11 December 2018

Debian France

Rencontre Debian Nantes

Pour bien commencer l'année, une rencontre Debian aura lieu à Nantes le 29 janvier 2019 à 19 heures, dans les locaux de l'entreprise Capensis - 18 Rue Louis Blanc 44200 Nantes

Plus d'informations sur: https://gettogether.community/events/520/recontres-debian-nantes-janvier-2019/

11 December, 2018 09:18PM

14 November 2018

Debian France

Capitole du libre 2018

Debian France tiendra un stand à l'occasion du Capitole du libre, les 17 et 18 novembre 2018 à l'INP-ENSEEIHT, 2 rue Charles Camichel 31000 Toulouse.

Venez nous rencontrer afin d'échanger au sujet de votre distribution favorite.

Des développeurs Debian ainsi que des membres de l'association Debian France seront là pour répondre à vos questions.

Nous serons présents au village associatif parmi les nombreux autres stands.

à très bientôt !

Denis Briand

14 November, 2018 07:27PM

27 October 2018

Vincent Bernat

Haute densité (HiDPI) avec deux écrans 4K sous Linux

J’utilise un portable Lenovo Thinkpad X1 Carbon (210 PPP) depuis quatre ans ainsi qu’un tÊlÊphone Nokia 8 (550 PPP) depuis un an. J’apprÊcie la haute densitÊ de leurs Êcrans respectifs : le rendu du texte est excellent. Pour obtenir des rÊsultats similaires avec ma station de travail, j’ai achetÊ une paire d’Êcrans Dell P2415Q :

Deux Dell P2415Q
Configuration en ĂŠcrans doubles avec deux moniteurs Dell P2415Q

Écrans​

Le Dell P2415Q est un ĂŠcran 24” dotĂŠ d’un panneau IPS d’une rĂŠsolution de 3840Ă—2160 (185 PPP) et une couverture complète de l’espace de couleurs sRGB. Il est sorti en 2015 et son prix est dĂŠsormais sous la barre des 400 ₏. Il a reçu des critiques positives.

L’une des unitÊs est arrivÊ avec un pixel mort. Je pensais qu’il s’agissait d’un problème du passÊ, mais la politique de Dell concernant les pixels morts stipule :

Lors du processus de fabrication des ĂŠcrans LCD, un ou plusieurs pixels se figent parfois dans un ĂŠtat immuable. Un ĂŠcran comportant de 1 Ă  5 sous-pixels figĂŠs est considĂŠrĂŠ comme normal et conforme aux normes industrielles.

Mise Ă  jour (12.2018)

Trois nouveaux pixels morts sont apparus. Aussi, je vous recommande d’Êviter ces Êcrans.

Un deuxième problème est la prÊsence de lignes grises horizontales (difficilement) visibles sur fond blanc. Le problème ne semble pas être rare, mais Dell est peu enthousiaste à ce sujet. Si je m’assois correctement, les lignes deviennent invisibles.

Je suis un peu dÊçu par ces aspects, mais je pense qu’ils restent supportables et que c’est l’occasion de corriger mon obsession pour ces dÊtails.

Carte graphique​

Pour piloter un Êcran 4K à 60 Hz, il faut au moins un connecteur HDMI 2.0 ou DisplayPort 1.2. Le Dell P2415Q a ÊtÊ mis à niveau vers HDMI 2.0 en 2016 et dispose Êgalement d’une entrÊe DP 1.2. Il y a un port pour chaÎner un second Êcran, mais en l’absence de prise en charge de DP 1.3, le taux de rafraÎchissement tomberait à 30 Hz.

Il n’y a actuellement aucune carte Radeon disponible autour de 100 ₏ et capable de piloter deux Êcrans 4K. CôtÊ Nvidia, la GeForce GT 1030 convient avec une consommation de 20 W pour la version GDDR4. J’ai optÊ pour un modèle à refroidissement passif de MSI. Sous Linux, le rÊsultat est assez dÊcevant :

A l’avenir, je remplacerai peut-être cette carte par une Radeon. Il est difficile de dÊterminer si cela amÊliorera les performances,2 mais le pilote amdgpu sera certainement plus stable et utilisable.

Prise en charge de la haute densitÊ avec X11​

Gnome et KDE prennent dÊsormais en charge les affichages à haute densitÊ (HiDPI) sans configuration particulière sous X11. Pour les autres environnements, le paramÊtrage est assez simple, grâce à xsettingsd. Le code suivant doit être invoquÊ à partir de ~/.xsession ou lorsque la densitÊ change :

# DensitĂŠ cible
dpi=192

# Pour les applications supportant XSettings, `Xft/DPI' indique
# l'ĂŠchelle pour les fontes (et parfois pour le reste de l'interface),
# `Gdk/WindowScalingFactor' indique l'ĂŠchelle pour l'interface avec
# GTK 3 et `Gdk/UnscaledDPI' annule l'ĂŠchelle choisie pour les fontes
# pour les applications GTK 3.
> ~/.xsettingsd cat <<EOF
Xft/DPI $(( $dpi*1024 ))
Gdk/WindowScalingFactor $(( $dpi/96 ))
Gdk/UnscaledDPI $(( $dpi*1024/($dpi/96) ))
EOF
pkill -HUP xsettingsd || xsettingsd &

# Pour les applications QT.
export QT_AUTO_SCREEN_SCALE_FACTOR=1

# Pour certaines autres applications.
echo Xft.dpi: $dpi | xrdb -merge

Ensuite, c’est à chaque application de savoir comment effectuer le rendu à la densitÊ choisie. Le tableau ci-dessous donne un aperçu de la prise en charge pour certaines d’entre elles, en utilisant les paramètres ci-dessus.  Échelle du texte  indique si une application est capable d’adapter la taille du texte. C’est gÊnÊralement la fonctionnalitÊ la plus essentielle.  Échelle de l’interface  indique si elle est capable de mettre à l’Êchelle l’ensemble de l’interface, y compris les icônes. IdÊalement, les applications devraient Êgalement être en mesure de changer dynamiquement leurs paramètres lorsqu’elles sont notifiÊes via XSettings, ce qui est utile lors du passage sur un Êcran externe.

Application Échelle du texte Échelle de l’interface Sans redÊmarrage ?
Applications QT 5 âœ”ď¸ âœ”ď¸ âœ”ď¸
Chromium3 âœ”ď¸ âœ”ď¸ âœ”ď¸
Applications Electron4 âœ”ď¸ âœ”ď¸ âœ”ď¸
Firefox âœ”ď¸ âœ”ď¸ ❌
Blender5 âœ”ď¸ âœ”ď¸ ❌
Emacs 26.1 (GTK 3) âœ”ď¸ đŸ˜ âœ”ď¸
Terminaux VTE (GTK 3) âœ”ď¸ đŸ˜ âœ”ď¸
Applications GTK 3 âœ”ď¸ đŸ˜ âœ”ď¸
Gimp (GTK 2) âœ”ď¸ ❌ âœ”ď¸
Inkscape (GTK 2) âœ”ď¸ ❌ âœ”ď¸
Applications GTK 2 âœ”ď¸ ❌ âœ”ď¸
Applications Java6 đŸ™„ đŸ™„ ❌
xterm and rxvt (avec Xft) âœ”ď¸ n/a ❌
Autres applications ❌ ❌ ❌

Les applications QT 5 offrent une excellente prise en charge. Les applications GTK 3 ne peuvent utiliser qu’un coefficient multiplicateur entier pour mettre à l’Êchelle leurs interfaces, ce qui est ennuyeux quand on a besoin d’un facteur 1.5×. Les applications GTK 2 ne savent adapter que la taille du texte. Elles sont toujours assez nombreuses, avec notamment Gimp. Pour plus de dÊtails, jetez un œil sur la page dÊdiÊe au sujet sur ArchWiki. Au-delà de X11, Wayland permet d’utiliser une densitÊ diffÊrente pour chaque Êcran et de mettre à l’Êchelle les applications qui ne savent pas prendre en charge les densitÊs ÊlevÊes.

En conclusion, la situation actuelle dĂŠpend ĂŠnormĂŠment des applications utilisĂŠes. Mes principales applications ĂŠtant Firefox, Emacs et un terminal basĂŠ sur VTE, le rĂŠsultat me satisfait.


  1. Sans ce paramètre, il est impossible de lire une vidÊo HD ou 4K dans Firefox. C’est un peu dommage que nous ne puissions toujours pas obtenir un rendu vidÊo accÊlÊrÊ sous Linux alors que d’autres plates-formes ont cette fonctionnalitÊ depuis longtemps. Pour Chromium, des patchs existent mais ne sont pas acceptÊs. ↊︎

  2. Par rapport à ma configuration prÊcÊdente, le nombre de pixels est quadruplÊ. La carte utilise 4 voies sur PCI 3.0, ce qui correspond à une bande passante de 25 Gbits/s. Cela permet à peine le transfert de 7680×2160 pixels à 60 Hz en 24 bits. Ceci peut expliquer la difficultÊ à lire des vidÊos 4K sans accÊlÊration. ↊︎

  3. Pour dÊtecter les changements, Chromium surveille les Êvènements RandR. Ils peuvent être capturÊs avant d’avoir pu mettre à jour les variables XSettings. ↊︎

  4. Si cela ne fonctionne pas, essayez avec le drapeau --force-device-scale-factor=2. ↊︎

  5. Blender se base sur la valeur de la ressource Xft.dpi. ↊︎

  6. Les applications Java doivent être invoquÊes avec la variable d’environnement GDK_SCALE=2, sans quoi, aucune mise à l’Êchelle n’est effectuÊe. ↊︎

27 October, 2018 09:34PM par Vincent Bernat

21 October 2018

Vincent Bernat

BGP LLGR : sessions BGP fiables et rĂŠactives

Sur un réseau routé via BGP et disposant de multiples chemins redondants, deux objectifs concernant la fiabilité sont souvent recherchés :

  1. Un dysfonctionnement sur un chemin doit rapidement faire tomber la session BGP correspondante. On s’attend généralement à se remettre d’une telle défaillance en moins d’une seconde en déviant le traffic vers les autres chemins disponibles.

