciel libre.

23 March, 2020 05:34PM

09 December 2019

Carl Chenet

Édito de décembre 2019

Mieux vaut tard que jamais, voici l’ĂŠdito de dĂŠcembre 2019. On y parle de ma carrière professionnelle, de la newsletter du Courrier du hacker et de mon site d’emploi LinuxJobs.fr.

Niveau professionnel

Après quelques semaines de vacances, je suis de retour sur le marchĂŠ et recherche une mission d’architecte infrastructure, cloud AWS si possible mais je suis ouvert Ă  tout type de besoin. Disponible immĂŠdiatement ! N’hĂŠsitez pas Ă  me contacter : carl.chenet@mytux.fr

Le Courrier du hacker

Ma newsletter le Courrier du hacker avec 2500 abonnĂŠs et 117 numĂŠros, qui rĂŠsume l’actualitĂŠ francophone du Logiciel Libre et Open Source, a commencĂŠ Ă  trouver des sponsors (merci Ă  eux !).

Revenu du Courrier du hacker en novembre 2019

Revenu sur Twitter du Courrier du hacker en novembre 2019

Je vais sÝrement Êcrire un rÊsumÊ de tout ce qui est arrivÊ au Courrier du hacker en 2019 (je commence après ce billet en fait ;)) et qui sera bien sÝr publiÊ les premiers jours de janvier 2020.

N’hĂŠsitez pas Ă  vous abonner au Courrier du hacker juste en dessous (0 spam, vos e-mails ne servent qu’Ă  l’envoi de la newsletter).

Le Courrier du hacker

Le site d’emploi LinuxJobs.fr et confĂŠrences

Beaucoup de boulot sur LinuxJobs.fr, le site de l’emploi du Logiciel Libre et Open Source en France, principalement pour le faire connaĂŽtre au-delĂ  des frontières de la communautĂŠ elle-mĂŞme. Je suis par exemple allĂŠ donner une confĂŠrence Ă  l’ĂŠcole 42 invitĂŠ par l’asso 42l sur l’emploi et le Logiciel Libre, oĂš la confĂŠrence a ĂŠtĂŠ très bien accueillie. En espĂŠrant rĂŠ-ĂŠditer l’expĂŠrience bientĂ´t.

Et Ă  ce sujet si vous souhaitez que je donne la mĂŞme confĂŠrence dans votre universitĂŠ, votre ĂŠcole ou votre centre de formation, n’hĂŠsitez pas Ă  me contacter.

ConfĂŠrence emploi avec le Logiciel Libre et l'Open Source

DĂŠcembre 2019 dĂŠmarre plutĂ´t bien et j’essaierai d’ĂŠcrire un billet sur LinuxJobs.fr avant celui du rĂŠcapitulatif de l’annĂŠe 2019, qui sera publiĂŠ les premiers jours de janvier.

Ce blog et vous

N’hĂŠsitez pas Ă  rĂŠagir sur ce blog dans les commentaires, ou via les rĂŠseaux sociaux (ci-dessous), j’essaie de rĂŠpondre Ă  toutes les remarques constructives et je fais souvent ĂŠvoluer les articles en fonction des retours qui m’ont ĂŠtĂŠ faits đŸ˜‰

Me suivre sur les rĂŠseaux sociaux

N’hÊsitez pas à me suivre directement sur les diffÊrents sociaux pour suivre au jour le jour mes diffÊrentes projets dans le Logiciel Libre et/ou pour me contacter :

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09 December, 2019 03:21PM par Carl Chenet

17 November 2019

Debian France

Paris Open Source Summit 2019

Debian France tiendra un stand à l'occasion du Paris Open Source Summit, les 10 et 11 Décembre 2019 aux Docks de Paris - 87 Avenue des Magasins Généraux, 93300 Aubervilliers.

Des développeurs Debian ainsi que des membres de l'association Debian France seront là pour répondre à vos questions. Des goodies Debian seront également disponibles !

Nous serons présents au village associatif, emplacement A32 parmi les nombreux autres stands.

17 November, 2019 10:09PM

19 July 2019

Tuxicoman

Debian 10 est arrivée

Comme environ une fois tous les 2 ans, ma distribution préférée sort une grosse mise à jour pour sa version « stable ». Le 6 juillet 2019 est sortie Debian 10 (alias « buster ») qui succède à Debian 9 (alias « stretch »)

Comme d’habitude, il s’agit d’une cure de jouvence pour les programmes.
Pour les applis de bureau on retrouve Gnome 3.30.2, Firefox 60.8esr, Blender 2.79b, Libreoffice 6.1.5.2, Gimp 2.10.8, Mesa 18.3.6
Au niveau système, on a Python 3.7.3 (python 2.7.16 est là aussi), Nginx 1.14, Prosody 0.11, PHP 7.3, GCC 8.3.

On reste dans la philosophie de délivrer des programmes testés avec le moins de bugs possibles. Donc ce ne sont pas les toutes dernières versions qui sont livrées et on est sûr que ça marchera jusqu’à la prochaine grosse mise à jour dans 2 ans. C’est pour ça qu’on aime la version « stable » :-)

La mise à jour s’est faite sans accroc. J’utilise cette version sur mon bureau, des portables et des serveurs.

Il y a juste ce bug #928146 de blocage de GPU quand je joue aux jeux vidéos qui m’embête avec les noyaux récents.

