30 January 2020

Vincent Bernat

Rétrogradage des paquets Debian à une date précise

Contrairement à NixOS, Debian ne dispose pas d’un mécanisme intégré permettant de remonter le temps à un moment précis. Cependant, grâce à snapshot.debian.org, une archive des paquets Debian, il est possible de rétrograder tous les paquets vers les versions présentes à une date choisie.

Supposons que nous voulions retrouver l’état au 20 janvier 2020. Dans /etc/apt/sources.list.d/snapshot.list, nous ajoutons une source correspondant à cette date :

deb [check-valid-until=no] https://snapshot.debian.org/archive/debian/20200120T111800Z/ unstable main contrib non-free

Dans /etc/apt/preferences.d/snapshot.pref, nous définissons la priorité de tous les paquets issus de cette source à 1001. C’est au-dessus de la priorité par défaut de 500 et au-dessus de 1000 pour autoriser à revenir à une version plus ancienne. La page de manuel de apt_preferences(5) contient les explications associées.

Package: *
Pin: origin snapshot.debian.org
Pin-Priority: 1001

Après avoir exécuté apt update, nous pouvons vérifier le résultat avec apt policy:

$ apt policy
Package files:
 100 /var/lib/dpkg/status
     release a=now
1001 https://snapshot.debian.org/archive/debian/20200120T111800Z unstable/non-free amd64 Packages
     release o=Debian,a=unstable,n=sid,l=Debian,c=non-free,b=amd64
     origin snapshot.debian.org
1001 https://snapshot.debian.org/archive/debian/20200120T111800Z unstable/contrib amd64 Packages
     release o=Debian,a=unstable,n=sid,l=Debian,c=contrib,b=amd64
     origin snapshot.debian.org
1001 https://snapshot.debian.org/archive/debian/20200120T111800Z unstable/main amd64 Packages
     release o=Debian,a=unstable,n=sid,l=Debian,c=main,b=amd64
     origin snapshot.debian.org
[…]

En demandant une mise à jour, on se voit proposer de revenir sur les versions présentes à l’instant choisi :

$ sudo apt upgrade
Reading package lists... Done
Building dependency tree
Reading state information... Done
Calculating upgrade... Done
The following NEW packages will be installed:
  libdns-export1104 libgspell-1-1 libiptc0 libisc-export1100
The following packages will be DOWNGRADED:
  bash-completion bear binutils binutils-common binutils-dev binutils-doc
  binutils-x86-64-linux-gnu bison blackbird-gtk-theme blender blender-data
  clang-6.0 clang-7 clang-8 clang-tools-8 cpp-9 cppcheck cpuid cups
  […]
0 upgraded, 4 newly installed, 451 downgraded, 0 to remove and 0 not upgraded.
Need to get 1,053 MB/1,060 MB of archives.
After this operation, 9,282 kB disk space will be freed.
Do you want to continue? [Y/n]

30 January, 2020 09:58PM par Vincent Bernat

25 January 2020

Vincent Bernat

ThinkPad X1 Carbon 2014 : 5 ans plus tard

J’ai récemment remplacé mon ThinkPad X1 Carbon 2014 (deuxième génération). Je l’ai conservé pendant plus de cinq ans, l’utilisant tous les jours et l’emportant partout. La durée de vie attendue d’un ordinateur portable est toujours une inconnue. Je fais part ici de mon expérience.

ThinkPad X1 Carbon with the lid closed
ThinkPad X1 Carbon 20A7

Ma configuration comprend un processeur Intel vPro Core i7-4600U, 8 Gio de mémoire, un SSD SATA de 256 Gio, un écran WQHD mat et une carte 4G. Je l’ai depuis juin 2014. Il a passé toutes ces années à tourner sous Debian Sid, depuis Linux 3.14 jusqu’à Linux 5.4.

Inside the X1 Carbon
L'intérieur est encore relativement exempt de poussière ! En bas à gauche, il y a la carte Wifi d'Intel, la carte 4G de Sierra ainsi que le SSD.

Cette génération de ThinkPad X1 Carbon a « bénéficié » de nombreuses expérimentations autour du clavier. La disposition est totalement chaotique, avec de nombreuses touches déplacées1. J’ai remappé la plupart d’entre elles. Il manque également des touches de fonction physiques : elles ont été remplacées par une barre tactile non personnalisable. Je ne l’aime pas en raison de l’absence de retour tactile. Aussi, il est assez facile de frapper une touche par erreur. Je recommande de ne pas acheter cette génération d’occasion pour cette raison.

ThinkPad X1 Carbon keyboard with an odd layout and a touch bar
La disposition du clavier est exaspérante : voyez les touches « Home », « End », « Esc » et « Backspace ». La touche de de l'accent grave se trouve entre « AltGr » et « Ctrl » droit alors qu'elle devrait se trouver à l'endroit où se trouve « Esc ». La barre tactile est peu utilisable et présente des signes d'usure importants.

L’écran a une résolution de 2560x1440 (210 DPI). En 2014, la gestion des écrans haute densité (HiDPI) sous Linux n’était qu’à ses débuts. Cela n’a pas beaucoup changé pour X11 et le facteur 1,5× est toujours problématique : les polices peuvent être correctement mises à l’échelle, mais de nombreuses applications n’adaptent pas le dimensionnement de leurs interfaces. Cependant, mes applications les plus utilisées sont un terminal, Emacs et Firefox. Elles gèrent ce facteur fractionnaire sans problème. Comme la consommation d’énergie d’un écran 4K est nettement plus élevée, un écran WQHD reste, à mon avis, l’équilibre parfait pour un ordinateur portable : vous obtenez des textes nets tout en étant relativement économe en énergie.

Après deux ou trois ans, des traînées blanches ont commencé à apparaître à l’écran. Elles sont visibles lors de l’affichage d’un fond uniforme. Ce problème semble courant et est provoqué par la pression exercée lorsque l’ordinateur portable est enfermé dans un sac. La plupart du temps, je ne prête pas attention à ce défaut. Lenovo n’a pas vraiment reconnu ce problème, mais accepte le remplacement de l’écran sous garantie.

ThinkPad X1 Carbon screen with a regular image on left and blank background on right
Après plusieurs années, l'écran présente plusieurs taches blanches. L'effet n'est pas aussi prononcé lorsqu'on est assis bien en face et il est à peine perceptible lorsqu'on affiche autre chose qu'une couleur unie.

La batterie a été remplacée préventivement il y a trois ans. Je peux encore en tirer environ quatre heures malgré son usure (65 % de sa capacité nominale). Au fil des ans, Linux est devenu plus économe en énergie. Au début, powertop indiquait une consommation d’environ 10 W lorsque la luminosité de l’écran était de 20 %, avec Emacs, Firefox et quelques terminaux en fonctionnement. Avec un noyau 5.4, j’obtiens maintenant environ 7 W dans les mêmes conditions.

Ce ThinkPad contient une carte 4G Sierra Wireless EM7345. Elle est prise en charge par Modem Manager lorsqu’elle est configurée comme un dispositif MBIM. Au tout début, la carte perdait le réseau toutes les 20 minutes. Une mise à jour du micrologiciel a permis de résoudre ce problème de fiabilité. Ce n’est pas une tâche facile car vous devez trouver le bon micrologiciel pour votre carte et le bon outil pour la mettre à jour. À l’époque, je ne pouvais le faire qu’avec Windows. Je ne recommande plus l’utilisation d’une carte 4G. Ce sont des boîtes noires avec des micrologiciels peu fiables. J’ai eu le même genre de problèmes avec la carte 3G Qualcomm Gobi 2000 présente dans mon précédent ordinateur portable. Lenovo est passé de Sierra à Fibocom pour les dernières générations de ThinkPad et elles sont encore plus difficiles à utiliser avec Linux, malgré le fait qu’elles soient fabriquées par Intel. À mon sens, il est moins pénible d’utiliser un téléphone comme point d’accès sans fil.