  2. Aussi longtemps qu’un chemin est opérationnel, les sessions BGP qui y sont liées doivent rester fonctionnelles, même sous la pression.

Détection rapide des pannes : BFD

Pour détecter rapidement une panne, BGP peut être associé à BFD, un protocole de détection d’anomalies sur les chemins bidirectionnels1, défini dans la RFC 5880 et la RFC 5882. BFD peut réagir sur des délais très courts, de l’ordre de 100 ms.

Toutefois, lorsque BFD est géré dans un processus au-dessus d’un noyau générique2, notamment lorsque BGP tourne sur l’hôte, il est possible de perdre quelques paquets BFD lorsque le système est sous pression : le démon gérant les sessions BFD peut manquer de CPU pour répondre dans le temps imparti. Dans ce scénario, il n’est pas rare que toutes les sessions BGP terminant sur l’hôte tombent au même moment, créant un incident comme illustré dans le dernier cas du diagramme ci-dessous.

Exemples de dysfonctionnements sur un réseau BGP
Exemples de dysfonctionnements sur un réseau utilisant BGP. Un problème sur un lien est détecté par BFD et le chemin défectueux est retiré de la route ECMP. Toutefois, en cas d'usage intensif du CPU sur le routeur du bas, les paquets BFD ne sont pas traités assez rapidement et tous les chemins disponibles sont disqualifiés.

À ce niveau, nous avons donc deux possibilités apparemment irréconciliables :

  • descendre le temps de détection de BFD pour rendre le réseau plus réactif aux problèmes ;
  • augmenter le temps de détection de BFD pour s’assurer que les sessions BGP restent opérationnelles.

Correction des faux positifs : BGP LLGR

Long-lived BGP Graceful Restart (BGP LLGR) est une nouvelle capacité pour BGP permettant de garder les routes périmées (stale) pendant une certaine période après la fin de la session BGP mais en les traitant avec une préférence inférieure. Une nouvelle communauté « bien connue » permet de partager cette information avec les autres routeurs. BGP LLGR est défini dans le document en cours de discussion draft-uttaro-idr-bgp-persistence-04 et plusieurs implémentations existent déjà :

  • Juniper JunOS (depuis la version 15.1, voir la documentation),
  • Cisco IOS XR (uniquement pour les familles VPN et FlowSpec),
  • BIRD (depuis les versions 1.6.5 and 2.0.3, encore non publiées, parrainé par Exoscale),
  • GoBGP (depuis la version 1.33).

L’illustration ci-dessous montre comment BGP LLGR permet de surmonter certains dysfonctionnements. En ❷, une anomalie sur un lien est détectée par BFD et le chemin correspondant est retiré de la route car il reste deux autres chemins avec une préférence supérieure. Quelques minutes plus tard, le délai de grâce expire et ce chemin ne sera plus utilisé du tout. Peu de temps après, le routeur du bas est victime d’une charge processeur élevée et ne peut plus gérer les paquets BFD dans un délai suffisant. Les sessions BGP tombent et les deux chemins restants sont marqués comme périmés. Toutefois, comme il n’existe plus aucun autre chemin, ils restent utilisés jusqu’à l’expiration du délai de grâce. Cela permet de laisser le temps aux sessions BGP de remonter.

BGP avec LLGR
Exemples de dysfonctionnements sur un réseau utilisant BGP LLGR.

Du point de vue du routeur du haut, le premier chemin a été considéré comme périmé car la session BGP avec R1 a été rompue. Toutefois, lors du second incident, les deux chemins restants ont été marqués comme périmés via la communauté « bien connue » LLGR_STALE (65535:6) par R2 et R3.

Un autre intérêt de BGP LLGR est de pouvoir redémarrer le démon BGP sans impact, tant que les chemins restent stables peu de temps avant et pendant le redémarrage. C’est particulièrement intéressant si BGP tourne sur un hyperviseur3.

BIRD

Voyons comment configurer BIRD 1.6. Comme BGP LLGR se base sur une capacité similaire appelée BGP graceful restart (BGP GR) mais pour laquelle les routes sont gardées avec une préférence inchangée. Le minuteur pour LLGR démarre après expiration du minuteur pour GR. Aussi, il est important de configurer ce dernier à 0.

template bgp BGP_LLGR {
  bfd graceful;
  graceful restart yes;
  graceful restart time 0;
  long lived graceful restart yes;
  long lived stale time 120;
}

Quand un souci survient sur un chemin, la session BGP se termine et le minuteur pour LLGR commence :

$ birdc show protocol R1_1 all
name     proto    table    state  since       info
R1_1     BGP      master   start  11:20:17    Connect
  Preference:     100
  Input filter:   ACCEPT
  Output filter:  ACCEPT
  Routes:         1 imported, 0 exported, 0 preferred
  Route change stats:     received   rejected   filtered    ignored   accepted
    Import updates:              2          0          0          0          4
    Import withdraws:            0          0        ---          0          0
    Export updates:             12         10          0        ---          2
    Export withdraws:            1        ---        ---        ---          0
  BGP state:          Connect
    Neighbor address: 2001:db8:104::1
    Neighbor AS:      65000
    Neighbor graceful restart active
    LL stale timer:   112/-

Le chemin lié à cette session est marqué comme périmé (ce qui correspond au s dans 100s) et la communauté LLGR_STALE est ajoutée :

$ birdc show route 2001:db8:10::1/128 all
2001:db8:10::1/128 via 2001:db8:204::1 on eth0.204 [R1_2 10:35:01] * (100) [i]
        Type: BGP unicast univ
        BGP.origin: IGP
        BGP.as_path:
        BGP.next_hop: 2001:db8:204::1 fe80::5254:3300:cc00:5
        BGP.local_pref: 100
                   via 2001:db8:104::1 on eth0.104 [R1_1 11:22:51] (100s) [i]
        Type: BGP unicast univ
        BGP.origin: IGP
        BGP.as_path:
        BGP.next_hop: 2001:db8:104::1 fe80::5254:3300:6800:5
        BGP.local_pref: 100
        BGP.community: (65535,6)

La route transmise au noyau n’est plus composée que du chemin restant :

$ ip route show 2001:db8:10::1
2001:db8:10::1 via 2001:db8:204::1 dev eth0.204 proto bird metric 1024 pref medium

Pour mettre à jour BIRD sans impact, il faut qu’il soit démarré avec le drapeau -R et la directive graceful restart yes pour les protocoles kernel. Avant la mise à jour, il faut arrêter BIRD avec SIGKILL plutôt que SIGTERM pour ne pas lui laisser l’occasion de fermer proprement les sessions BGP.

Juniper JunOS

Avec JunOS, si BFD est déjà activé, il suffit d’activer BGP LLGR pour chaque famille :

# Enable BGP LLGR
edit protocols bgp group peers family inet6 unicast
set graceful-restart long-lived restarter stale-time 2m

Une fois qu’une erreur survient sur un chemin, la session BGP associée se termine et le minuteur BGP LLGR commence :

> show bgp neighbor 2001:db8:104::4
Peer: 2001:db8:104::4+179 AS 65000 Local: 2001:db8:104::1+57667 AS 65000
  Group: peers                 Routing-Instance: master
  Forwarding routing-instance: master
  Type: Internal    State: Connect        Flags: <>
  Last State: Active        Last Event: ConnectRetry
  Last Error: None
  Export: [ LOOPBACK NOTHING ]
  Options: <Preference HoldTime Ttl AddressFamily Multipath Refresh>
  Options: <BfdEnabled LLGR>
  Address families configured: inet6-unicast
  Holdtime: 6 Preference: 170
  NLRI inet6-unicast:
  Number of flaps: 2
  Last flap event: Restart
  Time until long-lived stale routes deleted: inet6-unicast 00:01:05
  Table inet6.0 Bit: 20000
    RIB State: BGP restart is complete
    Send state: not advertising
    Active prefixes:              0
    Received prefixes:            1
    Accepted prefixes:            1
    Suppressed due to damping:    0
    LLGR-stale prefixes:          1

Le chemin défectueux est marqué comme périmé et devient inactif car il existe de meilleurs chemins disponibles :

> show route 2001:db8:10::4 extensive
[…]
BGP    Preference: 170/-101
       Source: 2001:db8:104::4
       Next hop type: Router, Next hop index: 778
       Next hop: 2001:db8:104::4 via em1.104, selected
       Protocol next hop: 2001:db8:104::4
       Indirect next hop: 0xb1d27c0 1048578 INH Session ID: 0x15c
       State: <Int Ext>
       Inactive reason: LLGR stale
       Local AS: 65000 Peer AS: 65000
       Age: 4  Metric2: 0
       Communities: llgr-stale
       Accepted LongLivedStale
       Localpref: 100
       Router ID: 1.0.0.4
[…]

Jetez un œil au dépôt GitHub pour les configurations complètes ainsi que les sorties des différentes commandes pour vérifier que tout fonctionne. Il existe aussi une variante qui utilise des réflecteurs de routes. Maintenant que FRR implémente BFD, j’espère qu’il supportera également LLGR.