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19 July, 2019 05:30PM par tuxicoman

05 June 2019

Grégory Colpart

Mini-DebConf Marseille 2019 (fr)

L’idée d’organiser une mini-DebConf à Marseille est née à Toulouse en 2017 : après avoir participé avec plaisir à plusieurs (mini)DebConfs, se lancer dans l’organisation d’un tel évènement est une manière de rendre la pareille et de contribuer à Debian !

Fin 2018, après avoir réuni les personnes motivées, nous avons choisi la date du 25/26 mai 2019 et dimensionner l’évènement pour 50 à 70 personnes en sélectionnant un lieu approprié au centre-ville de Marseille. Je ne vais pas m’attarder ici sur détails de l’organisation (appel à conférences, enregistrement des participants, composition du programme etc.), car nous allons publier bientôt un « Howto Organizing a mini-DebConf » pour partager notre expérience.

Tout a commencé dès le mercredi 22 mai, où la formidable équipe vidéo DebConf s’est réunie pour un sprint de 3 jours pour préparer la couverture de l’événement avec le matériel déjà arrivé et former les membres qui gèreront le matériel pour la mini-DebConf Hambourg.

Vendredi 24 mai, l’équipe de traduction francophone de Debian est arrivée pour un sprint d’une journée. La plupart d’entre eux ne s’était jamais rencontré physiquement !

Une majeure partie des participants sont arrivés dans l’après-midi du vendredi 24 mai. Le bureau d’accueil (Front-Desk) était déjà prêt, et les arrivants ont pu récupérer leur badge et un T-shirt de l’événement. Pour des raisons écologiques, nous avions décidé de minimiser les goodies offerts au participants donc pas de sacs ou papiers superflus, mais un booklet distribué en amont. Si besoin, des goodies Debian (stickers, casquettes, polos, etc.) étaient aussi en vente au Front-Desk.

La soirée de vendredi a débuté avec un mini-CheeseWineBOF avec des denrées locales (fromages, vins, pastis, olives, fruits et légumes) et apportées par des participant(e)s : merci à Valhalla pour fromage italien, ainsi qu’à Urbec et Tzafrir !

La soirée de vendredi s’est poursuivie : pendant que l’équipe vidéo finalisait son installation dans la salle de conférence, les participants ont été invités à une réunion du Linux Users Group de Marseille : une présentation de Florence Devouard, pionnière de Wikipédia, qui est revenue l’historique de Wikipédia/Wikimédia avec de nombreuses anecdotes. La soirée s’est achevée avec une tradition locale : la dégustation de pizzas marseillaises. Le week-end n’est pas encore commencé, et déjà de bons moments sont partagés entre les participants !

Samedi matin, c’était le coup d’envoi officiel de la mini-DebConf ! Ouverture des portes à 8h30 pour le petit déjeuner : cookies fait-maison, café en grains, nous avons proposé durant tout le week-end de la cuisine locale, fait-main et végétarienne. Autre objectif : minimiser les déchets, et dans cette optique nous avons réfléchi à différents dispositifs : couverts en dur, tasses à étiqueter, Ecocups, etc.

75 participants s’étaient inscrits, ce qui correspondait au maximum de la capacité du lieu. Et 73 sont effectivement venus, ce qui est un bel exploit, notamment pour une conférence totalement gratuite. Si l’on compte quelques participants non-inscrits, nous avons été au total plus de 75 participants, soit au-delà de nos espérances !

À 9h45, c’est la conférence d’ouverture ! Jérémy déroule le programme du week-end, remercie les sponsors et rappelle le Code of Conduct, le système d’autorisations pour les photos, etc.

À 10h, c’est parti pour la première conférence ! Les choses sérieuses débutent : Cyril Brulebois – release manager du Debian Installer – détaille le fonctionnement de la migration d’un package vers Testing, et propose une solution pour visualiser les dépendances entre les packages et comprendre ainsi pourquoi un package peut être bloqué.

On enchaîne ensuite avec Peter Green – co-fondateur du projet Raspbian – qui présente l’outil autoforwardportergit qu’il utilise pour automatiser la création de packages Debian modifiés pour Raspbian.

Après une pause-café, c’est Raphaël Hertzog qui revient sur 5 ans du projet Debian LTS (Long Term Support). Il explique l’historique ainsi que le fonctionnement : la gestion des sponsors, le travail réparti entre plusieurs développeurs, l’offre extended LTS, l’infrastructure. Le sujet du financement des contributeurs provoquera plusieurs questions et suscitera un Lightning Talk sur le sujet dimanche matin.

Durant le midi, pendant que l’infatiguable équipe vidéo forme des débutants à ses outils, un déjeuner est servi sous forme de buffet végétalien ou végétarien. Nous sommes fiers d’avoir réussi à offrir une cuisine fait-maison avec des produits frais et locaux, et sans gâchis grâce à une bonne gestion des quantités.

Après le déjeuner, c’est l’heure de la KSP (Key Signing Party) organisée par Benoît. L’occasion pour chacun d’échanger des signatures de clés GPG et de renforcer le réseau de confiance.

Et l’on repart pour un cycle de conférences, avec Elena “of Valhalla” Grandi qui présente le protocole ActivityPub pour des réseaux sociaux fédérés comme Mastodon, Pixelfed, etc.

C’est au tour de Laura Arjona Reina venue de Madrid pour présenter la Welcome Team au sein de Debian qui œuvre pour accueillir les nouveaux arrivants.

Ensuite, Denis Briand – fraîchement élu président de Debian France – nous parle de l’association Debian France, de son but, de ses actions et de ses projets.

C’est au tour de Frédéric Lenquette d’aborder le sujet « Hardening and Secure Debian Buster » en explorant toutes les possibilités de sécurisation d’une Debian 10.