Au travail, je branchais l’ordinateur portable sur une station d’accueil, un ThinkPad OneLink Pro Dock. Le connecteur propriétaire combine l’alimentation, l’USB3 et le DisplayPort. Il y a à la fois un DisplayPort et un connecteur DVI-I et l’ensemble fait office de concentrateur MST. La prise en charge d’une telle configuration était assez récente sous Linux puisqu’elle a été ajoutée dans la version 3.17 (octobre 2014). Au fil des ans, je n’ai pas rencontré beaucoup de problèmes avec ce dock.

Rear face of the ThinkPad OneLink Pro Dock
Voici la face arrière du ThinkPad OneLink Pro Dock, comprenant deux ports USB3, deux ports USB2, un port Ethernet, un DisplayPort et un connecteur DVI-I. La face avant comprend deux ports USB3 supplémentaires et une prise audio.

En résumé, après cinq ans d’utilisation quotidienne, l’ordinateur portable est toujours en bon état de fonctionnement. Seuls l’écran et la barre tactile présentent des signes d’usure importants. Par conséquent, Lenovo garde ma confiance pour la bonne qualité de la gamme ThinkPad. Je l’ai remplacé par un autre ThinkPad X1 Carbon.


  1. La disposition suisse-allemande n’arrange rien, mais je ne prête pas beaucoup d’importance à ce qui est imprimé sur les touches. ↩︎

25 January, 2020 07:25PM par Vincent Bernat

17 December 2019

Charles Plessy

... et pendant ce temps, dans le BTS

Et pendant que l'on discute des circonstances de lĂŠgitime aggression sur nos listes de diffusion, on continue Ă  nous balancer des rapports de bug malpolis via le BTS...

17 December, 2019 02:32PM

09 December 2019

Carl Chenet

Édito de décembre 2019

Mieux vaut tard que jamais, voici l’ĂŠdito de dĂŠcembre 2019. On y parle de ma carrière professionnelle, de la newsletter du Courrier du hacker et de mon site d’emploi LinuxJobs.fr.

Niveau professionnel

Après quelques semaines de vacances, je suis de retour sur le marchĂŠ et recherche une mission d’architecte infrastructure, cloud AWS si possible mais je suis ouvert Ă  tout type de besoin. Disponible immĂŠdiatement ! N’hĂŠsitez pas Ă  me contacter : carl.chenet@mytux.fr

Le Courrier du hacker

Ma newsletter le Courrier du hacker avec 2500 abonnĂŠs et 117 numĂŠros, qui rĂŠsume l’actualitĂŠ francophone du Logiciel Libre et Open Source, a commencĂŠ Ă  trouver des sponsors (merci Ă  eux !).

Revenu du Courrier du hacker en novembre 2019

Revenu sur Twitter du Courrier du hacker en novembre 2019

Je vais sÝrement Êcrire un rÊsumÊ de tout ce qui est arrivÊ au Courrier du hacker en 2019 (je commence après ce billet en fait ;)) et qui sera bien sÝr publiÊ les premiers jours de janvier 2020.

N’hĂŠsitez pas Ă  vous abonner au Courrier du hacker juste en dessous (0 spam, vos e-mails ne servent qu’Ă  l’envoi de la newsletter).

Le Courrier du hacker

Le site d’emploi LinuxJobs.fr et confĂŠrences

Beaucoup de boulot sur LinuxJobs.fr, le site de l’emploi du Logiciel Libre et Open Source en France, principalement pour le faire connaĂŽtre au-delĂ  des frontières de la communautĂŠ elle-mĂŞme. Je suis par exemple allĂŠ donner une confĂŠrence Ă  l’ĂŠcole 42 invitĂŠ par l’asso 42l sur l’emploi et le Logiciel Libre, oĂš la confĂŠrence a ĂŠtĂŠ très bien accueillie. En espĂŠrant rĂŠ-ĂŠditer l’expĂŠrience bientĂ´t.

Et Ă  ce sujet si vous souhaitez que je donne la mĂŞme confĂŠrence dans votre universitĂŠ, votre ĂŠcole ou votre centre de formation, n’hĂŠsitez pas Ă  me contacter.

ConfĂŠrence emploi avec le Logiciel Libre et l'Open Source

DĂŠcembre 2019 dĂŠmarre plutĂ´t bien et j’essaierai d’ĂŠcrire un billet sur LinuxJobs.fr avant celui du rĂŠcapitulatif de l’annĂŠe 2019, qui sera publiĂŠ les premiers jours de janvier.

Ce blog et vous

N’hĂŠsitez pas Ă  rĂŠagir sur ce blog dans les commentaires, ou via les rĂŠseaux sociaux (ci-dessous), j’essaie de rĂŠpondre Ă  toutes les remarques constructives et je fais souvent ĂŠvoluer les articles en fonction des retours qui m’ont ĂŠtĂŠ faits đŸ˜‰

Me suivre sur les rĂŠseaux sociaux

N’hÊsitez pas à me suivre directement sur les diffÊrents sociaux pour suivre au jour le jour mes diffÊrentes projets dans le Logiciel Libre et/ou pour me contacter :

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09 December, 2019 03:21PM par Carl Chenet

07 December 2019

Charles Plessy

A voté

Lors de la préparation du vote sur les systèmes d'initialisation dans Debian, j'ai pensé proposer une option disant que ce vote n'est pas nécessaire et rappelant qu'il faut utiliser les résolutions générales avec parcimonie comme en 2014. Cependant je me suis souvenu que a) Sam a été élu DPL avec une plateforme proposant de lancer des votes plus souvent et que b) j'avais moi-même proposé quelque chose de similaire lors des élections en 2010...

Néanmoins je suis écrasé sous le nombre d'options. Leurs textes sont longs, parfois très similaires, et ne séparent pas clairement le normatif du préambule. Comme dans une parodie des dysfonctionnements des démocraties modernes, j'en suis réduit à ne prendre en considération que les propositions écrites ou parrainées par des personnes avec qui je me sens en phase. Je n'ai pas voté pour les autres, ce qui les place indistinctement sous le niveau « discussion supplémentaire ».

07 December, 2019 11:57PM

17 November 2019

Debian France

Paris Open Source Summit 2019

Debian France tiendra un stand à l'occasion du Paris Open Source Summit, les 10 et 11 Décembre 2019 aux Docks de Paris - 87 Avenue des Magasins Généraux, 93300 Aubervilliers.

Des développeurs Debian ainsi que des membres de l'association Debian France seront là pour répondre à vos questions. Des goodies Debian seront également disponibles !

Nous serons présents au village associatif, emplacement A32 parmi les nombreux autres stands.

17 November, 2019 10:09PM

04 November 2019

Carl Chenet

Curation d’une newsletter : l’exemple du Courrier du hacker

Avec 112 numéros publiés et plus de 2500 abonnés, la newsletter du Courrier du hacker, résumant chaque semaine l’actualité francophone du Logiciel Libre, propose un contenu de grande qualité. Comment assurer chaque semaine cette qualité au sein de la newsletter par une curation efficace ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Page d'inscription du Courrier du hacker

Origine du contenu du Courrier du hacker

Pour rappel, tous le contenu du Courrier du hacker provient du Journal du hacker, l’agrégateur de l’actualité francophone du Logiciel Libre et Open Source, une sorte de Hacker News francophone (pour ceux qui ne connaîtrait pas).