  1. Avec des connexions point à point, BGP peut détecter immédiatement un problème sans s’aider de BFD. Toutefois, sur une paire de fibres, le souci peut être unidirectionnel et rester invisible d’un des deux pairs pendant plusieurs secondes. ↩︎

  2. Sur un Juniper MX, BFD est généralement géré directement par le micro-noyau temps réel attaché aux cartes poussant les paquets. Le datagramme BFD contient un bit indiquant si la gestion se fait au plus bas niveau ou non. tcpdump permet de vérifier la valeur de ce bit. Voici un exemple où 10.71.7.1 est un hôte Linux avec BIRD et 10.71.0.3 est un Juniper MX :

    $ sudo tcpdump -pni vlan181 port 3784
    IP 10.71.7.1 > 10.71.0.3: BFDv1, Control, State Up, Flags: [none]
    IP 10.71.0.3 > 10.71.7.1: BFDv1, Control, State Up, Flags: [Control Plane Independent]
    

    ↩︎

  3. Une telle fonctionnalité est l’apanage de BGP graceful restart. Toutefois, sans LLGR, les chemins non fonctionnels sont gardés avec la même préférence et ne sont pas retirés des routes ECMP↩︎

21 October, 2018 07:44PM par Vincent Bernat

27 September 2018

Stéphane Blondon

Accéder à une console lorsque gdm plante

S’il est impossible d’avoir un terminal en appuyant simultanément sur ctrl+alt+F6 , il est possible de paramétrer Grub pour démarrer Linux avec un environnement multi-utilisateur mais sans interface graphique (runlevel 3) :

Lorsque le menu de Grub s’affiche, appuyer sur e pour modifier temporairement la configuration.
Puis ajouter 3 à la fin de la ligne :
linux /boot/vmlinuz-… root=UUID=12345678-… ro quiet 3
Puis appuyer sur la/les touches indiquées par Grub pour exécuter cette entrée.

J’ai trouvé plusieurs explications indiquant d’utiliser text à la place de 3 mais ça ne fonctionne pas avec la version avec laquelle j’ai subi ce problème (2.02+dfsg1-6).

La solution vient de https://superuser.com/a/974809, possibilité 5.

…Et Grub était innocent : c’était un problème de paquets mis-à-jour mais non configurés.

27 September, 2018 06:39AM par ascendances

23 September 2018

Charles Plessy

J'ai déménagé à Okinawa !

J'ai déménagé avec ma famille à Okinawa depuis août, dans le quartier d'Akano, ville d'Uruma. Nous sommes arrivés à temps pour vois plusieurs eisaa, des danses traditionnelles faisant usage d'un grand nombre de tambours, ayant souvent lieu vers la fin de mois d'août. Chaque quartier a sa propre troupe et nous espérons pouvoir nous y joindre pour l'année prochaine.

Nous habitons dans un immeuble avec une connexion en fibre optique partagée. Bon ping vers la métropole, mais le débit pour les gros téléchargements est catastrophique le soir quand toutes les familles sont connectées en même temps. Impossible de réussir un simple sbuild-update -dragu unstable, alors je n'ai malheureusement pas réussi à contribuer qui que ce soit à Debian. C'est frustrant mais il y a peut-être des solutions à chercher du côté de notre forge GitLab.

Côté travail, j'ai rejoint l'université Okinawa Institute of Science and Technology OIST. C'est un endroit formidable, ouvert au public même le week-end (notez les horaires du café). Si vous venez le visiter, faites-moi signe !

23 September, 2018 12:33PM

22 August 2018

Charles Plessy

Imprimer avec Brother sur Debian

J'ai tournÊ en rond pendant plus d'une heure, avant de finir par comprendre qu'il faut aussi installer le paquet lib32stdc++6 quand on utilise les pilotes Brother (imprimante HL-L2365DW) sur un système amd64, puisqu'ils sont fournis sous la forme de paquets i386. Pourtant il y a plus d'une piste dans les instructions en ligne. Le plus difficile Êtait que sans lib32stdc++6, tout semble se passer parfaitement sauf que rien ne sort de l'imprimante.

22 August, 2018 12:41PM

01 June 2018

Stéphane Blondon

Installer Matomo sur Debian 9

Imaginons qu’Airgan, une plateforme communautaire payante de location et de réservation d’organes, veuille améliorer le suivi des visites sur son site web. Matomo est une réponse possible à ce besoin.

Matomo, anciennement Piwik, est un service web pour collecter des statistiques de visites. L’entreprise propose une version libre, auto-hébergeable et une version hébergée uniquement par Matomo qui inclut des fonctions non disponibles dans la version libre.

Matomo fournit un fichier .deb, permettant d’installer le service facilement sur une machine Debian. Cet article présente quelques éléments à prendre en compte.

Le changement de nom de Piwik à Matomo date de Janvier 2018. Tout n’a pas été transféré et la documentation ou les variables laissent parfois encore apparaître l’ancien nom.

Installation du paquet piwik

Le paquet n’est pas inclus dans la distribution mais est fourni dans un dépôt tiers géré par Matomo.
La documentation pour installer le paquet fourni par Matomo est disponible à http://debian.piwik.org/. Il suffit de la suivre.

Installation du paquet php-mbstring

Le fonctionnement du service nécessite que le paquet php-mbstring soit installé. Si ce n’est pas le cas, une erreur lors de la configuration de Matomo (dans quelques étapes, patientez !) sera affichée :

Capture d'écran de l'erreur

Une pull-request sur Github a été faite pour ajouter php-mbstring aux dépendances. Cette étape ne sera peut-être plus nécessaire dans la prochaine version ?

Configuration du service web

Le paquet ne dépend pas d’un serveur web en particulier. Le code d’example suivant suppose que c’est Apache2 qui est installé. N’importe quel autre serveur web fonctionnerait aussi.

<VirtualHost 19.84.19.84:80>
    ServerName matomo.airgan.tld

    # ce sera bien pratique quand on aura des problèmes
    ErrorLog /srv/airgan/logs/matomo-http-error.log
    CustomLog /srv/airgan/logs/matomo-http-access.log combined
    LogLevel info

    # les deux lignes importantes
    DocumentRoot /usr/share/piwik
    DirectoryIndex index.php
</VirtualHost>

Ensuite, il faut activer le virtualhost :
sudo a2ensite matomo.conf
sudo systemctl reload apache2

Ajouter un utilisateur pour la base de données

Un serveur de base de données MySQL ou MariaDB doit être installé. Ensuite, il faut se connecter sur ce serveur pour créer un utilisateur qui pourra créer la base de données et les tables nécessaires lors de la configuration de Matomo (c’est juste après cette étape, vous avez bien fait de patienter !).

#Créer un utilisateur nommé matomo :
CREATE USER matomo@'localhost';
SET PASSWORD FOR matomo@'localhost' = PASSWORD('secret');
#Lui donner les droits pour créer la base de données nécessaire au service :
GRANT CREATE, ALTER, SELECT, INSERT, UPDATE, DELETE, DROP, CREATE TEMPORARY TABLES on *.* to matomo@'localhost';

Configurer le service Matomo

Avec un navigateur web, allez sur le domaine paramétré dans la configuration du serveur web (matomo.airgan.tld dans notre exemple). Il suffit de suivre les étapes de l’interface pour finir l’installation. Elle correspond à l’étape « The 5-minute Matomo Installation » sur https://matomo.org/docs/installation/.

Une fois cette étape terminée, l’installtion est terminée et aller sur le domaine permet de voir l’interface de connexion pour accéder aux statistiques de visite.

Versions utilisées

L’installation ayant servie à écrire l’article a été faite sur
Debian GNU/Linux 9.3 (stretch) avec les versions suivantes des paquets :

apache2
2.4.25-3+deb9u4
mariadb-server
10.1.26-0+deb9u1
piwik
3.2.1-1

Dans le futur, il est possible que la livraison des organes se fasse à vélo. À étudier dans un prochain business plan.

01 June, 2018 03:51PM par ascendances

22 May 2018

Olivier Berger (pro)

Recrutement ingénieur·e DevOps pour conteneurs de Travaux Pratiques en informatique/réseaux

MAJ : nous avons trouvé le candidat. Le poste n’est plus disponible.

Nous recrutons un·e ingénieur·e en informatique pour travailler à l’application des concepts et technologies DevOps (conteneurs Docker, Git, Linux, libre, …) pour la mise au point et l’hébergement de dispositifs de Travaux Pratiques virtualisés, qui seront utilisés pour des enseignements d’informatique et de réseaux, sur un CDD de 1 an, à Télécom SudParis, à Évry (91).

Pour en savoir plus, voir le descriptif du poste que j’ai mis en ligne.