Enfin, dernière conférence de la journée de samedi : une partie de l’équipe de traduction francophone (Thomas Vincent, Jean-Philippe Mengual and Alban Vidal) présente son travail : comment fonctionne le travail en équipe, quelles tâches peuvent être faites par des débutants, etc.

Samedi soir, fin de la première journée : tous les participants sont invités à prolonger les échanges à la Cane Bière, un bar proche de la mini-DebConf.

Dimanche matin, on repart avec une présentation de l’équipe vidéo (représentée par Nicolas Dandrimont et Louis-Philippe Véronneau) qui révèle ses secrets pour assurer la couverture vidéo des (mini)DebConfs !

Puis on enchaîne avec une session de 6 Lightning Talks animés par Eda : « kt-update » (Jean-François Brucker), « the Debian Constitution » (Judit Foglszinger), « Elections, Democracy, European Union » (Thomas Koch), les méthodes de vote de Condorcet et du Jugement Majoritaire (Raphaël Hertzog), « encrypt the whole disk with LUKS2 » (Cyril Brulebois), « OMEMO – the big fish in the Debian bowl » (Martin) et « Paye ton Logiciel Libre » (Victor).

Après quelques mots pour clôturer les conférences, c’est déjà l’heure du rangement pour certains, tandis que d’autres en profitent pour faire un mini-DayTrip : descendre la Canebière à pied et embarquer au Vieux Port pour l’archipel du Frioul pour marcher et nager !

Nous remercions les 75 participant(e)s venus du monde entier (Canada, USA, Israël, Angleterre, Allemagne, Espagne, Suisse, Australie, Belgique etc.) ! Nous remercions également la fantastique équipe vidéo qui réalise un travail remarquable et impressionnant de qualité. Nous remercions Debian France qui a organisé l’événement, et les sponsors : Bearstech, Logilab et Evolix. Nous remercions la Maison du Chant de nous avoir mis à disposition les locaux. Nous remercions Valentine et Célia qui ont assuré tous les repas, il y a eu de nombreux compliments. Nous remercions Florence Devouard d’avoir assuré une belle présentation vendredi soir, ainsi que tous les orateurs(ices) de la mini-DebConf. Et je tiens à remercier tous les bénévoles qui ont assuré la préparation et le bon déroulement de l’événement : Tristan, Anaïs, Benoît, Juliette, Ludovic, Jessica, Éric, Quentin F. et Jérémy D. Mention spéciale à Eda, Moussa, Alban et Quentin L. pour leur implication et leur motivation, et à Sab et Jérémy qui se sont plongés avec moi dans cette folle aventure depuis plusieurs mois : you rock guys !

Twitter : https://twitter.com/MiniDebConf_MRS
Mastodon : https://mamot.fr/@minidebconf_mrs
Photos : https://minidebcloud.labs.evolix.org/apps/gallery/s/keMJaK5o3D384RA
Vidéos : https://ftp.acc.umu.se/pub/debian-meetings/2019/miniconf-marseille

05 June, 2019 01:57PM par Gregory Colpart

12 May 2019

Tuxicoman

Écran de démarrage graphique avec Plymouth sur Debian

Par défaut, le démarrage de Debian est peu rassurant avec ses lignes de texte blanc sur fond noir qui « pissent » à grande vitesse sur l’écran. Ça donne un coté geek qui n’est pas forcément rassurant pour les novices.

On peut résoudre cela en cachant les messages derrière un beau « splashscreen ». Voici la marche à suivre.

thème softwaves

Installer le paquet Plymouth :

# apt install plymouth plymouth-themes

Vous pouvez lister les thèmes disponibles :

# plymouth-set-default-theme -l
details
fade-in
glow
joy
lines
script
softwaves
solar
spacefun
spinfinity
spinner
text
tribar

Voici un apercu graphiques des thèmes :

Je vous conseille le thème « softwaves ». Pour le choisir, on fait ainsi:

# plymouth-set-default-theme -R softwaves

Editer le fichier de config GRUB et demander d’afficher le splashscreen :

# nano /etc/default/grub

Faites en sorte d’avoir le mot « splash » dans la ligne suivante :

GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash"

Appliquer les modifications :

# update-grub

Voila ! Vous aurez un bel écran de démarrage qui ne fera plus peur aux novices :-)

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12 May, 2019 03:22PM par tuxicoman

08 January 2019

Stéphane Blondon

Processeur Intel -> Architecture AMD64 pour Debian

TL;DR

Nom courant Dénomination Debian Disponibilité
x86 i386 rarement en vente après 2010
x86_64 amd64 à moins d’acheter des ordinateurs spécifiques, il n’y a plus que ça pour le grand public

Si vous venez d’acheter un ordinateur, choisissez amd64.

L’histoire, avec un grand L

Intel avait conçu une architecture 8086, améliorée successivement jusqu’au 286 (un processeur 16 bits).
Au milieu des années 80, Intel améliore cette architecture qui devient 32 bits (avec les dénominations commerciales 386 puis 486, Pentium, Pentium II, etc.), nommée i386 par Debian, communément appelée x86. Cette architecture est aussi parfois nommée ia32 pour « Intel Architecture 32 bits ». D’autres constructeurs de processeurs comme AMD ou Cyrix concevaient des processeurs compatibles. C’est donc cette même architecture (i386) qui devait être utilisée pour ces processeurs.