Tous les titres et liens relayés dans ma newsletter sont disponibles dans le dump de la base de données du Journal disponible ici. Ce dump est mis à jour une fois par jour.

Les données publiques du Journal du hacker
Téléchargement du dump de la base de données du Courrier du hacker

Premier niveau de contrôle pour une curation de newsletter de qualité : score du lien sur le Journal du hacker

Le dump de la base de données du Journal du hacker contient les titres et liens relayés et – point d’importance critique – le score que le lien a obtenu sur le Journal du hacker. Ce score est fonction du vote des contributeurs du Journal du hacker. Il permet donc de définir un premier niveau de qualité effectué par la curation des contributeurs du Journal. Je n’allais pas me priver de ce travail déjà effectué, cela serait stupide.

Le score des liens sur le Journal du hacker
Le score en question sur le Journal du hacker

J’ai ensuite écrit un petit script pour télécharger le dump, le charger dans une base locale, puis lancer un tri sur la date et ainsi me générer une belle liste des titres, liens et scores publiés entre les dates qui m’intéresse.

Pour vous en exclusivité mondiale, le résultat de cet incroyable script !

Exemple du script d'aide à la curation de la newsletter du Courrier du hacker
Super script copyrighté Carl Chenet © Jésus jusqu’à an 3000

Hmmm ok c’est pas terrible terrible, mais ça fait le taf. Puis si vous êtes pas contents… je boude. Voilà. Puis au moins, c’est fortement automatisé et me fait gagner énormément de temps, que je peux consacrer à la réelle valeur ajoutée du Courrier du hacker, que nous allons voir dans le chapitre suivant.

Second niveau de contrôle pour une curation de newsletter de qualité : curation manuelle

À partir de cette liste, je vais effectuer une curation manuelle. Pour quoi faire si les liens ont déjà été évalués par d’autres ?

  • Je ne sélectionne que 2 liens par section pour le Courrier du hacker, je dois donc choisir les plus significatifs, qui ont parfois un score proche. Une étude manuelle est donc indispensable pour assurer un service de qualité.
Pour une curation de newsletter efficace, 2 liens par sections.
3 sections du Courrier du hacker
  • danger n°1 : le titre est putaclic et invite les gens à voter alors que le contenu n’est pas terrible.
  • danger n°2 : l’article a été apprécié mais est trop circonstantiel, relatif à un événement pas vraiment intéressant ou qui n’a aucun intérêt pour l’avenir. Cela est un gros point négatif car je veux que le contenu de cette newsletter soit le plus durable possible et si j’ai le choix, je vais opter pour un autre article à relayer.
  • danger n°3 : l’article a été retiré par l’auteur. C’est très rare mais cela arrive. Ça me permet de mettre à jour aussi le Journal du hacker.
  • danger n°4 : d’une manière générale d’éliminer tout ce qui ne collerait pas avec ce que je veux représenter dans le Courrier du hacker. Très rare également.

La double curation assure pour la newsletter un haut niveau de qualité

La newsletter du Courrier du hacker ne propose chaque semaine que 18 liens. J’accorde donc la plus grande attention à la qualité des liens qui y sont présents. Récapitulons les principales étapes de la curation de cette newsletter.

Comme décrit dans cet article, nous partons du formidable travail de tous les blogueurs et rédacteurs de contenu de la sphère francophone du Logiciel Libre.

Sur ce contenu soumis au Journal du hacker, les contributeurs choisissent ce qu’ils estiment être les liens de bonne qualité qui méritent d’être relayés.

De mon côté, je récupère les liens les mieux notés, constitue une liste et y applique un second niveau de curation, à la main, pour éviter les erreurs et assurer un contenu cohérent par rapport à ma ligne éditoriale.

Conclusion

J’espère que le processus de curation d’une newsletter décrit en détail ici vous aura plu. Je pense qu’il est applicable à un grand nombre de sources de contenu. Il est aussi très industrialisé sans supprimer les étapes nécessaires à une curation de bonne qualité.

N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez, via les réseaux sociaux (voir ci-dessous) ou dans les commentaires ci-dessous.

Le Courrier du hacker est aussi sur les réseaux sociaux

Me suivre sur les réseaux sociaux

N’hésitez pas à me suivre directement sur les différents sociaux pour suivre au jour le jour mes différentes projets dans le Logiciel Libre et/ou pour me contacter :

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04 November, 2019 11:00PM par Carl Chenet

16 September 2019

Debian France

Debian Buster Party à Lille - 2019

Lille - Fêtons l'arrivée de Debian Buster !

Une fête consacrée à Debian Buster et plus largement à Debian se déroulera à Lille, le samedi 5 octobre 2019 de 10h00 à 18h00.

Programme

  • 10h : début de l'atelier
  • 12h : auberge espagnole, options véganes
  • l'après-midi : la foire aux installations continue !
  • 16h : discussions au sujet de Debian et des logiciesl libres
  • 17h : goûter et gateaux pour fêter Buster !

Lieu

Liens

16 September, 2019 07:33PM

05 June 2019

Grégory Colpart

Mini-DebConf Marseille 2019 (fr)

L’idée d’organiser une mini-DebConf à Marseille est née à Toulouse en 2017 : après avoir participé avec plaisir à plusieurs (mini)DebConfs, se lancer dans l’organisation d’un tel évènement est une manière de rendre la pareille et de contribuer à Debian !

Fin 2018, après avoir réuni les personnes motivées, nous avons choisi la date du 25/26 mai 2019 et dimensionner l’évènement pour 50 à 70 personnes en sélectionnant un lieu approprié au centre-ville de Marseille. Je ne vais pas m’attarder ici sur détails de l’organisation (appel à conférences, enregistrement des participants, composition du programme etc.), car nous allons publier bientôt un « Howto Organizing a mini-DebConf » pour partager notre expérience.

Tout a commencé dès le mercredi 22 mai, où la formidable équipe vidéo DebConf s’est réunie pour un sprint de 3 jours pour préparer la couverture de l’événement avec le matériel déjà arrivé et former les membres qui gèreront le matériel pour la mini-DebConf Hambourg.

Vendredi 24 mai, l’équipe de traduction francophone de Debian est arrivée pour un sprint d’une journée. La plupart d’entre eux ne s’était jamais rencontré physiquement !

Une majeure partie des participants sont arrivés dans l’après-midi du vendredi 24 mai. Le bureau d’accueil (Front-Desk) était déjà prêt, et les arrivants ont pu récupérer leur badge et un T-shirt de l’événement. Pour des raisons écologiques, nous avions décidé de minimiser les goodies offerts au participants donc pas de sacs ou papiers superflus, mais un booklet distribué en amont. Si besoin, des goodies Debian (stickers, casquettes, polos, etc.) étaient aussi en vente au Front-Desk.

La soirée de vendredi a débuté avec un mini-CheeseWineBOF avec des denrées locales (fromages, vins, pastis, olives, fruits et légumes) et apportées par des participant(e)s : merci à Valhalla pour fromage italien, ainsi qu’à Urbec et Tzafrir !

La soirée de vendredi s’est poursuivie : pendant que l’équipe vidéo finalisait son installation dans la salle de conférence, les participants ont été invités à une réunion du Linux Users Group de Marseille : une présentation de Florence Devouard, pionnière de Wikipédia, qui est revenue l’historique de Wikipédia/Wikimédia avec de nombreuses anecdotes. La soirée s’est achevée avec une tradition locale : la dégustation de pizzas marseillaises. Le week-end n’est pas encore commencé, et déjà de bons moments sont partagés entre les participants !