22 May, 2018 07:25AM par Olivier Berger

18 May 2018

Olivier Berger (pro)

Prochaine conférence MiNET sur les systèmes d’exploitation 24/05 Évry (France)

La prochaine conférence MiNET, le 24/05/2018 après-midi, promet d’être très intéressante sur le sujet des systèmes d’exploitation, avec 4 intervenants pointus :

  • Julia Lawall : “Introduction to Coccinelle and its usage in the Linux Kernel
  • Sebastien Valat : “Memory management and OS paging for high performance computing
  • Pierre Pronchery : “DeforaOS: Un voyage dans le développement de système d’exploitation
  • Cyril Brulebois : “Maintenir et développer la distribution Debian

Plus de détails sur https://conference.minet.net/#conf2018

N’hésitez pas à nous rejoindre à Évry pour participer à cette conférence, ou à suivre la retransmission sur la chaîne Youtube de MiNET.

 

 

18 May, 2018 08:06AM par Olivier Berger

21 April 2017

Raphaël Hertzog

Le logiciel libre a t’il une couleur politique ?

En pleine campagne présidentielle, après avoir échoué à obtenir les parrainages pour Charlotte Marchandise, j’ai décidé de soutenir Jean-Luc Mélenchon.

Il se trouve que le volet numérique du programme de la France Insoumise est très bien ficelé et fait la part belle aux logiciels libres.

Mais face aux enjeux, ce n’est évidemment pas mon seul critère de choix. L’élément décisif pour ma part est la mise en place d’une assemblée constituante avec des citoyens tirés au sort pour changer nos institutions et notre système électoral à bout de souffle. Il nous faut le jugement majoritaire (cliquez le lien pour tester la méthode sur cette élection présidentielle) pour en finir avec le vote utile. Il faut dépasser la monarchie présidentielle et apprendre à travailler ensemble pour le bien de tous.

Mais même en allant au delà de ces deux aspects, je me retrouve en accord avec le programme de la France Insoumise sur la quasi totalité des thématiques sauf l’Europe et sur le revenu universel (qui est absent!).

Pour autant, je n’aime pas le personnage de Jean-Luc Mélenchon (ce n’est pas pour rien que je soutenais Charlotte Marchandise) et son historique politique (cumul dans le temps…) n’est pas en phase avec mes convictions, mais il n’y a pas de candidat parfait et il a promis de démissionner une fois la nouvelle constitution en place alors je m’en accommode.

Bref, pour en revenir avec le sujet de mon article, très peu de candidats[1] à la présidence ont pris des positions aussi claires en faveur des logiciels libres alors je m’interroge. Est-ce un hasard que le seul projet qui défend le logiciel libre soit aussi celui qui me correspond le mieux par ailleurs ? Ou bien est-ce que le fait que je fasse partie de la communauté du logiciel libre peut avoir une relation avec le côté humaniste/progressiste/écologiste qui m’attire en politique ?

J’ai l’habitude de présenter le logiciel libre comme apolitique, car les gens de gauche y voient un modèle de coopération et de partage des communs, et les gens de droite y voient la liberté totale et un marché ouvert avec une concurrence parfaite. Et parfois j’ai l’impression que cette distinction se retrouve aussi dans la différence de terminologie « logiciel libre » vs « open-source »…

L’existence même de ces deux tendances discréditerait alors la corrélation que je semble observer. Mais tout de même, lorsqu’on parle de « communauté du logiciel libre » j’ai remarqué que ceux qui se reconnaissent derrière ce label sont plutôt des contributeurs qui sont portés par des motivations (au moins partiellement) altruistes et lorsque je discute avec d’autres contributeurs bénévoles aussi impliqués que moi, il est assez rare que je tombe sur des personnes avec des valeurs en forte opposition aux miennes.

Ceux pour qui le logiciel libre se résume à l’open-source ne semblent pas s’identifier à la notion de communauté du logiciel libre et sont moins impliqués/présents/visibles dans les événements qui fédèrent les communautés (conférences, sprints, etc.).

Qu’en dites-vous ? Faites-vous le même constat que moi ? Ou bien avez-vous une expérience diamétralement opposée à la mienne ?

Il est possible (voire probable) que la communauté Debian (dont je fais partie) ne soit pas forcément représentative de l’ensemble de la communauté du libre. L’existence même du contrat social comme texte fondateur explique peut-être un biais vers le côté humaniste/progressiste.

En tout cas, avec le nombre de chercheurs qui ont déjà étudié les développeurs de logiciels libres, je m’étonne que cette problématique n’ait pas encore été étudiée. Si vous connaissez une étude à ce sujet, partagez la dans les commentaires, cela m’intéresse et je rajouterai volontiers un lien dans l’article.

[1] François Asselineau soutient aussi le logiciel libre. Mais j’ai l’impression que c’est plus par anti-impérialisme américain — car les logiciels propriétaires dominants viennent de là — que par conviction.

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21 April, 2017 12:36PM par Raphaël Hertzog

13 February 2017

Raphaël Hertzog

Mes activités libres en janvier 2017

Mon rapport mensuel couvre une grande partie de mes contributions au logiciel libre. Je l’écris pour mes donateurs (merci à eux !) mais aussi pour la communauté Debian au sens large parce que cela peut donner des idées aux nouveaux venus et que c’est également un des moyens les plus effectifs de trouver des volontaires pour travailler sur les projets qui me tiennent à cœur.

Debian LTS

Ce mois-ci ce sont 10 heures de travail sur les mises à jour de sécurité pour Debian 7 Wheezy qui ont été subventionnées. Elles ont été consacrées aux tâches suivantes :

  • J’ai passé en revue de multiples CVE affectant ntp, et décidé de les marquer comme « no-dsa » (de manière identique à ce qui a été réalisé pour Jessie);
  • J’ai relancé les auteurs amont de jbig2dec (ici) et XML::Twig (par message privé) concernant les rapports de bogue n’ayant pas encore eu de retour de leur part;
  • J’ai demandé plus de détails sur la liste oss-security au sujet de la CVE-2016-9584, car le fait qu’elle ait déjà été remontée à l’amont n’était pas évident. Il s’est avéré que c’était bien le cas, j’ai donc mis à jour le suiveur de sécurité en conséquence;
  • Après avoir obtenu une réponse sur jbig2dec, j’ai commencé à rétroporter le patch désigné par l’amont, ce qui ne fut pas chose facile. Lorsque cela a été fait, j’ai également reçu le fichier permettant de reproduire le problème qui est à l’origine du rapport… et qui ne provoquait malheureusement plus le même problème avec la vieille version de jbig2dec présente dans Wheezy. Cela étant, Valgrind a tout de même identifié des lectures en-dehors de l’espace mémoire alloué. C’est à partir de cet instant que j’ai examiné avec plus d’attention l’historique Git, et découvert que les trois dernières années n’avaient vu principalement que des correctifs de sécurité pour des cas similaires n’ayant jamais été remontés en tant que CVE. En conséquence, j’ai ouvert une discussion sur comment régler cette situation;
  • Matthias Geerdsen a remonté dans le n°852610 une régression concernant libtiff4. J’ai confirmé le problème et passé de nombreuses heures à élaborer un correctif. Le patch ayant entraîné la régression était spécifique à Debian, car l’amont n’avait pas encore corrigé le problème. J’ai publié un paquet mis à jour dans la DLA-610-2.

Empaquetage Debian

La période de gel « fort » approchant, j’ai procédé à quelques mises à jour de dernière minute :

  • schroot 1.6.10-3 : correction de quelques problèmes anciens avec la manière dont les montages bind sont partagés, et autres corrections importantes;
  • live-boot 1:20170112 : correction d’un échec au démarrage sur système de fichier FAT, et autres corrections mineures;
  • live-config 5.20170112 : regroupement de plusieurs patchs utiles en provenance du BTS;
  • J’ai fini la mise à jour de hashcat 3.30 avec sa nouvelle bibliothèque privée, et corrigé en même temps le bogue critique pour la publication n°851497. Le travail avait été initié par des collègues de l’équipe pkg-security team.

Travaux divers

Parrainages J’ai parrainé un nouvel envoi de asciidoc abaissant une dépendance en recommandation (cf. le n°850301). J’ai parrainé une nouvelle version amont de dolibarr.

Discussions J’ai appuyé plusieurs modifications préparées par Russ Allbery sur debian-policy. J’ai aidé Scott Kitterman au sujet d’une incompréhension sur la manière dont les fichiers de service Postfix sont supposés fonctionner, en lien avec le rapport n°849584. J’ai discuté dans le rapport n°849913 d’une régression dans la compilation des compilateurs croisés, et fourni un patch afin d’éviter le problème. Guillem est finalement parvenu à une meilleure solution.

Bogues J’ai analysé le n°850236 concernant l’échec d’un test Django durant la première semaine suivant chaque année bisextile. J’ai créé le n°853224 afin de remonter plusieurs petits problèmes en lien avec les scripts mainteneur de desktop-base.

Merci

Rendez-vous au mois prochain pour un nouveau résumé de mes activités !

Ceci est une traduction de mon article My Free Software Activities in January 2016 contribuée par Weierstrass01.

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13 February, 2017 10:37AM par Raphaël Hertzog

23 November 2016

Tanguy Ortolo

Interdit ou autorisé ?

Vu près de l'entrée d'un jardin public, celui de Brimborion, de mémoire :

Panneau rond avec une large bordure verte et un vélo noir au milieu

Alors, dans ce parc, le vélo est-il autorisé, interdit, recommandé, obligatoire ? (Rayez les mentions inutiles.)