Autocollant Intel Pentium 4 (32 bits) comme on en trouvait collé sur des ordinateurs portables au début des années 2000

Puis Intel décida de faire un nouveau processeur, 64 bits, incompatible avec les x86. Associé à HP, une nouvelle gamme de processeur, Itanium, voit le jour en 2001. La dénomination Debian est donc ia64 (« Intel Architecture 64 bits »). C’est un échec commercial, dû à des performances décevantes et l’absence de compatibilité ascendante. Cette gamme sera arrêtée dans l’indifférence générale en 2013.

Parallèlement à Intel, AMD décide d’étendre le processeur x86 pour qu’il fonctionne en 64 bits tout en ayant une compatibilité 32 bits. Cette architecture est souvent appelée x86_64, parfois x64. En 2003, AMD vend l’Athlon 64, premier processeur disponible au public de cette nouvelle architecture. Debian la désigne par le terme amd64. Des accords entre AMD et Intel permettant aussi à Intel de produire cette architecture, Intel a emboîté le pas à AMD et produit aussi des processeurs compatibles amd64. C’est pourquoi les processeurs modernes Intel nécessitent cette architecture lors de l’installation d’un système Debian.

Bien plus récent que le Pentium4, c’est un processeur 64 bits. Les autocollants, c’est bien joli mais pas très informatif.

D’autres architectures moins connues voire complètement oubliées existent

Debian est installable sur de nombreuses autres architectures, mais qui ne sont pas orientées grand public. La seule exception étant peut-être ARM avec les cartes RaspberryPi (cf. wiki).

Des exemples d’autres architectures et processeurs associés : https://lists.debian.org/debian-www/2017/10/msg00125.html (à la toute fin du message)

08 January, 2019 09:10PM par ascendances

13 June 2018

Philippe Latu

Nouvelle édition de l'antisèche réseau

En plus de la révision des commandes pour la version Stretch, cette nouvelle édition inclut les instructions de gestion d'un espace de noms réseau (Network namespaces).

antisèche réseau

L'exercice consiste toujours à se limiter au recto d'une feuille. Il est donc nécessaire de faire un tri. Aussi, j'ai choisi de faire apparaître les commandes utiles aux supports de travaux pratiques du site.

Addendum ! Les exemples de résolution des noms de domaines font maintenant référence au service Quad9 au lieu de Google.

13 June, 2018 07:13AM par Philippe Latu

22 May 2018

Olivier Berger (pro)

Recrutement ingénieur·e DevOps pour conteneurs de Travaux Pratiques en informatique/réseaux

MAJ : nous avons trouvé le candidat. Le poste n’est plus disponible.

Nous recrutons un·e ingénieur·e en informatique pour travailler à l’application des concepts et technologies DevOps (conteneurs Docker, Git, Linux, libre, …) pour la mise au point et l’hébergement de dispositifs de Travaux Pratiques virtualisés, qui seront utilisés pour des enseignements d’informatique et de réseaux, sur un CDD de 1 an, à Télécom SudParis, à Évry (91).

Pour en savoir plus, voir le descriptif du poste que j’ai mis en ligne.

22 May, 2018 07:25AM par Olivier Berger

22 January 2018

Philippe Latu

Configuration d'une interface réseau Ethernet

Une nouvelle édition du support de travaux pratiques Configuration d'une interface réseau Ethernet est disponible. La présentation des outils est maintenant «double pile IPv4 & IPv6».

Comme ce document est utilisé avec des étudiants de 2ème année GE2I, il s'agit essentiellement de manipulations de lecture d'une configuration réseau déjà en place avec la commande ip. On remonte la modélisation réseau en partant de l'identification des ressources matérielles au niveau de la couche physique pour aller jusqu'aux requêtes DNS au niveau application.

Une version imprimable est disponible au format PDF. Si vous avez des remarques ou des demandes de correction, n'hésitez pas. Le dépôt GitHub est là pour ça !

22 January, 2018 11:44AM par Philippe Latu

10 October 2017

Ulrich L.

Manipuler des JSON en ligne de commande grace à JQ exemple avec cURL

Je n'utilise quasiment plus que la ligne de commande pour faire des appels sur des APIs en utilisant cURL. C'est pratique et rapide, facilement scriptable si besoin et l'historique du bash me permet de gagner du temps. Seulement la réponse fournie par cURL n'est pas toujours très lisible surtout quand il s'agit de JSON. Dans cet article je vais donc vous présenter JQ que j'utilise pour afficher un JSON facilement lisible et plus encore.

10 October, 2017 10:00PM

Manipuler des JSON en ligne de commande grace à JQ exemple avec cURL

Je n'utilise quasiment plus que la ligne de commande pour faire des appels sur des APIs en utilisant cURL. C'est pratique et rapide, facilement scriptable si besoin et l'historique du bash me permet de gagner du temps. Seulement la réponse fournie par cURL n'est pas toujours très lisible surtout quand il s'agit de JSON. Dans cet article je vais donc vous présenter JQ que j'utilise pour afficher un JSON facilement lisible et plus encore.

10 October, 2017 10:00PM

26 August 2017

nIQnutn

Nintendo 64: rejouer à de vrais jeux

C'est l'occasion de ressortir les manettes et de recommencer des jeux mythiques. C'est probablement sur la Nintendo 64 que j'ai le plus de souvenirs de jeux, du moins les plus marquants. La 3D, le multijoueur à 4 et des parties sans fin. Les réussites sont nombreuses et ont marqué les esprits en commençant par Super Mario 64, Golden Eye et Mario Kart 64 (je vais pas tous les citer). De nos jours, le jeu vidéo a changé, certains vendent des jeux pas fini et bugués et on croule sous la quantité de jeux disponibles (souvent ils manquent cruellement d'inspiration). C'est de plus en plus rare pour moi d'accrocher, avec le temps on se lasse mais je trouve que les jeux de cette époque avait une véritable identité et à part quelques patates payé à prix d'or (500 Francs de l'époque) je les ai tous terminé.