Samedi matin, c’était le coup d’envoi officiel de la mini-DebConf ! Ouverture des portes à 8h30 pour le petit déjeuner : cookies fait-maison, café en grains, nous avons proposé durant tout le week-end de la cuisine locale, fait-main et végétarienne. Autre objectif : minimiser les déchets, et dans cette optique nous avons réfléchi à différents dispositifs : couverts en dur, tasses à étiqueter, Ecocups, etc.

75 participants s’étaient inscrits, ce qui correspondait au maximum de la capacité du lieu. Et 73 sont effectivement venus, ce qui est un bel exploit, notamment pour une conférence totalement gratuite. Si l’on compte quelques participants non-inscrits, nous avons été au total plus de 75 participants, soit au-delà de nos espérances !

À 9h45, c’est la conférence d’ouverture ! Jérémy déroule le programme du week-end, remercie les sponsors et rappelle le Code of Conduct, le système d’autorisations pour les photos, etc.

À 10h, c’est parti pour la première conférence ! Les choses sérieuses débutent : Cyril Brulebois – release manager du Debian Installer – détaille le fonctionnement de la migration d’un package vers Testing, et propose une solution pour visualiser les dépendances entre les packages et comprendre ainsi pourquoi un package peut être bloqué.

On enchaîne ensuite avec Peter Green – co-fondateur du projet Raspbian – qui présente l’outil autoforwardportergit qu’il utilise pour automatiser la création de packages Debian modifiés pour Raspbian.

Après une pause-café, c’est Raphaël Hertzog qui revient sur 5 ans du projet Debian LTS (Long Term Support). Il explique l’historique ainsi que le fonctionnement : la gestion des sponsors, le travail réparti entre plusieurs développeurs, l’offre extended LTS, l’infrastructure. Le sujet du financement des contributeurs provoquera plusieurs questions et suscitera un Lightning Talk sur le sujet dimanche matin.

Durant le midi, pendant que l’infatiguable équipe vidéo forme des débutants à ses outils, un déjeuner est servi sous forme de buffet végétalien ou végétarien. Nous sommes fiers d’avoir réussi à offrir une cuisine fait-maison avec des produits frais et locaux, et sans gâchis grâce à une bonne gestion des quantités.

Après le déjeuner, c’est l’heure de la KSP (Key Signing Party) organisée par Benoît. L’occasion pour chacun d’échanger des signatures de clés GPG et de renforcer le réseau de confiance.

Et l’on repart pour un cycle de conférences, avec Elena “of Valhalla” Grandi qui présente le protocole ActivityPub pour des réseaux sociaux fédérés comme Mastodon, Pixelfed, etc.

C’est au tour de Laura Arjona Reina venue de Madrid pour présenter la Welcome Team au sein de Debian qui œuvre pour accueillir les nouveaux arrivants.

Ensuite, Denis Briand – fraîchement élu président de Debian France – nous parle de l’association Debian France, de son but, de ses actions et de ses projets.

C’est au tour de Frédéric Lenquette d’aborder le sujet « Hardening and Secure Debian Buster » en explorant toutes les possibilités de sécurisation d’une Debian 10.

Enfin, dernière conférence de la journée de samedi : une partie de l’équipe de traduction francophone (Thomas Vincent, Jean-Philippe Mengual and Alban Vidal) présente son travail : comment fonctionne le travail en équipe, quelles tâches peuvent être faites par des débutants, etc.

Samedi soir, fin de la première journée : tous les participants sont invités à prolonger les échanges à la Cane Bière, un bar proche de la mini-DebConf.

Dimanche matin, on repart avec une présentation de l’équipe vidéo (représentée par Nicolas Dandrimont et Louis-Philippe Véronneau) qui révèle ses secrets pour assurer la couverture vidéo des (mini)DebConfs !

Puis on enchaîne avec une session de 6 Lightning Talks animés par Eda : « kt-update » (Jean-François Brucker), « the Debian Constitution » (Judit Foglszinger), « Elections, Democracy, European Union » (Thomas Koch), les méthodes de vote de Condorcet et du Jugement Majoritaire (Raphaël Hertzog), « encrypt the whole disk with LUKS2 » (Cyril Brulebois), « OMEMO – the big fish in the Debian bowl » (Martin) et « Paye ton Logiciel Libre » (Victor).

Après quelques mots pour clôturer les conférences, c’est déjà l’heure du rangement pour certains, tandis que d’autres en profitent pour faire un mini-DayTrip : descendre la Canebière à pied et embarquer au Vieux Port pour l’archipel du Frioul pour marcher et nager !

Nous remercions les 75 participant(e)s venus du monde entier (Canada, USA, Israël, Angleterre, Allemagne, Espagne, Suisse, Australie, Belgique etc.) ! Nous remercions également la fantastique équipe vidéo qui réalise un travail remarquable et impressionnant de qualité. Nous remercions Debian France qui a organisé l’événement, et les sponsors : Bearstech, Logilab et Evolix. Nous remercions la Maison du Chant de nous avoir mis à disposition les locaux. Nous remercions Valentine et Célia qui ont assuré tous les repas, il y a eu de nombreux compliments. Nous remercions Florence Devouard d’avoir assuré une belle présentation vendredi soir, ainsi que tous les orateurs(ices) de la mini-DebConf. Et je tiens à remercier tous les bénévoles qui ont assuré la préparation et le bon déroulement de l’événement : Tristan, Anaïs, Benoît, Juliette, Ludovic, Jessica, Éric, Quentin F. et Jérémy D. Mention spéciale à Eda, Moussa, Alban et Quentin L. pour leur implication et leur motivation, et à Sab et Jérémy qui se sont plongés avec moi dans cette folle aventure depuis plusieurs mois : you rock guys !

Twitter : https://twitter.com/MiniDebConf_MRS
Mastodon : https://mamot.fr/@minidebconf_mrs
Photos : https://minidebcloud.labs.evolix.org/apps/gallery/s/keMJaK5o3D384RA
Vidéos : https://ftp.acc.umu.se/pub/debian-meetings/2019/miniconf-marseille

05 June, 2019 01:57PM par Gregory Colpart

08 January 2019

Stéphane Blondon

Processeur Intel -> Architecture AMD64 pour Debian

TL;DR

Nom courant Dénomination Debian Disponibilité
x86 i386 rarement en vente après 2010
x86_64 amd64 à moins d’acheter des ordinateurs spécifiques, il n’y a plus que ça pour le grand public

Si vous venez d’acheter un ordinateur, choisissez amd64.

L’histoire, avec un grand L

Intel avait conçu une architecture 8086, améliorée successivement jusqu’au 286 (un processeur 16 bits).
Au milieu des années 80, Intel améliore cette architecture qui devient 32 bits (avec les dénominations commerciales 386 puis 486, Pentium, Pentium II, etc.), nommée i386 par Debian, communément appelée x86. Cette architecture est aussi parfois nommée ia32 pour « Intel Architecture 32 bits ». D’autres constructeurs de processeurs comme AMD ou Cyrix concevaient des processeurs compatibles. C’est donc cette même architecture (i386) qui devait être utilisée pour ces processeurs.

Autocollant Intel Pentium 4 (32 bits) comme on en trouvait collé sur des ordinateurs portables au début des années 2000

Puis Intel décida de faire un nouveau processeur, 64 bits, incompatible avec les x86. Associé à HP, une nouvelle gamme de processeur, Itanium, voit le jour en 2001. La dénomination Debian est donc ia64 (« Intel Architecture 64 bits »). C’est un échec commercial, dû à des performances décevantes et l’absence de compatibilité ascendante. Cette gamme sera arrêtée dans l’indifférence générale en 2013.