C'est interdit, évidemment, mais modifier ainsi la couleur d'un panneau standard est une très mauvaise idée. Et la raison pour laquelle cette erreur a été commise, à savoir mieux s'assortir avec la couleur de l'environnement, est parfaitement stupide. Service des parcs de Sèvres, changez-moi ça tout de suite !

23 November, 2016 04:56PM par Tanguy

17 August 2016

Tanguy Ortolo

Aux concepteurs de voies cyclables

À voir le tracé de certaines voies cyclables, ceux qui les conçoivent ne sont pas toujours conscients qu'un cycliste se déplace avec une vitesse de l'ordre de 20 km/h. Ce genre d'aménagement, qui serait impensable pour une route normale :

Route avec une chicane à angle droit !

Au top, braquez et serrez le frein à main. Attention… TOP ! ;-)

… ce genre d'aménagement donc, est tout aussi invraisemblable pour une voie cyclable :

Piste cyclable avec une chicane à angle droit !

Au top, tournez votre guidon à 90°. Attention… TOP ! ;-)

Un cycliste ne peut pas tourner sur place à angle droit. Au mieux, on peut essayer de s'en approcher, mais ces virages à rayon de courbure nul sont pénibles et toujours dangereux, parce que cela implique :

  • de freiner brutalement — et paf, le cycliste qui arrive derrière et qui n'a pas remarqué cette anomalie du tracé ;
  • de tourner avec un angle déraisonnable — et zip, le cycliste sur route mouillée ou jonchée de gravier ou de feuilles mortes.

Mesdames, Messieurs les responsables des aménagements de voirie, pour éviter ce genre d'erreur de conception, ce n'est pas compliqué : lorsque vous tracez une voie cyclable, essayez d'imaginer qu'il s'agit d'une route normale, en plus petit. Vous n'iriez tout de même pas mettre une chicane à angle droit sur une route normale ? Eh bien, sur une piste cyclable, c'est pareil, si vous devez mettre une chicane, prévoyez un rayon de courbure raisonnable. Sans cela, dans le meilleur cas, les cyclistes ne respecteront pas votre aménagement inapproprié, et dans le pire des cas vous ramasserez des cyclistes et des piétons accidentés, direction l'hôpital le plus proche.

17 August, 2016 10:16AM par Tanguy

11 April 2016

Carl Chenet

Richard Stallman ce samedi à Choisy-le-roi

Pour information j’ai dĂŠcouvert ce week-end que Richard Stallman sera prĂŠsent Ă  la mĂŠdiathèque de Choisy-le-roi ce samedi 16 avril 2016 Ă  17h. Pour information des Parisiens indĂŠcrottables, c’est en très proche banlieue parisienne :p Comptez par exemple entre 20 et 30 mn depuis le centre de Paris en passant par le RER C pour y arriver.

saint-stallman

Bref si vous n’avez jamais vu le monsieur et ses cĂŠlèbres confĂŠrences ou que vous aimeriez une mise-Ă -jour sur ses positions, c’est l’occasion de le voir. Pour ma part j’y serai.

Peut-ĂŞtre Ă  samedi donc đŸ˜‰

11 April, 2016 06:53AM par Carl Chenet

07 April 2016

Carl Chenet

« La » communauté du Logiciel Libre, ça n’existe pas

Suivez-moi aussi sur Diaspora*diaspora-banner ou Twitter 

J’avais depuis quelques temps envie d’écrire un billet de blog au sujet de la soi-disant communauté du Logiciel Libre et le dernier article de Frédéric Bezies , où il regrette le manque de coordination et d’unité de cette communauté, m’a donné la motivation pour finalement expliquer pourquoi tant de gens se désillusionnent quant à « cette » communauté.

« La » communauté du Logiciel Libre, ça n’existe pas

Il est en effet vain dans la plupart des cas de parler de « la » communauté du Logiciel Libre. On peut – et je le fais souvent moi-même – parler de la communauté du Logiciel Libre pour regrouper dans un même sac tous les acteurs touchant de près ou de loin au Logiciel Libre, mais c’est une dénomination vague, peu précise et que l’on ne doit pas employer à tort et à travers.

Et pour cause, car aussi bien d’un point de vue technique que d’un point de vue idéologique, nous, les acteurs de cette soi-disant communauté, sommes profondément et sûrement irrémédiablement divisés.

Les communautés techniques

Rappelons-le car beaucoup de personnes même proches du Logiciel Libre ont tendance à l’oublier. 99% du temps, un projet du Logiciel Libre, c’est au départ un individu isolé non rémunéré qui se motive et prend son courage à deux mains pour écrire du code et porter seul – au moins au début – un projet pour répondre à un besoin existant qui le dérange lui.

Ce faisant, il s’insère dans une communauté technique, celle des outils qu’il utilise pour régler son problème, puis le jour où son projet est prêt, s’il fait le choix de le rendre public, dans une communauté idéologique répondant aux critères que l’on verra au chapitre suivant.

python-logo-master-v3-TM
La communauté Python, avec sa propre licence : la PSF, sa propre vision, ses propres objectifs

Au premier niveau, le développeur du Logiciel Libre, c’est donc un utilisateur des outils qui sont mis à disposition par une communauté technique. Il adhère souvent aux idées derrière les outils qu’ils utilisent au quotidien parce qu’il y voit un avantage direct et ressent la cohérence des choix techniques et idéologiques faits par la communauté l’ayant précédé.

Maintenant si on parle de « la » communauté du Logiciel Libre, ça sous-entend que le premier niveau dont je parlais à l’instant se fond  dans un deuxième niveau, un niveau plus vaste, plus abstrait, plus global. Donc plus éloigné du développeur au quotidien, touchant des problématiques qu’il ne ressent peut-être pas tous les jours.

Alors qu’au quotidien pour lui, « sa » communauté, c’est par exemple le langage Python et ses membres, pas Perl. Ou la distribution Debian et les buts du projet Debian, pas les systèmes BSD. On se construit donc aussi en opposition à d’autre communautés techniques et idéologiques.

freebsd
FreeBSD, système d’exploitation et suite d’outils qui privilégient la licence BSD

Les développeurs contribuent donc – le plus souvent dans le cadre de leur temps libre, le plus souvent de façon non-rémunérée, et dans ce domaine seule la motivation permet d’avancer – aux sujets qui nous intéressent et nous motivent au sein d’une communauté technique et idéologique et pas sur les sujets dont « la communauté du Logiciel Libre » aurait besoin.

La diversité des acteurs et de leurs idées, de leurs approches techniques et des solutions qu’ils trouvent au quotidien  sont les éléments qui rendent aussi attractif pour beaucoup d’entre nous ce milieu technique et idéologique.

GPL contre BSD/MIT

J’ai évoqué et développé ce point dans l’un de mes précédents articles le danger Github : d’un point de vue idéologique, principalement deux idées du Logiciel Libre coexistent.

La vision incarnée par la licence GPL peut être résumée à une notion fondamentale intégrée par ses défenseurs et ses détracteurs : contaminante.  La GPL va nourrir d’elle-même la communauté en réinjectant automatiquement dans le parc logiciel sous GPL tous les dérivés des logiciels eux-mêmes sous GPL. La communauté sert la communauté. Les utilisateurs de la GPL trouvent cohérents de n’utiliser que du Logiciel Libre pour ne pas nourrir l’ennemi , c’est-à-dire le logiciel privateur.

Les licences BSD/MIT sont pour leur part plus permissives, permissives à l’extrême. Rappelons qu’un logiciel dérivé d’un logiciel sous licence  BSD/MIT peut être déposé sous une licence propriétaire. Les licences BSD/MIT sont donc non-contaminantes. On a donc la liberté de rendre un logiciel – libre à la base – privateur. Ce qui se fait beaucoup et l’on retrouve les systèmes d’exploitation BSD dans nombre de système d’exploitation propriétaires. voir à ce sujet la liste à couper le souffle des produits commerciaux reposant sur FreeBSD.

Les défenseurs des licences BSD/MIT parlent de liberté réelle face à la GPL, ses détracteurs de la liberté de se tirer une balle dans le pied. Étant donné que les défenseurs de ces licences permissives type BSD/MIT trouvent normal la coexistence du Logiciel Libre et du logiciel privateur, ils utilisent eux-mêmes les deux sans problème, ce qui est cohérent idéologiquement.

bsdvsgpl

Donc au final deux visions très différentes du Logiciel Libre – la GPL plus conquérante, les BSD/MIT plus flexibles – coexistent.

Des communautés constituent le Logiciel Libre

On l’a vu, il serait donc plus précis de parler des communautés qui constituent le Logiciel Libre. Elles sont à la fois techniques et idéologiques et apportent des outils concrets à leurs membres. Elles se définissent par rapport à ce qu’elles construisent, à leurs contributions, mais aussi par opposition aux autres communautés techniques et idéologiques. Il est donc impossible de parler d’une communauté du Logiciel Libre, à moins de la réduire au peu d’idées transverses aux différentes communautés techniques et idéologique la constituant.