Tout ça parce que l'autre jour, j'ai eu envie de commencer un nouveau jeu mais ma liste de jeux sur Steam était beaucoup trop longue. Découragé, j'ai préféré revenir à des valeurs sûres.

Installation

Pour installer Mupen64Plus et son interface graphique:


#root
apt install mupen64plus-ui-console mupen64plus-qt

Pour lancer Mupen64Plus, aller dans le menu: Jeux > Mupen64Plus-Qt
ou directement depuis le terminal: mupen64plus-qt

Configuration

On commencer par mettre l'interface en français depuis le menu: Paramètres > Autre et on sélectionne le Français.

Ensuite, on indique le dossier des roms: Paramètres > Chemin et on ajoute notre dossier dans "Dossiers des ROMS"
Puis on actualise la liste des jeux dans le menu: Fichier > Recharger la liste
Pour finir, il faut aller dans: Paramètres > Disposition et sélectionner la vue. Sinon, on reste face à un écran vide :/

Il est possible de récupérer les infos depuis TheGamesDB.net.
Pour l'activer, aller dans le menu: Paramètres > Autre et cocher la case "Télécharger les informations sur les jeux"
On retourne dans le menu: Fichier > Recharger la liste

Il est possible de modifier les information d'une Rom. Il suffit de la sélectionner et dans le menu: Fichier > Télécharger/Mettre à jour les infos...

Si la miniature ne se met pas à jour, faut passer par le dossier ~/.local/share/mupen64plus-qt/cache et supprimer les miniatures.
Il y a visiblement un problème dans la gestion des miniatures et les fichiers .png peuvent ne pas s'afficher s'il y a un déjà un fichier .jpg

Et voilà, c'est prêt !

Ressources

https://wiki.debian.org/Mupen64Plus
https://github.com/dh4/mupen64plus-qt


nIQnutn CC-BY

26 August, 2017 11:49AM par nIQnutn

10 July 2017

Frédéric Lietart

Nextcloud + Cloud Public Object Storage d’OVH

Je cherchais un moyen de sĂŠcuriser un minimum mes donnes hĂŠbergĂŠes par mon instance Nextcloud. Je me suis donc tournĂŠ vers le Cloud Public Object Storage d’OVH. Nous allons voir la mise en place de cet espace en tant qu’espace principal. J’utilise pour cela un serveur XC 2016 hĂŠbergĂŠ chez Online.net fonctionnant sous Debian Jessie (mais toute bonne instance Nextcloud doit fonctionner sans problème).

Voici ce que nous propose OVH :

  • 0,01 â‚Ź HT/mois/Go
  • Triple rĂŠplication des donnĂŠes
  • Trafic entrant gratuit
  • Trafic sortant : 0,01 â‚Ź HT/Go
  • Powered by OpenStack
  • DurabilitĂŠ de vos donnĂŠes 100%

OVH propre d’ailleurs un petit tutoriel pour mettre en place leur solution en tant que stockage externe, mais en stockage principal c’est quand mĂŞme bien mieux đŸ™‚

Nous partons donc d’une instance Nextcloud vierge configurĂŠe avec une base MySQL et un compte administrateur. La crĂŠation chez OVH du conteneur privĂŠ est un jeux d’enfant (après avoir acceptĂŠ les conditions d’utilisations et donnĂŠ un nom Ă  sa première instance Cloud). Une fois crĂŠĂŠ il vous faudra crĂŠer un utilisateur et surtout retenir le mot de passe gĂŠnĂŠrĂŠ pour avoir accès au conteneur pour enfin tĂŠlĂŠcharger le fichier de configuration d’Openstack.

Si on rĂŠsume cela nous donne :

  • une instance Nextcloud toute propre
  • un conteneur privĂŠ Object Storage (Espace client OVH > Cloud > Stockage > CrĂŠer un conteneur)
  • un utilisateur pour l’accès au stockage (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > Ajouter un utilisateur)
  • un fichier de configuration Openstack ou OpenRC (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > sur la clĂŠ Ă  droite)

Configuration de Nextcloud

Il nous faut maintenant ĂŠditer notre fichier de configuration (Nextcloud > config > config.php)

'objectstore' => array(
    'class' => 'OC\\Files\\ObjectStore\\Swift',
    'arguments' => array(
        'username' => 'OS_USERNAME',
        'password' => 'OS_PASSWORD', // mot de passe gĂŠnĂŠrĂŠ dans l'interface OVH
        'bucket' => 'CONTAINER_NAME',
        'autocreate' => false,
        'region' => 'GRA3',
        'url' => 'https://auth.cloud.ovh.net/v2.0',
        'tenantName' => 'OS_TENANT_NAME',
        'serviceName' => 'swift',
    ),
),

Vous trouverez toutes les informations dans le fichier de configuration Openstack ou OpenRC (Espace client OVH > Cloud > Stockage > Openstack > sur la clĂŠ Ă  droite) hormis le mot de passe qui a ĂŠtĂŠ gĂŠnĂŠrĂŠ lors de l’ajout de l’utilisateur.