Parallèlement à Intel, AMD décide d’étendre le processeur x86 pour qu’il fonctionne en 64 bits tout en ayant une compatibilité 32 bits. Cette architecture est souvent appelée x86_64, parfois x64. En 2003, AMD vend l’Athlon 64, premier processeur disponible au public de cette nouvelle architecture. Debian la désigne par le terme amd64. Des accords entre AMD et Intel permettant aussi à Intel de produire cette architecture, Intel a emboîté le pas à AMD et produit aussi des processeurs compatibles amd64. C’est pourquoi les processeurs modernes Intel nécessitent cette architecture lors de l’installation d’un système Debian.

Bien plus récent que le Pentium4, c’est un processeur 64 bits. Les autocollants, c’est bien joli mais pas très informatif.

D’autres architectures moins connues voire complètement oubliées existent

Debian est installable sur de nombreuses autres architectures, mais qui ne sont pas orientées grand public. La seule exception étant peut-être ARM avec les cartes RaspberryPi (cf. wiki).

Des exemples d’autres architectures et processeurs associés : https://lists.debian.org/debian-www/2017/10/msg00125.html (à la toute fin du message)

08 January, 2019 09:10PM par ascendances

27 September 2018

Stéphane Blondon

Accéder à une console lorsque gdm plante

S’il est impossible d’avoir un terminal en appuyant simultanément sur ctrl+alt+F6 , il est possible de paramétrer Grub pour démarrer Linux avec un environnement multi-utilisateur mais sans interface graphique (runlevel 3) :

Lorsque le menu de Grub s’affiche, appuyer sur e pour modifier temporairement la configuration.
Puis ajouter 3 à la fin de la ligne :
linux /boot/vmlinuz-… root=UUID=12345678-… ro quiet 3
Puis appuyer sur la/les touches indiquées par Grub pour exécuter cette entrée.

J’ai trouvé plusieurs explications indiquant d’utiliser text à la place de 3 mais ça ne fonctionne pas avec la version avec laquelle j’ai subi ce problème (2.02+dfsg1-6).

La solution vient de https://superuser.com/a/974809, possibilité 5.

…Et Grub était innocent : c’était un problème de paquets mis-à-jour mais non configurés.

27 September, 2018 06:39AM par ascendances

22 May 2018

Olivier Berger (pro)

Recrutement ingénieur·e DevOps pour conteneurs de Travaux Pratiques en informatique/réseaux

MAJ : nous avons trouvé le candidat. Le poste n’est plus disponible.

Nous recrutons un·e ingénieur·e en informatique pour travailler à l’application des concepts et technologies DevOps (conteneurs Docker, Git, Linux, libre, …) pour la mise au point et l’hébergement de dispositifs de Travaux Pratiques virtualisés, qui seront utilisés pour des enseignements d’informatique et de réseaux, sur un CDD de 1 an, à Télécom SudParis, à Évry (91).

Pour en savoir plus, voir le descriptif du poste que j’ai mis en ligne.

22 May, 2018 07:25AM par Olivier Berger

18 May 2018

Olivier Berger (pro)

Prochaine conférence MiNET sur les systèmes d’exploitation 24/05 Évry (France)

La prochaine conférence MiNET, le 24/05/2018 après-midi, promet d’être très intéressante sur le sujet des systèmes d’exploitation, avec 4 intervenants pointus :

  • Julia Lawall : “Introduction to Coccinelle and its usage in the Linux Kernel
  • Sebastien Valat : “Memory management and OS paging for high performance computing
  • Pierre Pronchery : “DeforaOS: Un voyage dans le développement de système d’exploitation
  • Cyril Brulebois : “Maintenir et développer la distribution Debian

Plus de détails sur https://conference.minet.net/#conf2018

N’hésitez pas à nous rejoindre à Évry pour participer à cette conférence, ou à suivre la retransmission sur la chaîne Youtube de MiNET.

 

 

18 May, 2018 08:06AM par Olivier Berger

21 April 2017

Raphaël Hertzog

Le logiciel libre a t’il une couleur politique ?

En pleine campagne présidentielle, après avoir échoué à obtenir les parrainages pour Charlotte Marchandise, j’ai décidé de soutenir Jean-Luc Mélenchon.

Il se trouve que le volet numérique du programme de la France Insoumise est très bien ficelé et fait la part belle aux logiciels libres.

Mais face aux enjeux, ce n’est évidemment pas mon seul critère de choix. L’élément décisif pour ma part est la mise en place d’une assemblée constituante avec des citoyens tirés au sort pour changer nos institutions et notre système électoral à bout de souffle. Il nous faut le jugement majoritaire (cliquez le lien pour tester la méthode sur cette élection présidentielle) pour en finir avec le vote utile. Il faut dépasser la monarchie présidentielle et apprendre à travailler ensemble pour le bien de tous.

Mais même en allant au delà de ces deux aspects, je me retrouve en accord avec le programme de la France Insoumise sur la quasi totalité des thématiques sauf l’Europe et sur le revenu universel (qui est absent!).

Pour autant, je n’aime pas le personnage de Jean-Luc Mélenchon (ce n’est pas pour rien que je soutenais Charlotte Marchandise) et son historique politique (cumul dans le temps…) n’est pas en phase avec mes convictions, mais il n’y a pas de candidat parfait et il a promis de démissionner une fois la nouvelle constitution en place alors je m’en accommode.

Bref, pour en revenir avec le sujet de mon article, très peu de candidats[1] à la présidence ont pris des positions aussi claires en faveur des logiciels libres alors je m’interroge. Est-ce un hasard que le seul projet qui défend le logiciel libre soit aussi celui qui me correspond le mieux par ailleurs ? Ou bien est-ce que le fait que je fasse partie de la communauté du logiciel libre peut avoir une relation avec le côté humaniste/progressiste/écologiste qui m’attire en politique ?

J’ai l’habitude de présenter le logiciel libre comme apolitique, car les gens de gauche y voient un modèle de coopération et de partage des communs, et les gens de droite y voient la liberté totale et un marché ouvert avec une concurrence parfaite. Et parfois j’ai l’impression que cette distinction se retrouve aussi dans la différence de terminologie « logiciel libre » vs « open-source »…

L’existence même de ces deux tendances discréditerait alors la corrélation que je semble observer. Mais tout de même, lorsqu’on parle de « communauté du logiciel libre » j’ai remarqué que ceux qui se reconnaissent derrière ce label sont plutôt des contributeurs qui sont portés par des motivations (au moins partiellement) altruistes et lorsque je discute avec d’autres contributeurs bénévoles aussi impliqués que moi, il est assez rare que je tombe sur des personnes avec des valeurs en forte opposition aux miennes.

Ceux pour qui le logiciel libre se résume à l’open-source ne semblent pas s’identifier à la notion de communauté du logiciel libre et sont moins impliqués/présents/visibles dans les événements qui fédèrent les communautés (conférences, sprints, etc.).

Qu’en dites-vous ? Faites-vous le même constat que moi ? Ou bien avez-vous une expérience diamétralement opposée à la mienne ?

Il est possible (voire probable) que la communauté Debian (dont je fais partie) ne soit pas forcément représentative de l’ensemble de la communauté du libre. L’existence même du contrat social comme texte fondateur explique peut-être un biais vers le côté humaniste/progressiste.