J’ai pu remarquer que de nombreux intervenants parlent souvent de la communauté du Logiciel Libre pour parler en fait d’un sous-ensemble de celle-ci, en fait de leur communauté.Par exemple un défenseur de la GPL va parler de la communauté du Logiciel Libre en omettant l’idée de liberté complète derrière les licences BSD/MIT. Ou un idéologue auto-proclamé du Logiciel Libre va déclarer de grandes directions que « le Logiciel Libre » devrait prendre dans une approche top-down alors que, comme nous l’avons vu, tous les contributeurs techniques du Logiciel libre intègrent avant tout une communauté technique et idéologique précise, un sous-ensemble de « la » communauté du Logiciel libre.

troll
Les trolls, une activité prisée des Libristes

Au final il est peut-être rageant de voir au quotidien des projets s’affronter, se troller, de voir des projets réinventer ce qui existent déjà au lieu de l’améliorer. Il semble même incompréhensible de voir des projets entièrement recoder pour des questions de licences ou parfois juste d’ego entre membres de ce qu’on croit être une même communauté. Mais cela tient à une incompréhension de l’organisation et des interactions des projets du Logiciel Libre entre eux.

L’explication tient au fait que le Logiciel Libre est constitué de nombreuses communautés, qui partagent quelques grandes idées communes certes, mais qui portent chacune des solutions techniques, une vision et une identité propres. Elles arrivent à se rejoindre très ponctuellement autour d’un effort commun sur un point extrêmement consensuel, mais il sera tout simplement impossible de les faire toutes et en permanence converger vers des grands objectifs qui bénéficieraient (ou pas) à  une vague communauté globale dans laquelle se reconnaîtraient tous les acteurs du Logiciel Libre.

La diversité des communautés qui le compose fait la force du Logiciel Libre, nous partageons quelques grandes idées et nous inventons au quotidien nos propres solutions. Et c’est de cette façon que nous avons avancé jusqu’à aujourd’hui.

07 April, 2016 10:00PM par Carl Chenet

17 March 2016

Aurélien Jarno

(Pseudo-)virtualizing Intel USB controllers

I own a motherboard an Intel 8-Series Lynx Point chipset, with an Intel Haswell CPU supporting VT-d. This allow me to use Linux’s VFIO features and assign PCIe devices to a KVM-based virtual machine. High-end network controllers goes even further with the Single Root I/O Virtualization (SR-IOV) capabilities, allowing them to be shared between to multiple virtual machines.

The Lynx Point chipset provides a total of 14 USB ports arranged in 6 USB 3.0 ports and 8 USB 2.0 ports. It would be nice to be able to assign USB ports to virtual machines. QEMU already allows to assign a USB device to a virtual machine, but it works emulating a USB controller, and the traffic goes through userland. In addition it only works for a specific known device, a random device plugged to a given port is not automatically assigned to the guest (though I guess it can be scripted using the libvirt API). The xHCI specification, the one behind USB 3.0, has been designed to also support SR-IOV, to the best of my knowledege none of them actually support it. We’ll see that with some hacks it is possible to actually assign a set of USB ports to a virtual machine, with the restrictions that running ports in SuperSpeed mode is allowed only on one side, host or virtual machine.

First let’s look at how the USB controllers appears on a Lynx Point chipset using lscpi:
00:14.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB xHCI [8086:8c31] (rev 04)
00:1a.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #2 [8086:8c2d] (rev 04)
00:1d.0 USB controller [0c03]: Intel Corporation 8 Series/C220 Series Chipset Family USB EHCI #1 [8086:8c26] (rev 04)

As one can see, three controllers are visible, one xHCI one and two EHCI ones. Let’s now look at how the USB ports are arranged using lsusb -t
/: Bus 04.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/8p, 480M
/: Bus 03.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=ehci-pci/3p, 480M
|__ Port 1: Dev 2, If 0, Class=Hub, Driver=hub/6p, 480M
/: Bus 02.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/6p, 5000M
/: Bus 01.Port 1: Dev 1, Class=root_hub, Driver=xhci_hcd/15p, 480M

explain EHCI/OHCI/XHCI

http://www.intel.com/content/www/us/en/chipsets/8-series-chipset-pch-datasheet.html

the kernel in the VM might move back the devices to the xHCI controller. This is always the case for old kernels (like the 3.2 in Debian Wheezy), but for recent kernel it only happens if there is an intel EHCI controller available (either passed through VFIO or emulated by QEMU).

add table

Add warning
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17 March, 2016 04:34PM par aurel32

23 February 2016

Aurélien Jarno

10 years ago…

… I joined the Debian GNU libc team and did my first glibc upload. At that time source-only upload were far from exiting, and I was using a HP 9000 model 715/80 HPPA workstation for my Debian builds.

Still it seems to me like yesterday.

23 February, 2016 09:43PM par aurel32

11 April 2015

Roland Mas

Le marronnier du printemps

Eh ben eh ben eh ben. C'est bien calme ici, alors que j'aurais des tas de choses à dire… Je pourrais vous parler de Chacun sa part, qui continue de vivre sa vie et de croître doucement. Je pourrais vous parler de rock et de batterie. Je pourrais vous parler d'un truc rigolo que j'ai fait et qui mélange Gnucash, Boobank, Python, crm114 et Libre Office Calc. Ou de FusionForge. Ou de moto, de Montpellier, de soleil. Je pourrais vous parler de plein de choses, mais il se trouve que je passe mon temps à faire ces choses plutôt qu'à en parler sur mon blog, tout magnifique soit-il. Donc je me contenterai du marronnier habituel, qui porte cette année le numéro 38.

Et qui le porte bien, merci.

11 April, 2015 05:30PM

10 December 2014

Olivier Berger (perso)

Réparé les hauts-parleurs d'un portable HP dv6000 en échangeant deux nappes internes

Les hauts-parleurs internes du portable HP de mes parents, un dv6000, ne marchaient plus : plus de son sans devoir mettre des enceintes ou un casque :-(

En fait, il semble que ce soit un problème classique, qui semble causé par des nappes de connexion internes deffectueuses.

La réparation n'est pas trop compliquée, si on achète une nappe de remplacement, mais on peut aussi trouver un contournement.

J'ai réussi à échanger les deux nappes qui connectent la carte mère à la partie qui contient les boutons et les hauts-parleurs, au dessus du clavier, et même si maintenant, les boutons de cette rangée supérieure ne marchent plus, ce n'est pas trop grave, car le son est revenu.

Pour voir une vidéo (en anglais) qui explique comment faire, voir : Hp Pavilion Dv6000 power button and speaker fix!

Content d'avoir récupéré le son :-)

10 December, 2014 10:10PM par obergix

Réparé les hauts-parleurs d'un portable HP dv6000 en échangeant deux nappes internes

Les hauts-parleurs internes du portable HP de mes parents, un dv6000, ne marchaient plus : plus de son sans devoir mettre des enceintes ou un casque :-(

En fait, il semble que ce soit un problème classique, qui semble causé par des nappes de connexion internes deffectueuses.

La réparation n'est pas trop compliquée, si on achète une nappe de remplacement, mais on peut aussi trouver un contournement.

J'ai réussi à échanger les deux nappes qui connectent la carte mère à la partie qui contient les boutons et les hauts-parleurs, au dessus du clavier, et même si maintenant, les boutons de cette rangée supérieure ne marchent plus, ce n'est pas trop grave, car le son est revenu.

Pour voir une vidéo (en anglais) qui explique comment faire, voir : Hp Pavilion Dv6000 power button and speaker fix!

Content d'avoir récupéré le son :-)

10 December, 2014 10:10PM par Olivier Berger

11 April 2014

Roland Mas

37

C'est l'heure d'un marronnier de ce blog : la petite chronique numérologique du 11 avril. Celle-ci sera consacrée au nombre 37.

Nombre premier, premier irrégulier, premier cubain, cousin avec 41, hexagonal centré et étoilé, c'est aussi le numéro atomique du rubidium et ça nous fait une belle jambe.

Et c'est un nombre qui colle particulièrement bien à la journée d'aujourd'hui (qui, si jamais les générations futures s'y intéressent, s'annonce pour être belle et douce, avec peut-être un petit voile nuageux).

11 April, 2014 08:06AM

01 August 2012

Grégory Colpart

Astuces pour gérer un répertoire ext3 bien rempli

Disclaimer : Valable pour de l’ext3 sous Linux (utilisable sur d’autres filesystems ou Unix à vos disques et péril)

Vous avez un répertoire rempli à rabord de nombreux fichiers, et il est impossible de connaître sa taille, le lister ou l’effacer sans impact sur la production ?

Voici quelques astuces :

– Avec un “ls -ld” sur le répertoire, vous pouvez estimer grossièrement le nombre de fichiers présents dans un répertoire. En effet, un répertoire vide fait 4 Ko (je simplifie). Et plus il contient de fichiers, plus sa taille va augmenter. Par exemple, un répertoire contenant 2 millions de fichiers pourra faire une taille de 100 Mo (je parle bien de la taille du répertoire et non pas de la taille du contenu). Attention, c’est variable selon la longueur des noms des fichiers. Et prendre garde aussi que ce n’est pas dynamique : si vous videz complètement un répertoire bien rempli, il gardera sa taille volumineuse (d’où l’intérêt de recréer un répertoire qui s’est rempli “par erreur”).

– Pour lister les fichiers du répertoire, utiliser la commande “ls” n’est pas une bonne idée car elle accède à toute la liste avant de l’afficher. Voici comment lister 10 fichiers sans attendre :

perl -le 'opendir DIR, "." or die; $i=0; while ($i<10) { my $f = readdir DIR; print $f; $i++; }; closedir DIR'

Grâce à leurs noms, vous pouvez désormais examiner (ouvrir, connaître sa taille) un échantillon de fichiers contenus dans votre fameux répertoire.