Si la configuration est bonne, vous devriez avoir accès Ă  votre instance Nextcloud. Commencez Ă  charger des documents et vous devriez voir augmenter l’espace occupĂŠ dans votre conteneur (Espace client OVH > Cloud > Stockage) ainsi que votre estimation de facturation đŸ˜‰

 

 

 

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10 July, 2017 08:03PM par Frédéric LIÉTART

21 April 2017

Raphaël Hertzog

Le logiciel libre a t’il une couleur politique ?

En pleine campagne présidentielle, après avoir échoué à obtenir les parrainages pour Charlotte Marchandise, j’ai décidé de soutenir Jean-Luc Mélenchon.

Il se trouve que le volet numérique du programme de la France Insoumise est très bien ficelé et fait la part belle aux logiciels libres.

Mais face aux enjeux, ce n’est évidemment pas mon seul critère de choix. L’élément décisif pour ma part est la mise en place d’une assemblée constituante avec des citoyens tirés au sort pour changer nos institutions et notre système électoral à bout de souffle. Il nous faut le jugement majoritaire (cliquez le lien pour tester la méthode sur cette élection présidentielle) pour en finir avec le vote utile. Il faut dépasser la monarchie présidentielle et apprendre à travailler ensemble pour le bien de tous.

Mais même en allant au delà de ces deux aspects, je me retrouve en accord avec le programme de la France Insoumise sur la quasi totalité des thématiques sauf l’Europe et sur le revenu universel (qui est absent!).

Pour autant, je n’aime pas le personnage de Jean-Luc Mélenchon (ce n’est pas pour rien que je soutenais Charlotte Marchandise) et son historique politique (cumul dans le temps…) n’est pas en phase avec mes convictions, mais il n’y a pas de candidat parfait et il a promis de démissionner une fois la nouvelle constitution en place alors je m’en accommode.

Bref, pour en revenir avec le sujet de mon article, très peu de candidats[1] à la présidence ont pris des positions aussi claires en faveur des logiciels libres alors je m’interroge. Est-ce un hasard que le seul projet qui défend le logiciel libre soit aussi celui qui me correspond le mieux par ailleurs ? Ou bien est-ce que le fait que je fasse partie de la communauté du logiciel libre peut avoir une relation avec le côté humaniste/progressiste/écologiste qui m’attire en politique ?

J’ai l’habitude de présenter le logiciel libre comme apolitique, car les gens de gauche y voient un modèle de coopération et de partage des communs, et les gens de droite y voient la liberté totale et un marché ouvert avec une concurrence parfaite. Et parfois j’ai l’impression que cette distinction se retrouve aussi dans la différence de terminologie « logiciel libre » vs « open-source »…

L’existence même de ces deux tendances discréditerait alors la corrélation que je semble observer. Mais tout de même, lorsqu’on parle de « communauté du logiciel libre » j’ai remarqué que ceux qui se reconnaissent derrière ce label sont plutôt des contributeurs qui sont portés par des motivations (au moins partiellement) altruistes et lorsque je discute avec d’autres contributeurs bénévoles aussi impliqués que moi, il est assez rare que je tombe sur des personnes avec des valeurs en forte opposition aux miennes.

Ceux pour qui le logiciel libre se résume à l’open-source ne semblent pas s’identifier à la notion de communauté du logiciel libre et sont moins impliqués/présents/visibles dans les événements qui fédèrent les communautés (conférences, sprints, etc.).

Qu’en dites-vous ? Faites-vous le même constat que moi ? Ou bien avez-vous une expérience diamétralement opposée à la mienne ?

Il est possible (voire probable) que la communauté Debian (dont je fais partie) ne soit pas forcément représentative de l’ensemble de la communauté du libre. L’existence même du contrat social comme texte fondateur explique peut-être un biais vers le côté humaniste/progressiste.

En tout cas, avec le nombre de chercheurs qui ont déjà étudié les développeurs de logiciels libres, je m’étonne que cette problématique n’ait pas encore été étudiée. Si vous connaissez une étude à ce sujet, partagez la dans les commentaires, cela m’intéresse et je rajouterai volontiers un lien dans l’article.

[1] François Asselineau soutient aussi le logiciel libre. Mais j’ai l’impression que c’est plus par anti-impérialisme américain — car les logiciels propriétaires dominants viennent de là — que par conviction.

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21 April, 2017 12:36PM par Raphaël Hertzog

13 February 2017

Raphaël Hertzog

Mes activités libres en janvier 2017

Mon rapport mensuel couvre une grande partie de mes contributions au logiciel libre. Je l’écris pour mes donateurs (merci à eux !) mais aussi pour la communauté Debian au sens large parce que cela peut donner des idées aux nouveaux venus et que c’est également un des moyens les plus effectifs de trouver des volontaires pour travailler sur les projets qui me tiennent à cœur.

Debian LTS

Ce mois-ci ce sont 10 heures de travail sur les mises à jour de sécurité pour Debian 7 Wheezy qui ont été subventionnées. Elles ont été consacrées aux tâches suivantes :