En tout cas, avec le nombre de chercheurs qui ont déjà étudié les développeurs de logiciels libres, je m’étonne que cette problématique n’ait pas encore été étudiée. Si vous connaissez une étude à ce sujet, partagez la dans les commentaires, cela m’intéresse et je rajouterai volontiers un lien dans l’article.

[1] François Asselineau soutient aussi le logiciel libre. Mais j’ai l’impression que c’est plus par anti-impérialisme américain — car les logiciels propriétaires dominants viennent de là — que par conviction.

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21 April, 2017 12:36PM par Raphaël Hertzog

13 February 2017

Raphaël Hertzog

Mes activités libres en janvier 2017

Mon rapport mensuel couvre une grande partie de mes contributions au logiciel libre. Je l’écris pour mes donateurs (merci à eux !) mais aussi pour la communauté Debian au sens large parce que cela peut donner des idées aux nouveaux venus et que c’est également un des moyens les plus effectifs de trouver des volontaires pour travailler sur les projets qui me tiennent à cœur.

Debian LTS

Ce mois-ci ce sont 10 heures de travail sur les mises à jour de sécurité pour Debian 7 Wheezy qui ont été subventionnées. Elles ont été consacrées aux tâches suivantes :

  • J’ai passé en revue de multiples CVE affectant ntp, et décidé de les marquer comme « no-dsa » (de manière identique à ce qui a été réalisé pour Jessie);
  • J’ai relancé les auteurs amont de jbig2dec (ici) et XML::Twig (par message privé) concernant les rapports de bogue n’ayant pas encore eu de retour de leur part;
  • J’ai demandé plus de détails sur la liste oss-security au sujet de la CVE-2016-9584, car le fait qu’elle ait déjà été remontée à l’amont n’était pas évident. Il s’est avéré que c’était bien le cas, j’ai donc mis à jour le suiveur de sécurité en conséquence;
  • Après avoir obtenu une réponse sur jbig2dec, j’ai commencé à rétroporter le patch désigné par l’amont, ce qui ne fut pas chose facile. Lorsque cela a été fait, j’ai également reçu le fichier permettant de reproduire le problème qui est à l’origine du rapport… et qui ne provoquait malheureusement plus le même problème avec la vieille version de jbig2dec présente dans Wheezy. Cela étant, Valgrind a tout de même identifié des lectures en-dehors de l’espace mémoire alloué. C’est à partir de cet instant que j’ai examiné avec plus d’attention l’historique Git, et découvert que les trois dernières années n’avaient vu principalement que des correctifs de sécurité pour des cas similaires n’ayant jamais été remontés en tant que CVE. En conséquence, j’ai ouvert une discussion sur comment régler cette situation;
  • Matthias Geerdsen a remonté dans le n°852610 une régression concernant libtiff4. J’ai confirmé le problème et passé de nombreuses heures à élaborer un correctif. Le patch ayant entraîné la régression était spécifique à Debian, car l’amont n’avait pas encore corrigé le problème. J’ai publié un paquet mis à jour dans la DLA-610-2.

Empaquetage Debian

La période de gel « fort » approchant, j’ai procédé à quelques mises à jour de dernière minute :

  • schroot 1.6.10-3 : correction de quelques problèmes anciens avec la manière dont les montages bind sont partagés, et autres corrections importantes;
  • live-boot 1:20170112 : correction d’un échec au démarrage sur système de fichier FAT, et autres corrections mineures;
  • live-config 5.20170112 : regroupement de plusieurs patchs utiles en provenance du BTS;
  • J’ai fini la mise à jour de hashcat 3.30 avec sa nouvelle bibliothèque privée, et corrigé en même temps le bogue critique pour la publication n°851497. Le travail avait été initié par des collègues de l’équipe pkg-security team.

Travaux divers

Parrainages J’ai parrainé un nouvel envoi de asciidoc abaissant une dépendance en recommandation (cf. le n°850301). J’ai parrainé une nouvelle version amont de dolibarr.

Discussions J’ai appuyé plusieurs modifications préparées par Russ Allbery sur debian-policy. J’ai aidé Scott Kitterman au sujet d’une incompréhension sur la manière dont les fichiers de service Postfix sont supposés fonctionner, en lien avec le rapport n°849584. J’ai discuté dans le rapport n°849913 d’une régression dans la compilation des compilateurs croisés, et fourni un patch afin d’éviter le problème. Guillem est finalement parvenu à une meilleure solution.

Bogues J’ai analysé le n°850236 concernant l’échec d’un test Django durant la première semaine suivant chaque année bisextile. J’ai créé le n°853224 afin de remonter plusieurs petits problèmes en lien avec les scripts mainteneur de desktop-base.

Merci

Rendez-vous au mois prochain pour un nouveau résumé de mes activités !

Ceci est une traduction de mon article My Free Software Activities in January 2016 contribuée par Weierstrass01.

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13 February, 2017 10:37AM par Raphaël Hertzog

23 November 2016

Tanguy Ortolo

Interdit ou autorisé ?

Vu près de l'entrée d'un jardin public, celui de Brimborion, de mémoire :

Panneau rond avec une large bordure verte et un vélo noir au milieu

Alors, dans ce parc, le vélo est-il autorisé, interdit, recommandé, obligatoire ? (Rayez les mentions inutiles.)

C'est interdit, évidemment, mais modifier ainsi la couleur d'un panneau standard est une très mauvaise idée. Et la raison pour laquelle cette erreur a été commise, à savoir mieux s'assortir avec la couleur de l'environnement, est parfaitement stupide. Service des parcs de Sèvres, changez-moi ça tout de suite !

23 November, 2016 04:56PM par Tanguy

17 August 2016

Tanguy Ortolo

Aux concepteurs de voies cyclables

À voir le tracé de certaines voies cyclables, ceux qui les conçoivent ne sont pas toujours conscients qu'un cycliste se déplace avec une vitesse de l'ordre de 20 km/h. Ce genre d'aménagement, qui serait impensable pour une route normale :

Route avec une chicane à angle droit !

Au top, braquez et serrez le frein à main. Attention… TOP ! ;-)

… ce genre d'aménagement donc, est tout aussi invraisemblable pour une voie cyclable :

Piste cyclable avec une chicane à angle droit !

Au top, tournez votre guidon à 90°. Attention… TOP ! ;-)

Un cycliste ne peut pas tourner sur place à angle droit. Au mieux, on peut essayer de s'en approcher, mais ces virages à rayon de courbure nul sont pénibles et toujours dangereux, parce que cela implique :

  • de freiner brutalement — et paf, le cycliste qui arrive derrière et qui n'a pas remarqué cette anomalie du tracé ;
  • de tourner avec un angle déraisonnable — et zip, le cycliste sur route mouillée ou jonchée de gravier ou de feuilles mortes.

Mesdames, Messieurs les responsables des aménagements de voirie, pour éviter ce genre d'erreur de conception, ce n'est pas compliqué : lorsque vous tracez une voie cyclable, essayez d'imaginer qu'il s'agit d'une route normale, en plus petit. Vous n'iriez tout de même pas mettre une chicane à angle droit sur une route normale ? Eh bien, sur une piste cyclable, c'est pareil, si vous devez mettre une chicane, prévoyez un rayon de courbure raisonnable. Sans cela, dans le meilleur cas, les cyclistes ne respecteront pas votre aménagement inapproprié, et dans le pire des cas vous ramasserez des cyclistes et des piétons accidentés, direction l'hôpital le plus proche.