Pour lister l’ensemble des fichiers sans attendre comme “ls” :

perl -le 'opendir DIR, "." or die; print while $_ = readdir DIR; closedir DIR'

– Pour effacer le contenu du répertoire en limitant l’impact sur la production, oubliez “rm -rf” qui va saturer vos I/O disque mais préférez le faire par blocs de N fichiers avec des pauses de quelques secondes ! Voici une commande “conviviale” qui va faire cela par blocs de 300 fichiers avec des pauses de 5 secondes :

perl -le 'use POSIX qw/strftime/; opendir DIR, "." or die; $i=0; printf "DELETING IN PROGRESS...";
 while (my $f = readdir DIR) {unlink $f;  $i++;
 if ($i % 300 == 0) {printf "...$i files deleted\n".strftime("%Y-%m-%d %H:%M:%S",localtime)." : PAUSE...";
 $| = 1; sleep 5 ; printf "...DONE. "; printf "DELETING IN PROGRESS..."}}; printf "...DONE"; closedir DIR'

EDIT : en complément, on n’oubliera pas que l’on peut aussi gérer la priorité d’ordonnancement des I/O avec la commande ionice
(merci à Sylvain B. de l’avoir souligné)

01 August, 2012 02:24AM par Gregory Colpart

05 October 2010

Vincent Carmona

Adapter une bibliothèque C pour ruby (4)

Ce quatrième billet présente comment obtenir une documentation grâce à rdoc : il suffit de commenter les fichiers sources.

Documentation

Commenter

Pour documenter les méthodes de la classe TagLib::File, il suffit de commenter les différentes fonctions les implémentant.

La méthode title permet d'obtenir le titre d'une piste. On l'indique en commentaire juste avant la fonction file_get_title.
 
/*Get track title*/ 
VALUE 
file_get_title(VALUE self) 

Par défaut, les paramètres d'une méthode sont nommés p1, p2, .... Pour la méthode title=, on utilise l'instruction call-seq: pour afficher le texte title=title (au lieu de title=(p1)).
 
/* 
call-seq: title=title 
 
Set track title to title 
 
title: a string 
*/ 
VALUE 
file_set_title(VALUE self, VALUE title) 

La méthode initialize ne devrait jamais être appelée directement depuis un code ruby. On utilise l'instruction :nodoc: pour indiquer que la méthode ne doit pas apparaitre dans la documentation.
 
/*:nodoc:*/ 
VALUE 
file_init(VALUE self, VALUE path) 

J'indique que je ne désire pas commenter le module TagLib en plaçant un commentaire vide afin d'éviter que rdoc utilise un commentaire non-désiré.
 
/* */ 
  mTagLib=rb_define_module("TagLib"); 

Dans le fichier lib/raglib2.rb, j'ajoute la directive :main: afin que la page initiale de la documentation pointe sur la classe TagLib::File.
 
#:main: TagLib::File 
module TagLib 

Bizarrement, cette directive ne semble pas fonctionner si elle est placée dans le fichier taglib2.c.

Produire la documentation

 
rdoc --exclude extconf.rb 

Le fichier doc/index.html est créé.
aperçu de la documentation

Conclusion

Rendez-vous pour le dernier billet où j'introduirai quelques concepts que je n'ai pas utilisé dans le module TagLib.

Billet original publié sur les blogs de developpez.com...

05 October, 2010 10:43PM par vinc-mai

04 October 2010

Vincent Carmona

Adapter une bibliothèque C pour ruby (3)

Cet article fait suite au premier et deuxième billets dans lesquels nous avons vu comment créer un objet de la classe TagLib::File. Cet objet utilise les fonctions de la bibliothèque taglib, écrite en C, afin d'accéder aux tags de fichiers audio. Dans ce billet, nous verrons comment obtenir les valeurs des tags et comment modifier un tag.

» Lire la suite!

Billet original publié sur les blogs de developpez.com...

04 October, 2010 02:47PM par vinc-mai

18 August 2010

Grégory Colpart

Mon compte-rendu de DebConf 10 à New York

DebConf est la conférence annuelle des développeurs du projet Debian. Cela permet aux développeurs et contributeurs de Debian d’assister à des présentations techniques, sociales et politiques, mais aussi de se rencontrer et travailler ensemble. Cette année, la 11e DebConf s’est tenue à New York du 1er au 7 août. Evolix a sponsorisé cette conférence et j’étais donc sur place, voici mon résumé de cette semaine.

Premiers pas plutôt festifs le vendredi soir avec le SysAdmin Day dans un bar à Manhattan puis direction Brooklyn pour une Debian Party organisée par NYC Resistor, un collectif local de hackers en électronique à l’origine de MakerBot, une imprimante 3D Open Source. Samedi c’est l’arrivée à Columbia University, l’université américaine qui accueille la DebConf 10. Une bonne partie des participants est hébergée sur le campus universitaire, dans des chambres avec accès haut-débit et une cafétéria à volonté.

C’est donc le dimanche 1er août que commence la DebConf avec des présentations orientées grand public pour cette première journée appelée le “Debian Day”. Un grand message de bienvenue pour un public plus large en ce premier jour, puis enchaînement des présentations. J’ai tout d’abord assisté à une présentation sur le sysadmin par François Marier qui a livré toutes ses astuces et une série de packages intéressants (unattended-upgrades, safe-rm, etckeeper, fcheck, fwknop, etc.). J’ai d’ailleurs pu échanger par la suite avec lui d’autres informations, sachant qu’il travaille dans une boîte similaire à Evolix : Catalyst située en Nouvelle-Zélande ! J’ai ensuite assisté à la présentation de Stefano Zacchiroli, l’actuel leader Debian, qui encourage fortement les développeurs à réaliser des NMU (Non Maintainer Upload), c’est-à-dire la publication d’un package par un autre développeur que celui responsable officiellement. J’ai ensuite poursuivi avec la présentation du Google Summer of Code 2010 de Debian : une présentation générale puis plusieurs “étudiants” expliquent leur projet en cours : Debian-Installer pour OpenMoko, GUI pour aptitude en QT, etc. D’autres présentations ont ensuite suivies, mais j’ai plutôt été découvrir le “hacklab” : une pièce pourvue de multiprises, switches et points d’accès afin de permettre à plusieurs dizaines de personnes de travailler/hacker. Le “Debian Day” a été un franc succès avec plusieurs centaines de participants. En soirée, c’est l’heure du coup d’envoi “officiel” de la DebConf par Gabriella Coleman, l’une des organisatrices de la DebConf 10, qui présente avec humour la semaine à venir, avec un petit retour en images sur les éditions précédentes.

Deuxième jour, on a le droit à un Bits from DPL en direct de la part de Stefano Zacchiroli (au lieu du traditionnel mail). Ensuite, il y a de nombreuses présentations. Durant DebConf, il y en aura plus de 100 au total, réparties dans 3 salles : Davis (avec vidéo), 414 Schapiro et Interschool (avec vidéo). Le choix est parfois difficile ! Pour ma part, j’ai assisté en fin de matinée à la présentation de la structure américaine à but non lucractif SPI : c’est elle qui gère les droits de la marque Debian, mais pas seulement : OpenOffice.org, Drupal, PostgreSQL, Alfresco, etc. de nombreux projets de logiciels libres utilisent cette structure légale ! Dans l’après-midi, c’est Mark Shuttleworth, fondateur d’Ubuntu et CEO de Canonical, qui nous présente le travail réalisé pour améliorer l’interface graphique des netbooks, notamment par l’intermédiaire du projet Ayatana. Puis, Jorge Castro, responsable chez Canonical des relations avec les développeurs extérieurs, parle de la collaboration entre Ubuntu et Debian. On notera que toute une équipe de Canonical est venue à DebConf et que les relations avec Debian semblent devenir plus sereines. Le soir venu, c’est l’heure de Wine&Cheese, un évènement devenu incontournable pour une DebConf : imaginez des centaines de fromages et alcools venus du monde entier (Italie, Allemagne, France, Mexique, Brésil, USA, Taïwan, Pologne, Kazhastan, Espagne, Nouvelle-Zélande, Corse, Vénézuela, Hollande, Marseille, Irlande, Angleterre, Japon, etc. etc.) et plus d’une centaine de développeurs Debian lâchés dessus pendant des heures… le résultat est… indescriptible ! Pour ma part, j’avais apporté un rosé Bandol, des bières La Cagole, du Banon et de la Tapenade… qui n’ont pas fait long feu.