  • J’ai passé en revue de multiples CVE affectant ntp, et décidé de les marquer comme « no-dsa » (de manière identique à ce qui a été réalisé pour Jessie);
  • J’ai relancé les auteurs amont de jbig2dec (ici) et XML::Twig (par message privé) concernant les rapports de bogue n’ayant pas encore eu de retour de leur part;
  • J’ai demandé plus de détails sur la liste oss-security au sujet de la CVE-2016-9584, car le fait qu’elle ait déjà été remontée à l’amont n’était pas évident. Il s’est avéré que c’était bien le cas, j’ai donc mis à jour le suiveur de sécurité en conséquence;
  • Après avoir obtenu une réponse sur jbig2dec, j’ai commencé à rétroporter le patch désigné par l’amont, ce qui ne fut pas chose facile. Lorsque cela a été fait, j’ai également reçu le fichier permettant de reproduire le problème qui est à l’origine du rapport… et qui ne provoquait malheureusement plus le même problème avec la vieille version de jbig2dec présente dans Wheezy. Cela étant, Valgrind a tout de même identifié des lectures en-dehors de l’espace mémoire alloué. C’est à partir de cet instant que j’ai examiné avec plus d’attention l’historique Git, et découvert que les trois dernières années n’avaient vu principalement que des correctifs de sécurité pour des cas similaires n’ayant jamais été remontés en tant que CVE. En conséquence, j’ai ouvert une discussion sur comment régler cette situation;
  • Matthias Geerdsen a remonté dans le n°852610 une régression concernant libtiff4. J’ai confirmé le problème et passé de nombreuses heures à élaborer un correctif. Le patch ayant entraîné la régression était spécifique à Debian, car l’amont n’avait pas encore corrigé le problème. J’ai publié un paquet mis à jour dans la DLA-610-2.

Empaquetage Debian

La période de gel « fort » approchant, j’ai procédé à quelques mises à jour de dernière minute :

  • schroot 1.6.10-3 : correction de quelques problèmes anciens avec la manière dont les montages bind sont partagés, et autres corrections importantes;
  • live-boot 1:20170112 : correction d’un échec au démarrage sur système de fichier FAT, et autres corrections mineures;
  • live-config 5.20170112 : regroupement de plusieurs patchs utiles en provenance du BTS;
  • J’ai fini la mise à jour de hashcat 3.30 avec sa nouvelle bibliothèque privée, et corrigé en même temps le bogue critique pour la publication n°851497. Le travail avait été initié par des collègues de l’équipe pkg-security team.

Travaux divers

Parrainages J’ai parrainé un nouvel envoi de asciidoc abaissant une dépendance en recommandation (cf. le n°850301). J’ai parrainé une nouvelle version amont de dolibarr.

Discussions J’ai appuyé plusieurs modifications préparées par Russ Allbery sur debian-policy. J’ai aidé Scott Kitterman au sujet d’une incompréhension sur la manière dont les fichiers de service Postfix sont supposés fonctionner, en lien avec le rapport n°849584. J’ai discuté dans le rapport n°849913 d’une régression dans la compilation des compilateurs croisés, et fourni un patch afin d’éviter le problème. Guillem est finalement parvenu à une meilleure solution.

Bogues J’ai analysé le n°850236 concernant l’échec d’un test Django durant la première semaine suivant chaque année bisextile. J’ai créé le n°853224 afin de remonter plusieurs petits problèmes en lien avec les scripts mainteneur de desktop-base.

Merci

Rendez-vous au mois prochain pour un nouveau résumé de mes activités !

Ceci est une traduction de mon article My Free Software Activities in January 2016 contribuée par Weierstrass01.

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13 February, 2017 10:37AM par Raphaël Hertzog

13 January 2017

Frédéric Lietart

Script post-installation Fedora 25

Suite à la sortie de Fedora en version 25 voici mon script de post-installation. Le script est conçu pour le bureau Gnome fournis par défaut dans Fedora.

Fonctionnalités

  • installer les dépôts RPMFusion
  • mettre à jour le système
  • installer mon profit bashrc
  • installer Skype, TeamViewer, Atom, Fedy…
  • faire un peu de nettoyage
  • installer le thème Arc
  • installer les polices Microsoft
  • installer FishShell
  • installer Terminix
  • installation de : nano wget langpacks-fr htop ccze most bash-completion gnome-tweak-tool gnome-shell-extension-user-theme alacarte

Une validation vous sera demandée avant l’installation d’application.

N’hésitez pas à rapporter les divers problèmes.

Installation

curl https://git.lietart.fr/tifredfr/postinstallfedora/raw/master/postinstallfedora25 -o postinstallfedora25 && chmod +x postinstallfedora25 && ./postinstallfedora25

Source : https://git.lietart.fr/tifredfr/postinstallfedora

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13 January, 2017 07:57PM par Frédéric LIÉTART

23 November 2016

Tanguy Ortolo

Interdit ou autorisé ?

Vu près de l'entrée d'un jardin public, celui de Brimborion, de mémoire :

Panneau rond avec une large bordure verte et un vélo noir au milieu

Alors, dans ce parc, le vélo est-il autorisé, interdit, recommandé, obligatoire ? (Rayez les mentions inutiles.)

C'est interdit, évidemment, mais modifier ainsi la couleur d'un panneau standard est une très mauvaise idée. Et la raison pour laquelle cette erreur a été commise, à savoir mieux s'assortir avec la couleur de l'environnement, est parfaitement stupide. Service des parcs de Sèvres, changez-moi ça tout de suite !

23 November, 2016 04:56PM par Tanguy

17 August 2016

Tanguy Ortolo

Aux concepteurs de voies cyclables

À voir le tracé de certaines voies cyclables, ceux qui les conçoivent ne sont pas toujours conscients qu'un cycliste se déplace avec une vitesse de l'ordre de 20 km/h. Ce genre d'aménagement, qui serait impensable pour une route normale :

Route avec une chicane à angle droit !

Au top, braquez et serrez le frein à main. Attention… TOP ! ;-)

… ce genre d'aménagement donc, est tout aussi invraisemblable pour une voie cyclable :

Piste cyclable avec une chicane à angle droit !