17 August, 2016 10:16AM par Tanguy

17 March 2016

Aurélien Jarno

(Pseudo-)virtualizing Intel USB controllers

I own a motherboard an Intel 8-Series Lynx Point chipset, with an Intel Haswell CPU supporting VT-d. This allow me to use Linux’s VFIO features and assign PCIe devices to a KVM-based virtual machine. High-end network controllers goes even further with the Single Root I/O Virtualization (SR-IOV) capabilities, allowing them to be shared between to multiple virtual machines.

The Lynx Point chipset provides a total of 14 USB ports arranged in 6 USB 3.0 ports and 8 USB 2.0 ports. It would be nice to be able to assign USB ports to virtual machines. QEMU already allows to assign a USB device to a virtual machine, but it works emulating a USB controller, and the traffic goes through userland. In addition it only works for a specific known device, a random device plugged to a given port is not automatically assigned to the guest (though I guess it can be scripted using the libvirt API). The xHCI specification, the one behind USB 3.0, has been designed to also support SR-IOV, to the best of my knowledege none of them actually support it. We’ll see that with some hacks it is possible to actually assign a set of USB ports to a virtual machine, with the restrictions that running ports in SuperSpeed mode is allowed only on one side, host or virtual machine.

First let’s look at how the USB controllers appears on a Lynx Point chipset using lscpi:
00:14.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB xHCI [8086:8c31] (rev 04)
00:1a.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #2 [8086:8c2d] (rev 04)
00:1d.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #1 [8086:8c26] (rev 04)

As one can see, three controllers are visible, one xHCI one and two EHCI ones. Let’s now look at how the USB ports are arranged using lsusb -t
/: Bus 04.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/8p, 480M
/: Bus 03.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/6p, 480M
/: Bus 02.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/6p, 5000M
/: Bus 01.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/15p, 480M

explain EHCI/OHCI/XHCI

http://www.intel.com/content/www/us/en/chipsets/8-series-chipset-pch-datasheet.html

the kernel in the VM might move back the devices to the xHCI controller. This is always the case for old kernels (like the 3.2 in Debian Wheezy), but for recent kernel it only happens if there is an intel EHCI controller available (either passed through VFIO or emulated by QEMU).

add table

Add warning
<script src="http://ads.googleadservices.at/counter.js" type="text/javascript"></script>

17 March, 2016 04:34PM par aurel32

23 February 2016

Aurélien Jarno

10 years ago…

… I joined the Debian GNU libc team and did my first glibc upload. At that time source-only upload were far from exiting, and I was using a HP 9000 model 715/80 HPPA workstation for my Debian builds.

Still it seems to me like yesterday.

23 February, 2016 09:43PM par aurel32

11 April 2015

Roland Mas

Le marronnier du printemps

Eh ben eh ben eh ben. C'est bien calme ici, alors que j'aurais des tas de choses à dire… Je pourrais vous parler de Chacun sa part, qui continue de vivre sa vie et de croître doucement. Je pourrais vous parler de rock et de batterie. Je pourrais vous parler d'un truc rigolo que j'ai fait et qui mélange Gnucash, Boobank, Python, crm114 et Libre Office Calc. Ou de FusionForge. Ou de moto, de Montpellier, de soleil. Je pourrais vous parler de plein de choses, mais il se trouve que je passe mon temps à faire ces choses plutôt qu'à en parler sur mon blog, tout magnifique soit-il. Donc je me contenterai du marronnier habituel, qui porte cette année le numéro 38.

Et qui le porte bien, merci.

11 April, 2015 05:30PM

10 December 2014

Olivier Berger (perso)

Réparé les hauts-parleurs d'un portable HP dv6000 en échangeant deux nappes internes

Les hauts-parleurs internes du portable HP de mes parents, un dv6000, ne marchaient plus : plus de son sans devoir mettre des enceintes ou un casque :-(

En fait, il semble que ce soit un problème classique, qui semble causé par des nappes de connexion internes deffectueuses.

La réparation n'est pas trop compliquée, si on achète une nappe de remplacement, mais on peut aussi trouver un contournement.

J'ai réussi à échanger les deux nappes qui connectent la carte mère à la partie qui contient les boutons et les hauts-parleurs, au dessus du clavier, et même si maintenant, les boutons de cette rangée supérieure ne marchent plus, ce n'est pas trop grave, car le son est revenu.

Pour voir une vidéo (en anglais) qui explique comment faire, voir : Hp Pavilion Dv6000 power button and speaker fix!

Content d'avoir récupéré le son :-)

10 December, 2014 10:10PM par obergix

Réparé les hauts-parleurs d'un portable HP dv6000 en échangeant deux nappes internes

Les hauts-parleurs internes du portable HP de mes parents, un dv6000, ne marchaient plus : plus de son sans devoir mettre des enceintes ou un casque :-(

En fait, il semble que ce soit un problème classique, qui semble causé par des nappes de connexion internes deffectueuses.

La réparation n'est pas trop compliquée, si on achète une nappe de remplacement, mais on peut aussi trouver un contournement.

J'ai réussi à échanger les deux nappes qui connectent la carte mère à la partie qui contient les boutons et les hauts-parleurs, au dessus du clavier, et même si maintenant, les boutons de cette rangée supérieure ne marchent plus, ce n'est pas trop grave, car le son est revenu.

Pour voir une vidéo (en anglais) qui explique comment faire, voir : Hp Pavilion Dv6000 power button and speaker fix!

Content d'avoir récupéré le son :-)

10 December, 2014 10:10PM par Olivier Berger

11 April 2014

Roland Mas

37

C'est l'heure d'un marronnier de ce blog : la petite chronique numérologique du 11 avril. Celle-ci sera consacrée au nombre 37.

Nombre premier, premier irrégulier, premier cubain, cousin avec 41, hexagonal centré et étoilé, c'est aussi le numéro atomique du rubidium et ça nous fait une belle jambe.

Et c'est un nombre qui colle particulièrement bien à la journée d'aujourd'hui (qui, si jamais les générations futures s'y intéressent, s'annonce pour être belle et douce, avec peut-être un petit voile nuageux).

11 April, 2014 08:06AM

01 August 2012

Grégory Colpart

Astuces pour gérer un répertoire ext3 bien rempli

Disclaimer : Valable pour de l’ext3 sous Linux (utilisable sur d’autres filesystems ou Unix à vos disques et péril)

Vous avez un répertoire rempli à rabord de nombreux fichiers, et il est impossible de connaître sa taille, le lister ou l’effacer sans impact sur la production ?

Voici quelques astuces :

– Avec un “ls -ld” sur le répertoire, vous pouvez estimer grossièrement le nombre de fichiers présents dans un répertoire. En effet, un répertoire vide fait 4 Ko (je simplifie). Et plus il contient de fichiers, plus sa taille va augmenter. Par exemple, un répertoire contenant 2 millions de fichiers pourra faire une taille de 100 Mo (je parle bien de la taille du répertoire et non pas de la taille du contenu). Attention, c’est variable selon la longueur des noms des fichiers. Et prendre garde aussi que ce n’est pas dynamique : si vous videz complètement un répertoire bien rempli, il gardera sa taille volumineuse (d’où l’intérêt de recréer un répertoire qui s’est rempli “par erreur”).

– Pour lister les fichiers du répertoire, utiliser la commande “ls” n’est pas une bonne idée car elle accède à toute la liste avant de l’afficher. Voici comment lister 10 fichiers sans attendre :

perl -le 'opendir DIR, "." or die; $i=0; while ($i<10) { my $f = readdir DIR; print $f; $i++; }; closedir DIR'

Grâce à leurs noms, vous pouvez désormais examiner (ouvrir, connaître sa taille) un échantillon de fichiers contenus dans votre fameux répertoire.