Troisième jour et l’on débute par un talk d’Eben Moglen, avocat de la FSF, qui rappelle les dangers du Cloud Computing comme la gestion des données privées. Sa réponse : “Chacun devrait avoir un serveur chez soi” et il évoque la FreedomBox, une boi-boîte que tout le monde aurait chez soi pour faire office de petit serveur avec les fonctionnalités classiques (web, messagerie, VoIP). Cette idée rencontre un certain enthousiasme et plusieurs réfléchissent déjà à la réalisation de cette idée ! J’ai ensuite suivi une succession de présentations sur le thème de l’entreprise. On a parlé du déploiement de machines avec le logiciel Puppet, de l’installation automatisée de Debian avec FAI et Gosa, notamment présentée par Mickaël Bank, un développeur allemand très actif dans Debian. On a également des témoignages très intéressants : Russ Allbery, administrateur système et réseau à l’université de Standford en Californie, explique quels sont les arguments en faveur de Debian en entreprise et en profite pour présenter la gestion de Debian à Standford ; Faidon Liambotis, sysadmin chez GRNET (un opérateur public grec), présente leur utilisation de Debian mais aussi leurs choix en terme de déploiement (Puppet/FAI) ou de virtualisation (KVM/Ganeti). Pour terminer la journée, Guido Trotter de chez Google, nous parle des fonctionnalités réseau intéressantes sous Linux (VLAN, tunnels, routing, etc.). Une journée riche en idées et en informations ! En soirée, nous avons visualisé le film Open Source Sita Sings the Blues et Nina Paley nous a expliqué son choix d’une licence libre pour son film.

Le quatrième jour, c’est le Day Trip. Il s’agit classiquement d’une journée consacrée à des activités touristiques extérieures. Nous avons été visiter l’église Trinity Church à Manhattan où le drame du 11 septembre 2001 a mis un superbe orgue hors d’usage, remplacé temporairement par un orgue électronique “Powered by Linux”… qui a finalement été conservé en raison de sa qualité. Keith Packard, l’un des gourous de X.org employé chez Intel, a joué quelques minutes sur cet orgue. Ensuite, direction la plage de Coney Island. Puis un match de baseball où Stefano Zacchiroli lancera la première balle du match.

Cinquième jour, on reprend avec un BoF (un BoF=Birds of a Feather est une discussion informelle de groupe) sur la virtualisation où plusieurs personnes témoignent de leurs expériences et connaissances sur le sujet. Pas mal d’informations intéressantes, notamment sur le couple Ganeti/KVM pas mal mis en avant par Iustin Pop, l’un des développeurs de Ganeti employé chez Google. J’y apprends notamment que KVM gère une notion de mémoire partagée et ainsi démarrer une 2e machine virtuelle avec un même OS ne consommerait pas de mémoire supplémentaire sur le système hôte ! Suite des présentations, notamment une portant sur DebConf 12 qui pourrait peut-être se dérouler au Brésil. Et fin de la matinée avec François Marier qui présente le projet Libravatar permettant d’offrir une alternative à Gravatar, l’outil centralisé de gestion des avatars. Ses idées sont de se baser sur les DNS pour répartir les avatars pour chaque noms de domaine. Il a déjà commencé à développer une application en Django pour gérer cela. Suite de la journée avec un BoF sur Lintian (outil de vérification de la conformité des packages Debian) géré par Russ Allbery. Puis j’ai assisté à une présentation de Guido Günther qui a expliqué comment gérer son packaging avec Git et notamment git-buildpackage (très intéressant pour moi car je gère déjà mes packages Debian comme ça). Ensuite, petite pause sportive, car une dizaine de développeurs Debian a été participé à un cross de 5 kms dans le Bronx, avec des résultats honorables !

Sixième jour, on débute par Bits from Release Team qui déclare en direct que Squeeze, la prochaine version stable, est désormais freezée ! Un scoop à DebConf ! C’est ensuite Stefano Zacchiroli qui nous présente son travail en cours sur une amélioration de la gestion des dépendances, non seulement pour Debian mais aussi pour les autres distributions : plus de détails sur le site du projet Mancoosi. C’est ensuite la traditionnelle photo de groupe. En début d’après-midi, Margarita Manterola dresse un constat très lucide de l’état de Debian avec son talk Making Debian Rule, again. Puis en fin d’après-midi, c’est un BoF très apprécié mené par Joey Hess sur CUT (Constantly Usable Testing) qui explore les possibilités d’avoir une distribution Testing utilisable en permanence ! Le soir venu, c’est un BoF sur l’utilisation d’OpenPGP et la classique Keysigning Party qui a regroupé plusieurs dizaines de participants.

Septième et dernier jour, encore de nombreuses présentations. J’ai notamment assisté à celle de Philippe Kern, membre de la Release Team, qui a parlé du management de la version stable et de volatile. On notera par exemple qu’on peut désormais corriger des bugs en priorité “Important” dans les points de Release. La suite ce sont des fameux Lightnings Talks, une dizaine de présentations très courtes : une qui suggère d’arrêter complètement d’utiliser les mots de passe, une autre sur le logiciel runit, une autre sur les éclairs (lightnings !) ou encore l’historique en photos des Wine&Cheese Party ! Fun et instructif. Puis c’est l’heure de la conférence de clôture, où l’on remet des prix à ceux qui ont corrigé le plus de bugs mais surtout tous les volontaires sont vivement remerciés et j’en profite pour adresser une nouvelle fois mes remerciements à :
– L’équipe qui a organisé cette DebConf 10 : un travail impressionnant pour un résultat professionnel et communautaire à la fois : on frôle la perfection !
– L’équipe vidéo qui a fait un travail génial et vous pouvez ainsi retrouver l’ensemble des talks en vidéo,
– Les centaines de personnes sympas et passionnées qui contribuent à faire de Debian une distribution de grande qualité… et qui sait évoluer, la preuve avec les sujets abordés lors de cette DebConf !

Petite conclusion de cette semaine intensive, comme vous avez pu le lire : j’ai pu acquérir de nombreuses informations et faire le plein de nouvelles idées, mais aussi avoir des contacts réels avec d’autres développeurs et comprendre encore mieux le fonctionnement “social” de Debian. C’est donc très positif et cela va me permettre d’améliorer mon travail quotidien au sein d’Evolix, mais aussi réfléchir à d’autres projets et me motiver pour contribuer davantage à Debian. Debian rules !

18 August, 2010 11:52AM par Gregory Colpart

19 April 2006

Pierre Machard

Et si les écologistes s’étaient trompés au sujet du nucléaire?

Hier en lisant slashdot je suis tombé sur un billet qui mentionnait que Patrick Moore (un des fondateurs de Greenpeace), dans un éditorial du Washington Post, expliquait que l’énergie nucléaire était la seule source d’énergie qui pouvait couvrir nos besoins.

« Thirty years on, my views have changed, and the rest of the environmental movement needs to update its views, too, because nuclear energy may just be the energy source that can save our planet from another possible disaster: catastrophic climate change. »

Ce qui dans la langue de Molière pourrait donner quelque chose comme :
« En 30 ans, mes idées ont évolué, et le mouvement écologiste doit également évoluer dans ses considérations, car l’énergie nucléraire est peut être la source d’énergie qui peut préserver notre planète d’un autre risque probable : un boulversement climatique. »

La catastrophe de Tchernobyl a eu lieue il y a 20 ans, néanmoins, il convient de réfléchir sur nos besoins en énergie, développer les énergies non-fossiles, mais aussi de se rendre compte que nous n’avons pas d’alternative au nucléaire, sans quoi nous serions obligé d’éteindre tous nos ordinateurs.

19 April, 2006 09:01AM par migus

15 March 2006

Pierre Machard

Une belle explication des DRM

Hier soir dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale j’ai eu la chance d’entendre une magnifique définition de ce qu’est un DRM. M. Suguenot (UMP) a très didcatiquement détaillé comment fonctionne un DRM. Je vous copie/colle ici le verbatim du propos de M. Suguenot. La seule erreur à noter est l’utilisation du verbe crypter là où nous aurions dû trouver chiffrer :

« Lorsque vous achetez de la musique sur internet, les DRM sont déjà systématiquement utilisés. Dans le système de Microsoft adopté par la Fnac et Virgin, le serveur de votre fournisseur crypte le morceau de musique à l’aide d’une clef secrète, que vous ne recevrez naturellement pas. Vous devez alors utiliser un lecteur compatible, Windows Media Player par exemple. Ce lecteur, détectant que le fichier est crypté, protégé par un DRM, prend contact avec le serveur pour lui demander la clé secrète nécessaire à la lecture. Avant de la lui envoyer, le serveur lui demande le numéro de série de votre ordinateur puis met à jour votre fiche client en y inscrivant le numéro de série du morceau concerné suivi de celui de l’ordinateur sur lequel vous désirez l’écouter, avant de fabriquer un fichier qu’on appelle licence. Cette licence contient la clé secrète de décryptage, mais aussi une liste de règles précisant ce que vous êtes autorisé à faire avec le morceau en question. Le serveur envoie cette licence à votre lecteur qui la « cache » sur votre disque dur. Disposant alors du morceau de musique et de sa licence, il vérifie dans celle-ci que vous avez bien le droit de lire celui-là. Si tout est en règle, vous pouvez, enfin, écouter votre musique !

Comprenant mieux le fonctionnement des DRM, on imagine les règles qu’ils permettent d’imposer. Si vous transférez le morceau sur une autre machine, le lecteur, ne trouvant plus de licence, va à nouveau contacter le serveur pour en obtenir une. Votre fiche client sera mise à jour et le serveur « saura » que vous avez installé ce morceau une deuxième fois. Si vous dépassez le nombre maximal d’ordinateurs autorisés, cinq avec iTunes par exemple, le serveur refusera de vous accorder une nouvelle licence, vous devrez lui demander d’en retirer une à un ordinateur pour la transférer à un autre. La licence peut également imposer une limitation dans le temps de l’utilisation d’un fichier, un délai au-delà duquel le lecteur le détruira.  »

15 March, 2006 10:36AM par migus