Au top, tournez votre guidon à 90°. Attention… TOP ! ;-)

Un cycliste ne peut pas tourner sur place à angle droit. Au mieux, on peut essayer de s'en approcher, mais ces virages à rayon de courbure nul sont pénibles et toujours dangereux, parce que cela implique :

  • de freiner brutalement — et paf, le cycliste qui arrive derrière et qui n'a pas remarqué cette anomalie du tracé ;
  • de tourner avec un angle déraisonnable — et zip, le cycliste sur route mouillée ou jonchée de gravier ou de feuilles mortes.

Mesdames, Messieurs les responsables des aménagements de voirie, pour éviter ce genre d'erreur de conception, ce n'est pas compliqué : lorsque vous tracez une voie cyclable, essayez d'imaginer qu'il s'agit d'une route normale, en plus petit. Vous n'iriez tout de même pas mettre une chicane à angle droit sur une route normale ? Eh bien, sur une piste cyclable, c'est pareil, si vous devez mettre une chicane, prévoyez un rayon de courbure raisonnable. Sans cela, dans le meilleur cas, les cyclistes ne respecteront pas votre aménagement inapproprié, et dans le pire des cas vous ramasserez des cyclistes et des piétons accidentés, direction l'hôpital le plus proche.

17 August, 2016 10:16AM par Tanguy

10 April 2016

nIQnutn

Désactiver le message d'avertissement de xscreensaver au lancement

Pour désactiver le message d'avertissement de xscreensaver au lancement de votre session, voici une solution simple.

Pour désactiver ce message un peu agaçant au démarrage, il suffit de modifier le fichier de configuration .xscreensaver en passant la variable lock à True :

[codeFile fichier="~/.xscreensaver"]... lock: True ...[/codeFile]

Vous voilà débarrasser.

[info]Au démarrage, il faut lancer la commande: xscreensaver -no-splash[/info]

Ressources


By nIQnutn

10 April, 2016 08:57AM par nIQnutn

17 March 2016

Aurélien Jarno

(Pseudo-)virtualizing Intel USB controllers

I own a motherboard an Intel 8-Series Lynx Point chipset, with an Intel Haswell CPU supporting VT-d. This allow me to use Linux’s VFIO features and assign PCIe devices to a KVM-based virtual machine. High-end network controllers goes even further with the Single Root I/O Virtualization (SR-IOV) capabilities, allowing them to be shared between to multiple virtual machines.

The Lynx Point chipset provides a total of 14 USB ports arranged in 6 USB 3.0 ports and 8 USB 2.0 ports. It would be nice to be able to assign USB ports to virtual machines. QEMU already allows to assign a USB device to a virtual machine, but it works emulating a USB controller, and the traffic goes through userland. In addition it only works for a specific known device, a random device plugged to a given port is not automatically assigned to the guest (though I guess it can be scripted using the libvirt API). The xHCI specification, the one behind USB 3.0, has been designed to also support SR-IOV, to the best of my knowledege none of them actually support it. We’ll see that with some hacks it is possible to actually assign a set of USB ports to a virtual machine, with the restrictions that running ports in SuperSpeed mode is allowed only on one side, host or virtual machine.

First let’s look at how the USB controllers appears on a Lynx Point chipset using lscpi:
00:14.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB xHCI [8086:8c31] (rev 04)
00:1a.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #2 [8086:8c2d] (rev 04)
00:1d.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #1 [8086:8c26] (rev 04)

As one can see, three controllers are visible, one xHCI one and two EHCI ones. Let’s now look at how the USB ports are arranged using lsusb -t
/: Bus 04.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/8p, 480M
/: Bus 03.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/6p, 480M
/: Bus 02.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/6p, 5000M
/: Bus 01.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/15p, 480M

explain EHCI/OHCI/XHCI

http://www.intel.com/content/www/us/en/chipsets/8-series-chipset-pch-datasheet.html

the kernel in the VM might move back the devices to the xHCI controller. This is always the case for old kernels (like the 3.2 in Debian Wheezy), but for recent kernel it only happens if there is an intel EHCI controller available (either passed through VFIO or emulated by QEMU).

add table

Add warning
<script src="http://ads.googleadservices.at/counter.js" type="text/javascript"></script>

17 March, 2016 04:34PM par aurel32

23 February 2016

Aurélien Jarno

10 years ago…

… I joined the Debian GNU libc team and did my first glibc upload. At that time source-only upload were far from exiting, and I was using a HP 9000 model 715/80 HPPA workstation for my Debian builds.

Still it seems to me like yesterday.

23 February, 2016 09:43PM par aurel32

10 December 2014

Olivier Berger (perso)

Réparé les hauts-parleurs d'un portable HP dv6000 en échangeant deux nappes internes

Les hauts-parleurs internes du portable HP de mes parents, un dv6000, ne marchaient plus : plus de son sans devoir mettre des enceintes ou un casque :-(

En fait, il semble que ce soit un problème classique, qui semble causé par des nappes de connexion internes deffectueuses.

La réparation n'est pas trop compliquée, si on achète une nappe de remplacement, mais on peut aussi trouver un contournement.

J'ai réussi à échanger les deux nappes qui connectent la carte mère à la partie qui contient les boutons et les hauts-parleurs, au dessus du clavier, et même si maintenant, les boutons de cette rangée supérieure ne marchent plus, ce n'est pas trop grave, car le son est revenu.

Pour voir une vidéo (en anglais) qui explique comment faire, voir : Hp Pavilion Dv6000 power button and speaker fix!

Content d'avoir récupéré le son :-)

10 December, 2014 10:10PM par obergix