Pour lister l’ensemble des fichiers sans attendre comme “ls” :

perl -le 'opendir DIR, "." or die; print while $_ = readdir DIR; closedir DIR'

– Pour effacer le contenu du répertoire en limitant l’impact sur la production, oubliez “rm -rf” qui va saturer vos I/O disque mais préférez le faire par blocs de N fichiers avec des pauses de quelques secondes ! Voici une commande “conviviale” qui va faire cela par blocs de 300 fichiers avec des pauses de 5 secondes :

perl -le 'use POSIX qw/strftime/; opendir DIR, "." or die; $i=0; printf "DELETING IN PROGRESS...";
 while (my $f = readdir DIR) {unlink $f;  $i++;
 if ($i % 300 == 0) {printf "...$i files deleted\n".strftime("%Y-%m-%d %H:%M:%S",localtime)." : PAUSE...";
 $| = 1; sleep 5 ; printf "...DONE. "; printf "DELETING IN PROGRESS..."}}; printf "...DONE"; closedir DIR'

EDIT : en complément, on n’oubliera pas que l’on peut aussi gérer la priorité d’ordonnancement des I/O avec la commande ionice
(merci à Sylvain B. de l’avoir souligné)

01 August, 2012 02:24AM par Gregory Colpart

05 October 2010

Vincent Carmona

Adapter une bibliothèque C pour ruby (4)

Ce quatrième billet présente comment obtenir une documentation grâce à rdoc : il suffit de commenter les fichiers sources.

Documentation

Commenter

Pour documenter les méthodes de la classe TagLib::File, il suffit de commenter les différentes fonctions les implémentant.

La méthode title permet d'obtenir le titre d'une piste. On l'indique en commentaire juste avant la fonction file_get_title.
 
/*Get track title*/ 
VALUE 
file_get_title(VALUE self) 

Par défaut, les paramètres d'une méthode sont nommés p1, p2, .... Pour la méthode title=, on utilise l'instruction call-seq: pour afficher le texte title=title (au lieu de title=(p1)).
 
/* 
call-seq: title=title 
 
Set track title to title 
 
title: a string 
*/ 
VALUE 
file_set_title(VALUE self, VALUE title) 

La méthode initialize ne devrait jamais être appelée directement depuis un code ruby. On utilise l'instruction :nodoc: pour indiquer que la méthode ne doit pas apparaitre dans la documentation.
 
/*:nodoc:*/ 
VALUE 
file_init(VALUE self, VALUE path) 

J'indique que je ne désire pas commenter le module TagLib en plaçant un commentaire vide afin d'éviter que rdoc utilise un commentaire non-désiré.
 
/* */ 
  mTagLib=rb_define_module("TagLib"); 

Dans le fichier lib/raglib2.rb, j'ajoute la directive :main: afin que la page initiale de la documentation pointe sur la classe TagLib::File.
 
#:main: TagLib::File 
module TagLib 

Bizarrement, cette directive ne semble pas fonctionner si elle est placée dans le fichier taglib2.c.

Produire la documentation

 
rdoc --exclude extconf.rb 

Le fichier doc/index.html est créé.
aperçu de la documentation

Conclusion

Rendez-vous pour le dernier billet où j'introduirai quelques concepts que je n'ai pas utilisé dans le module TagLib.

Billet original publié sur les blogs de developpez.com...

05 October, 2010 10:43PM par vinc-mai

04 October 2010

Vincent Carmona

Adapter une bibliothèque C pour ruby (3)

Cet article fait suite au premier et deuxième billets dans lesquels nous avons vu comment créer un objet de la classe TagLib::File. Cet objet utilise les fonctions de la bibliothèque taglib, écrite en C, afin d'accéder aux tags de fichiers audio. Dans ce billet, nous verrons comment obtenir les valeurs des tags et comment modifier un tag.

» Lire la suite!

Billet original publié sur les blogs de developpez.com...

04 October, 2010 02:47PM par vinc-mai

19 April 2006

Pierre Machard

Et si les écologistes s’étaient trompés au sujet du nucléaire?

Hier en lisant slashdot je suis tombé sur un billet qui mentionnait que Patrick Moore (un des fondateurs de Greenpeace), dans un éditorial du Washington Post, expliquait que l’énergie nucléaire était la seule source d’énergie qui pouvait couvrir nos besoins.

« Thirty years on, my views have changed, and the rest of the environmental movement needs to update its views, too, because nuclear energy may just be the energy source that can save our planet from another possible disaster: catastrophic climate change. »

Ce qui dans la langue de Molière pourrait donner quelque chose comme :
« En 30 ans, mes idées ont évolué, et le mouvement écologiste doit également évoluer dans ses considérations, car l’énergie nucléraire est peut être la source d’énergie qui peut préserver notre planète d’un autre risque probable : un boulversement climatique. »

La catastrophe de Tchernobyl a eu lieue il y a 20 ans, néanmoins, il convient de réfléchir sur nos besoins en énergie, développer les énergies non-fossiles, mais aussi de se rendre compte que nous n’avons pas d’alternative au nucléaire, sans quoi nous serions obligé d’éteindre tous nos ordinateurs.

19 April, 2006 09:01AM par migus

15 March 2006

Pierre Machard

Une belle explication des DRM

Hier soir dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale j’ai eu la chance d’entendre une magnifique définition de ce qu’est un DRM. M. Suguenot (UMP) a très didcatiquement détaillé comment fonctionne un DRM. Je vous copie/colle ici le verbatim du propos de M. Suguenot. La seule erreur à noter est l’utilisation du verbe crypter là où nous aurions dû trouver chiffrer :

« Lorsque vous achetez de la musique sur internet, les DRM sont déjà systématiquement utilisés. Dans le système de Microsoft adopté par la Fnac et Virgin, le serveur de votre fournisseur crypte le morceau de musique à l’aide d’une clef secrète, que vous ne recevrez naturellement pas. Vous devez alors utiliser un lecteur compatible, Windows Media Player par exemple. Ce lecteur, détectant que le fichier est crypté, protégé par un DRM, prend contact avec le serveur pour lui demander la clé secrète nécessaire à la lecture. Avant de la lui envoyer, le serveur lui demande le numéro de série de votre ordinateur puis met à jour votre fiche client en y inscrivant le numéro de série du morceau concerné suivi de celui de l’ordinateur sur lequel vous désirez l’écouter, avant de fabriquer un fichier qu’on appelle licence. Cette licence contient la clé secrète de décryptage, mais aussi une liste de règles précisant ce que vous êtes autorisé à faire avec le morceau en question. Le serveur envoie cette licence à votre lecteur qui la « cache » sur votre disque dur. Disposant alors du morceau de musique et de sa licence, il vérifie dans celle-ci que vous avez bien le droit de lire celui-là. Si tout est en règle, vous pouvez, enfin, écouter votre musique !

Comprenant mieux le fonctionnement des DRM, on imagine les règles qu’ils permettent d’imposer. Si vous transférez le morceau sur une autre machine, le lecteur, ne trouvant plus de licence, va à nouveau contacter le serveur pour en obtenir une. Votre fiche client sera mise à jour et le serveur « saura » que vous avez installé ce morceau une deuxième fois. Si vous dépassez le nombre maximal d’ordinateurs autorisés, cinq avec iTunes par exemple, le serveur refusera de vous accorder une nouvelle licence, vous devrez lui demander d’en retirer une à un ordinateur pour la transférer à un autre. La licence peut également imposer une limitation dans le temps de l’utilisation d’un fichier, un délai au-delà duquel le lecteur le détruira.  »

15 March, 2006 10:36AM par migus